Sam - 13 Mars 2021 - Ils se fréquentent en cachette

Publié le par JaneDo

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Sam - 13 Mars 2021  Ils se fréquentent en cachette

Aujourd'hui, je me sens un peu ridicule d'avoir été si collée à Pascal hier. Je l'adore, mais c'était un peu trop. Pourtant, il est adorable, et aujourd'hui, c'est lui qui colle. Comme Natacha allait skier, j'ai décidé d'y aller aussi. Je ne voulais pas leur donner l'occasion d'être seuls, ou comploter.

C'était chouette. Après quelques descentes, j'en avais marre. On s'est installé dans un refuge/restaurant pour manger un peu après midi. Miam, j'avais envie d'Asperges, mais je n'aime pas l'odeur une fois digéré, alors j'ai préféré le plateau de viandes séchées, fromage, etc. Délicieux.

Avec Pascal, on s'est mis à l'aise au soleil. Sachant que Natacha faisait du ski-bar, je n'ai eu aucun regret, moi aussi, à rester me larver sur la terrasse du resto. Pascal est resté un moment avec moi. Je l'ai encouragé à retourner skier, , parce qu'il avait passé sa matinée à m'attendre. Après tout, Natacha restait là.

Au moins, sans moi, il pouvait se défouler. Après s'être assuré que ça ne me dérangeait pas, il a enfilé son snowboard à l'apparition de ses potes. Caro a fini par revenir se joindre à nous. Il n'y avait que les filles qui avaient lâché l'affaire à midi. On a pas le physique des mecs, ils ont l'habitude et sont sportifs.

On avait pas grand chose à se dire. Faut pas compter sur moi pour faire la conversation. J'étais bien installée, les yeux fermés à prendre le soleil. Je n'avais pas non plus vraiment envie de parler. Après mes réponses par mono-syllabes, Natacha a bâché.

C'était autre chose avec Caro. Elle a toujours des trucs à dire, c'est la grande championne en bavardages.

Les autres filles, je connais pas. Aucune envie de risquer ma vie à descendre en snowboard jusqu'en bas. Je préfère prendre les œufs. Pascal et Michael nous ont raccompagnés jusqu'aux télécabines, avant de se lancer dans la descente. Évidemment, Ils étaient en bas, avant nous.

Après une petite bière sur la terrasse du bar près des télécabines, on est rentré au chalet.

Hé, ça fait un bien fou de passer la journée à l'air, de prendre des bains de soleil. Incroyable, je me sentais en pleine forme. Je devrais faire ça plus souvent. Je parle même pas de mon bronzage caramel renforcé. Je me trouvais mignonne. Apparemment, Pascal aussi. Ses yeux brillaient en me regardant.

Il me touchait tout le temps, me faisait de petits bisous dans le cou... me chuchotait à l'oreille qu'il voulait rentrer...

En rentrant, on a fait une petite "sieste crapuleuse", sans dormir. Caro s'est glissé dans notre chambre vers la fin. Je l'avais invitée. Je lui avais dis que Pascal était trop en forme pour moi.

Puis, je me suis endormie. On a larver jusque vers 19h30. Ils sont descendu avant moi. J'avais besoin d'une douche pour me réveiller.

Pascal avait oublié son natel dans la chambre. Je l'ai remarqué en l'entendant biper. Natacha. Le culot. Ces femmes ont vraiment un culot monstre. Osé des messages alors qu'il n'est pas seul!!!

Apparemment, ça doit souvent bien marcher avec les mecs, ils sont si faibles. Elle disait être dans sa chambre (invitation détournée) et lui demandait de l'appeler. J'étais à 2 doigts de l'effacer. Mais, si elle lui en parle, il saura que je l'avais lu. La raison l'a emporté et j'ai fait le point dans ma poche. Prudence.

Pascal savait que je trouverais bizarre qu'elle lui envoi des messages, alors qu'on était dans le même chalet ensemble! Heureusement qu'on peut lire l'extrait des messages, sans avoir besoin de l'ouvrir. J'ai laissé son natel dans la chambre. Il n'avait qu'à venir le chercher lui-même, ou pas du tout.

Aux aguets, Caro et moi avons travaillé en équipe. Nous nous sommes relayées pour qu'aucune femme ne l'approche.

C'était assez facile de lui coller aux trains. Pourtant, je m'étais promise de ne pas être aussi collante qu'hier. C'était raté. Pour Caro; Pascal en avait l'habitude, puisqu'elle le suivait partout. Pas moi. Mais ce soir, je me suis donnée à fond; je ne le lâchais pas.

Je me pendais à son bras et le suivait, comme si c'était naturel.

Plus tard dans la soirée, j'ai chopé Natacha qui a fait un signe de la tête à Pascal. Lui a fait non de la tête aussi. Ils ne savaient pas que j'avais vu. On descendait à la salle de jeux, et grâce à la porte vitrée, j'ai pu capté ce petit cirque.

Ça m'étonne encore de la part de Natacha. On se connaissait pourtant, alors comment ose-t-elle me faire un truc pareille???

Pascal ne se rend pas compte à quel point je l'ai à l’œil. Vigilante. J'épie ses moindres gestes. Tout, tout, tout. Alors, j'ai vu Natacha lui refiler un billet. Il ne pouvait évidemment pas le lire, j'étais là. Il l'a mise dans la poche de sa jaquette. Discret. Incroyable la chance que j'ai eu d'avoir surpris ça. Quel bol.

Pascal jouait au billard. Natacha était partie presque tout de suite après lui avoir glissé un petit mot dans la main.

