Mar - 23 Mars 2021 - Fatale prise de tête...
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Mar - 23 Mars 2021 - Fatale prise de tête...
Quant j'ai vu Magalie se rappliquer ce matin, j'ai préféré partir. D'abord, j'ai été prendre un café avec Caro, puis via ma maison. Contrairement à ce que je pensais, j'ai bossé. Peindre ou dessiner pour moi, c'est comme une drogue, j'oublie tout. Je vis dans un monde parallèle, je me relâche.
J'avais mis le réveil de mon natel pour rentrer avant que ses collègues de travail s'en aille.
Magalie a traîné, pour rester seule avec Pascal. Elle n'a rien dit de spécial, juste; "Est-ce que tu lui as parlé?". Hhheu! A qui devait-il parler? A... moi? De quoi donc?
C'était suspect. Pascal l'a regardée un moment, puis il a fait non de la tête et en parole. Magalie a haussé les épaules, puis est partie à son tour.
J'ai foncé, j'aurai voulu la croiser. Je suis arrivée trop tard.
Je me suis montrée surprise de voir qu'ils avaient déjà fini. Pascal n'a rien dit. Il est d'habitude plus enjoué, plus câlin et souriant en me voyant arriver. Mais là, rien.
Que je sois rentrée ou pas, ça n'avait semble-t-il pas d'importance. Et j'ai commis un impair d'amateur; j'ai cherché la confrontation. C'était stupide.
Je me suis mise à le presser de questions. On sentait l'énervement dans mon ton. J'ai continué en demandant si ça l'embêtait que je sois là, s'il préférait, je pouvais repartir. Pascal m'a regardé comme si j'avais perdu la tête. Ça m'a énervée ça de plus. Je voulais maintenant prouver que c'était lui le fautif.
Ma réaction était disproportionnée. Nulle de chez nul. Je m'en rendais compte, mais je ne pouvais plus m'arrêter. L'orage grondait dans ma tête. L'enfer. Je ne sais même pas ce que je cherchais... Qu'il me parle de son voyage? De Natacha? Aucune idée, mais j'étais dans tous mes états.
Pascal est resté calme, m'écoutait, assis, les coudes sur les genoux, mains serrés. me regardait de travers... ce qui me mettait hors de moi... Il fixait le sol. Il a attendu que je n'aie plus rien à vomir. Après une longue inspiration, il m'a achevée.
Il a prononcé des mots qui m'ont fait l'effet de gifles. Calme, sans haussé le ton, et il m'a fallu quelques secondes pour comprendre et mesurer la portée ;
Pascal pensait qu'on devrait faire un "break", avant de dire des trucs qu'on pourrait regretter. Que ça nous ferait du bien de se donner de l'espace.
Ha! Quoi? Il parlait de séparation, c'est ça? Jeez, je ne m'attendais pas à ça. C'est vrai que c'est de ma faute, mais j'ai l'impression de lui avoir rendu service. Je ne pensais pas qu'on en était là! Je n'ai pas vu cette étape arriver. J'avais senti la distance, l'évitement, mais, on n'en était pas encore à la fameuse phrase!!!
Pas besoin d'avoir fait l'université pour comprendre ce qu'il voulait dire. J'estimais m'être assez ridiculisée sans en rajouter. J'avais l'estomac en vrac. Si je parlais, je finirais par pleurer comme une gourde. Le supplier de rester?
Ça jamais. J'ai tourné les talons et j'ai été prendre quelques affaires et je suis partie, sans un mot de plus.
Pascal aurait pu me courir après... Mais, il ne l'a pas fait. Il était resté où je l'avais laissé quand j'ai été dans la chambre. Du coin de l’œil, j'ai vu qu'il n'a même pas tourné la tête pour regarder dans ma direction. J'étais au bord des larmes, une énorme boule dans la gorge. Dans ma voiture, je pourrais pleurer de tout mon saoul.
J'étais sonnée, vidée d'illusions. Qu'est-ce qui venait de se passer? J'avais fait l'aller-retour à ma maison, et maintenant, j'y retournais? J'aurai peut-être dû prendre toutes mes affaires? Me sentir mal? Non, c'était pire. Je n'arrivais plus à arrêter de pleurer. Qu'est-ce qui m'a pris d'être aussi idiote?
Merde... Et ça ne faisait même pas une année qu'on vivait ensemble... Et il n'a même pas cherché à me retenir...
Pourquoi est-ce que j'étais si secouée? Après tout, je cherchais aussi une excuse pour retourner chez moi? Peut-être pas comme ça, ni maintenant, mais j'y pensais. Ou j'étais verte parce que j'avais gagné la palme du ridicule?
J'avais agi comme ces pouffes que je ne supporte pas. Quelle idiote.
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