Mer - 30 Déc 2020 - Vrai Poulailler
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Mer - 30 Déc 2020 - Vrai Poulailler
Pascal a proposé que je monte le rejoindre demain à Gstaad. Quant il a appelé, il y avait un bruit d'enfer, avec les copines, on avait déjà commencé à fêter. Je ne sais pas combien on pouvait être, mais on était 8 au total. J'étais en train de préparer des cocktails, alors j'avais mis le haut-parleur.
J'espère que ce n'était pas 5, sinon on risque la dénonciation. Les Suisses adorent dénoncer les autres!
Pascal disait qu'il avait d'abord pensé descendre me faire la surprise, puis il a réalisé qu'on gagnerait quelques heures si j'allais vers lui. Pas faux. Là-dessus, Caro a demandé si elle pouvait venir aussi. J'ai tout de suite pensé non. Parce que j'avais des pneus d'été d'abord, puis, j'avais la trouille.
Pascal est resté bloqué un moment, puis m'a demandé incrédule s'il était sur haut parleur. Heu, oui. Il a répondu à Caro qu'il n'y avait pas de problème, elle pouvait venir, mais qu'il fallait qu'elle regarde avec moi. Il m'a demandé de m'éloigner du bruit, qu'il ne m'entendait pas bien. Et il voulait que je coupe le haut-parleur.
Il voulait me parler à moi et pas à toute une troupe...
Les filles faisaient des commentaires graveleux et en rajoutaient en ricanant. C'est vrai que je comprenais, alors j'ai laissé Caro finir les cocktails et j'ai été m'isoler dans sa chambre. On entendait encore le bruit, mais c'était supportable. Pascal ne voulait pas que j'emmène Caro.
Je me suis un peu énervée, lui reprochant d'avoir dit qu'elle pouvait venir, et maintenant, moi, j'allais passer pour la méchante en refusant qu'elle vienne. Elle avait même dit qu'elle pouvait m'amener, quitte à rentrer toute seule. Pascal a paru consterné que je n'ai pas encore changé mes pneus.
Je me suis calmée. On ne pouvait quand même pas se prendre la tête, alors qu'on cherchait un moyen de se voir pour le Nouvel An... Moche, donc ta gueule ma fille. Tu pourra t'énerver tout ce que tu veux quant t'aura raccroché.
Silence à l'autre bout... "Pace? T'es là?"... "Pace?", au moins 5 fois.
Puis, il m'a dit de faire comme je voulais, si je voulais qu'elle vienne, qu'elle vienne. Il a voulu savoir si je viendrais, ou si je préférais qu'il vienne? J'ai dis que je viendrais. Je me débrouillerais. Je ne lui ai pas dis, mais je n'avais aucune idée comment. Il a semblé reprendre confiance et semblait plus joyeux.
Pascal avait pensé que j'allais refuser et s'était préparé pour me convaincre. Hum, impossible d'avouer que c'était bien ce que j'ai pensé en 1er. Pascal me connait bien, et c'est pas 1 compliment.
On a raccroché, j'étais encore assise sur le lit à Caro, à me demander comment j'allais monter, et Pascal a rappelé. Il ne voulait pas que je prenne ma voiture. Je n'avais qu'à prendre le taxi, il paierait l'aller-retour. J'ai fait la fière en lui demandant au nom de quoi il paierait. Je pouvais très bien le faire.
Faux, faux et faux, ça allait me coûter la peau du cul... Tout ça pour passer 1 nuit là-haut... Débile!
Mais Pascal a insisté; c'est lui qui m'a proposé de monter, donc c'est lui qui paie. Et il ne veut pas que je prenne la voiture, les routes sont trop dangereuses, enneigées, quant c'est pas la glace. Il faut pratiquement un 4x4 pour monter. Il ne voulait pas s'inquiéter à me savoir sur les routes. Il m'enverrai une voiture.
Il a raccroché pour rappeler droit derrière encore une fois, pour dire qu'il m'envoyait les infos de l'hôtel et tout.
Ça m'a fait mal au coeur, Pascal avait l'air de s'inquiéter. Et tristement, il avait pensé que j'allais l'envoyer balader. Il aurait fait toute la route pour juste passé la soirée de la St-Sylvestre avec moi et retourner le lendemain à Gstaad. C'est triste. Je ne voulais pas qu'il soit triste ce soir là.
1h après, je recevais les infos pour la voiture, avec numéro de téléphone et tout. Il me rejoindrait à l'hôtel vers 18h. Je pensais être là-bas vers midi, question de pouvoir faire une sieste.
Mais qu'est-ce que j'allais faire avec Caro? Elle sera triste si je lui dis de ne pas venir. Encore plus si je lui dis que Pascal ne voulait pas.
Aff... Que faire? La 1ère option, elle m'en voudra, la 2ème, elle en voudra à Pascal, parce qu'elle se sentira rejeter. Je devine que ces temps, elle me collait aux basques pour le voir. Je ne suis pas dupe, et je ne me sens pas vexée pour autant. Je la comprends. Mais comment et quoi faire?
Je crois que, tout comme Pascal, je n'avais pas vraiment envie qu'elle vienne! Je savais juste pas comment dire non.
Un moment, je me disais; puis zut, tant pis, je veux pas qu'elle vienne, alors je n'avais qu'à le dire. Puis le moment d'après, je me disais; hahh, tu peux pas lui faire ça, c'est toi qui l'a emmenée dans ce trio. Ahhh, je suis perdue. Est-ce que Pascal sera déçu si je l'amène? Est-ce qu'il m'en voudra?
Caro m'a harcelée pour savoir... Je ne savais pas... J'ai fui à la salle de bains pour réfléchir, mais ça 'a servi à rien. Par lâcheté, je lui ai dis que; "bien sûr que tu viens". Lamentable. C'est vrai que ce serait agréable de faire la route ensemble, mais je perds l'occasion d'être en tête à tête avec Pascal. Flûte.
Bon, je me serais sentie mal de ne pas la laisser venir, et la planter seule ici... alors j'assumerai...
On a fini la soirée avec les copines, surtout Caro, avec le coeur léger et à faire la fête. Vania était là aussi. Comment faire une soirée entre filles sans elle. Elle et Caro ont animés la soirée, moi, je ne disais pas grand chose, je me contentais de rire ou sourire. Du moi tout craché.
On peut pas compter sur moi, je n'ai pas de conversation! C'est fou ce qu'une bande de nanas peuvent parler forts, rigoler. Un vrai poulailler quoi ;))
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