Sam - 12 Déc 2020 - Retour au bercail
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Sam - 12 Déc 2020 - Retour au bercail
Au petit déjeuner, j'ai réalisé qu'on n'était qu'1 dizaine de personnes. Les habitués. Il paraît que les restrictions se sont durcis. A l'extérieur, tu ne pouvais pas être plus de 5 personnes par groupe. J'ai proposé que ceux qui, comme moi, ne pratiquent pas vraiment du sport, rentre et laisse la place aux autres.
Étonnamment, Roxanne était d'accord avec moi. On a donc décidé de redescendre ensemble. Caro restait.
Pascal n'était pas trop d'accord, parce que le week-end prochain, ses parents allaient investir le chalet. Mais bon, je ne voyais pas pourquoi je devrais rester, étant donné que je passais mon temps dedans à lire. Et surtout maintenant que je ne pouvais rien porter, pas faire d'efforts...
Autant rentrer et laisser Paul, Michael, Jimmy, etc, profiter des pistes. Moi, je ne profitais que des canapés et du lit.
Caro suivait les garçons au sport, moi pas, alors elle restait. Une autre fille restait aussi, avec les 8 mecs. Avant qu'on parte, Thomas avait rappelé les copains pour confirmer. Ils étaient contents. Il ne restait que des sportifs au chalet. Pascal et Caro redescendaient avec Thomas, donc j'ai pris sa voiture.
Aussi bizarre que ça puisse être, Roxanne a été agréable durant le trajet. Une fois à la maison, j'ai prié pour qu'elle ne vienne pas me casser les pieds. J'ai eu de la chance.
Je me suis installée sur le canapé, et j'ai repris mes activités comme au chalet; la lecture. Wahhh, c'était génial. Je me sentais libre. Pas de pression, pas de cinoche.
Je pouvais me larver sans honte, dormir si j'en avais envie, bouffer sur la table du salon, laisser tout traîner si je voulais.
Bon, je suis un poil maniaque, donc c'est dur pour moi le laisser le bordel. J'aime que chaque chose soit à sa place. Et j'ai horreur de passer des heures à ranger, donc j'ai tendance à tout faire tout de suite.
Si j'utilise une tasse, je la lave et la range immédiatement. Sauf celle que j'utilise toute la journée, elle me suit.
En fin de journée, Pascal a appelé pour être sûr que j'étais bien rentrée. Arhhh, j'avais oublié de lui envoyé un message en arrivant à la maison. J'avais été trop pressée de me mettre à l'aise. Roxanne a passé la tête par la porte communicante, pour demander si on pouvait manger ensemble.
Rhhh... non, ça ne me dit rien. Bouffe dans ton coin et fout moi la paix. Get lost, fuck off!
J'ai répondu que oui. J'avais des restes, donc c'était vite fait. Elle m'a un peu parlé d'elle, de sa famille, de ses études. Elle m'a aussi confié le stress qu'elle avait éprouvé quant ses parents avaient décidé qu'il était temps qu'elle se marie. Fini les sorties déjantées, les retour à la maison bourrée...
J'étais surprise qu'elle habitait encore avec ses parents!
Apparemment, elle ne foutait rien. Elle n'a jamais pensé qu'il était important d'avoir un boulot. Elle vivait au crochet de ses parents quoi. Elle n'a jamais eu envie de travailler, parce qu'elle n'avait aucune idée de ce qui pourrait lui plaire. Tsss, il y en a qui n'ont pas à se creuser les méninges.
J'en ai profité pour lui dire que je travaillais en freelance à la maison.
Que j'aimais être seule et tranquille, sinon je n'arrive pas à me concentrer. J'espère que le message est passé. Quoique... elle voulait regarder ce que je faisais. Je lui ai dis que je lui montrerais peut-être.
Vers 22h, pour me racheter, j'ai rappelé Pascal. Je devrais faire ça plus souvent, il était trop content. On a bavardé pendant un peu plus de 30mn. Il m'a raconté sa journée. Ils ont mangés une fondue ce soir. Il m'a fait rire en me disant que toute la baraque sentait le fromage. Qu'il avait l'impression d'être Jerry (de Tom & Jerry).
Pascal était adorable. J'ai lu jusqu'à passé minuit avant de ramper jusqu'au lit. Je baillais à m'en décrocher la mâchoire.
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