Mer - 7 sept 2022 - Jess m'énerve
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Mer - 7 sept 2022 - Jess m'énerve
Jess commence à me courir! Sachant que je vais entrer à l'hôpital vendredi, Pascal voulait profiter et passer du temps ensemble. Il savait qu'après, je serais H.S. et que je ne le verrais pas pendant quelques temps. Comme ça tombe mal cet opération. Appuyée contre lui dans le canapé à l'hôtel, on se faisait des câlins en discutant.
On parlait de tout autre chose quant Pascal m'a demandé, tout à coup, pourquoi je l'avais quitté...
- Est-ce que c'était vraiment parce qu'on ne se voyait pas assez?
- Oui et non... J'en avais assez d'être toujours compréhensive, et me retrouver en stand-by, comme une cloche. Tu consacrais tout ton temps à Jess, et... dieu sait à quoi d'autre.
J'avais exprès utilisé le mot "quoi" au lieu de "qui". Inutile d'en rajouter avec la jalousie. Puis, j'ai changé d'avis, et lui ai dit que j'étais verte qu'il ne pense jamais à moi, qu'il joue les papas, moche et honte à moi, j'ai rajouté que sa femme et ses enfants semblaient passer avant moi. Et aussi, que je pensais qu'il allait rompre avec moi, alors je l'ai fait en 1er.
Ça l'a fait se bidonner. Hum, je me suis sentie rougir. Pascal m'a renversée sur le canapé, pour me faire un bisou, alors que sa main se baladait sous mon t-shirt. Il avait cru que j'avais peut-être rencontré quelqu'un et s'en était voulu de m'avoir laissée trop seule, et du coup, d'avoir laissé quelqu'un s'insinuer entre nous.
- Alors comme ça, t'es raide dingue de moi, et t'avais peur que je te quitte, hein?
- Idiot. Je suis contente que ça te fasse rigoler...
Il a continué à se moquer gentiment, et m'a dit d'arrêter de me faire des films, qu'il ne me laissera jamais partir. Que j'étais sa prisonnière, qu'il me collerait aux fesses comme un scotch géant. Jamais je ne me débarrasserais de lui. Alors, amusée, je l'ai taquiné à mon tour.
- Hum... alors t'es raide dingue de moi? Wah, je me demande bien pourquoi je reste avec un baratineur comme toi!
Et son natel a sonné. Personne au bout, mais, Pace a très vite compris. Caro était en voiture avec Jess, et elles venaient à son hôtel. Je ne me suis pas tout de suite demandée comment cela se faisait que Caro sache exactement où le trouver. Caro avait appelé son natel discrètement, sans que Jess s'en aperçoive, pour que Pascal sache qu'elles étaient en route.
Pascal aurait préféré que je parte avant leurs arrivées, mais moi, je voulais rester. J'ai opté pour la cachette de la salle de bains. Le rideau à moitié tiré, qui penserait qu'il y avait quelqu'un derrière? J'ai bien fait, parce que Jess a fait les armoires, et jeté un coup d’œil dans la salle de bains. Le rideau, c'était un trompe œil.
Ils ont carrément oublié la présence de Caro pendant qu'ils se prenaient la tête. Bon, Jess criait, Pascal restait calme. S'il savait comme ça pouvait être énervant ce genre d'attitude. S'énerver toute seule, alors que l'autre reste tout calme! Chiant. Peut-être que Pascal était si calme parce qu'il savait que je les entendais???
Jess était venue le chercher pour rentrer à la maison. Les enfants auraient besoin de sa présence, au moins pendant qu'ils sont en Suisse vers lui. Pascal disait que c'était préférable que les enfants s'habituent à son absence. D'après sa tête, Jess pensait qu'il ne s'attendait pas à ce que ce soit elle. Il a répondu qu'effectivement pas.
Elle commençait s'énerver de plus en plus, l'assommant de reproches; salaud, mauvais père, irresponsable, coureur de jupons, aucun sens de la famille, et j'en passe. Jess voulait rester là pour voir pourquoi il avait sourit en ouvrant la porte. Pascal lui a demandé d'arrêter son cirque. Ils n'avaient pas à recommencer ces discutions stériles.
Pascal lui a dit de retourner à NY, ils étaient d'accord, et elle ne respectait pas leurs accords. Rien n'arrivera à nous séparer, alors elle ferait mieux de laisser tomber. Puis Jess s'est mise à revenir sur le passé, en demandant comment ils en étaient arrivé là; ils s'aimaient pourtant?
Pascal lui a rappelé que quant il l'aimait, elle l'ignorait et le traitait comme un gamin.
Et dès qu'il abandonnait et commençait autre chose, elle revenait à la charge. Il en avait simplement eu assez. Moi au moins, je ne l'ai jamais traité comme un gamin. Puis, tout a basculé, Jess s'est mise à pleurer. Il y a eu comme un grand silence.
On entendait que les pleurs et les reniflements de sa femme. Je crois que Pascal s'est mis à la consoler. Ça a duré un moment, je commençais à avoir des crampes. Mal aux fesses, et froid.
J'ai fait sonner son natel, il n'a pas répondu. Puis, je les ai entendu parler plus calmement. Je crois que Pascal lui a dit que Caro devait commencer à trouver le temps long. Jess l'a remercier de n'avoir pas répondu quant j'ai appelé... Donc, elle avait vu!
Quant elle est enfin partie, Pascal est venu tirer le rideau, et s'est appuyé contre le mur. Il m'a demandé si c'était confortable avec un petit air amusé. Il m'a aidée à sortir du jacuzzi. J'avais la crampe. Je me suis laissée glissée dans ses bras. Pas besoin de revenir sur le débarquement de sa femme. C'était bon, j'en avais ma claque.
Je voulais simplement lui rappeler pourquoi il m'aimait, c'est tout. On a pas échangé de mots et quelques heures plus tard, je me suis endormie, heureuse. Rassurée. Comblée. Je l'aime à la folie, c'est tout ce que je sais. Dans ces moments là, j'ai de la peine à me rappeler mon propre nom.
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