J'ai prétendu avoir un peu froid, alors Pascal m'a passé sa jaquette. Pendant qu'il se concentrait sur sa boule, j'ai lu le message. J'ai viré au rouge. Natacha lui demandait de la retrouver à la bibliothèque après sa partie. HA! Jambes coupées, j'ai foncé vers Caro. Je ne savais pas quoi faire.

Caro est plus maligne qu'on ne peut l'imaginer. Même si elle parle tout le temps, sourit à tout le monde, se lie aussi facilement, elle est super futée. J'ai mis un point d'honneur à ne plus mettre les mains dans ses poches, au cas où. Et quant ce n'était pas son tour, je lui ai laissé sa jaquette, en disant qu'on remontait (au salon).

Natacha était là et attendait de le voir passer. Caro m'a tirée en haut. Smart cette nana. Elle a pris son natel, a composé mon numéro et l'a posé près du bureau. Invisible. Une fois que l'écran s'éteint, on ne le remarque pas. Impossible de le voir, à moins de se mettre à genoux et regarder sous le bureau.

Pascal est remonté et nous a vu. C'était le but. Je lui ai envoyé un baiser de loin en souriant. Le sourire était forcé, j'avais l'estomac tout retourné. Natacha s'est levée, sans regarder Pascal, pour monter à l'étage. Pascal lui aussi faisait semblant de l'ignorer. J'avais la gorge serrée, espérant qu'il ne la suive pas.

Mais non... A peine 3 minutes après, il est monté à son tour, après m'avoir fait un bisou. Rhhh, le rat!

Il fallait qu'on trouve un endroit sans bruit, sans oreilles. Apparemment, Caro avait déjà repéré l'endroit; le jardin d'hiver ou la piscine. On a fouillé pour être sûr qu'on était seuls. On a fermé la porte de la piscine à clef. On ne voulait pas être dérangé, au cas où. Et on a mis le son au max depuis le fond.

D'après son ton, Pascal avait l'air tendu. Il lui a demandé de ne pas faire ce genre de truc. Je pourrais les surprendre et que ça ne devait pas arriver. Il avait l'impression que je me doutais de quelque chose, c'était trop risqué. Elle pensait que je ne me doutais de rien, on avait passé l'après-midi sur la terrasse et j'avais l'air parfaitement calme.

J'imagine par "calme", elle voulait dire "bobette", dans l'ignorance totale. Coup de poignard dans le coeur. Dire que je l'aimais bien... avant.

Pascal lui a dit que ce n'était pas très malin de lui avoir passé un billet, j'aurai pu le voir. Puis, il lui a raconté avoir oublié ce billet et m'avoir prêté sa jaquette. Ce n'est que quant j'étais partie avec, qu'il s'est souvenu du billet dans la poche. Il ne pensait pas que je l'avais vu, je n'avais pas mis les mains dans les poches.

Wahhh, bien vu. Heureusement que Caro m'avait prévenu.

Pascal lui a dit que c'était vraiment trop bête, et qu'ils auraient pu se faire attrapé au moins 3x. Il lui a redit que je soupçonnais quelque chose. Je le lui avait dit, et surtout, que "ce quelque chose" devait être là...

Je pense qu'elle l'a embrassée, ou qu'ils se sont embrassés, à cause du petit silence. Il ne pouvait pas rester., parce que si je le cherchais, ce serait galère. Natacha a essayé de le retenir, mais il avait sûrement trop la trouille pour rester. donc, pas de crac-boum. Ouf. Ça m'aurait détruite. Ou, j'aurai foncé les surprendre...

Même si je sais que c'aurait été une erreur fatale, je ne suis pas sûre que j'aurai pu me retenir. En tous cas, 1 homme averti en vaut 2, c'est le cas de le dire. J'avais la preuve dans la face, qu'il y avait un truc entre eux. Ça me faisait mal, mais je n'avais pas encore perdue la partie.

Quant Pascal est descendu, on sortait du jardin d'hiver. On a pris nos clopes, et on est retourné dedans. Cette fois, sans fermé la porte. Natacha est descendue bien 20 minutes après Pascal. J'avais les joues en feu, un poids dans la poitrine, je tremblotais un peu. Il fallait que je retrouve mon calme.

Je ne savais pas quoi faire... mais j'allais devoir y réfléchir vite... j'avais toute la semaine pendant qu'il bosse.

Pascal avait beau être aux petits soins et adorable, j'avais l'impression que c'était du cinéma. J'ai joué le jeu; j'ai souri, plaisanté, participé à certains jeux. Il restait tout près, me collait à lui. Riait avec moi, mais au lieu que cela me fasse plaisir...

C'était comme s'il me poignardait à chaque fois.

Ils jouaient bien le jeu les 2 aussi... Natacha ne faisait pas spécialement attention à lui, et elle non plus. Il n'y avait que Magalie qui faisait son cirque. Elle ne se doutait pas qu'elle avait déjà perdue la partie depuis longtemps. Pascal lui souriait et bavardait avec elle, comme si de rien.

J'imagine que c'était pour détourner mon attention de Natacha. Ça me mettait en colère qu'il me prenne pour 1 idiote. Vivement dimanche soir, qu'on s'en aille, qu'on rentre et que je puisse reposer ma tête! Je voudrais prendre les choses avec sérénité et calme, mais... ça me fiche en colère. Comment ose-t-il agir comme ça?
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Aujourd'hui, c'est l'anniversaire à petit Pierre. Il restera toujours ce bébé souriant de 4 mois. Son sourire me manque.
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