Sam - 16 mai 2020 - J'ai piqué une crise...

Publié le par JaneDo

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Sam - 16 mai 2020  -  J'ai piqué une crise...

Temps gris moche; pas de grillades - Pas oublié l'anniversaire d'Alex. En fait, il le fête avec ses cousins et amis ce soir.

Ok, je savais que je n'aurai pas dû, mais j'ai tiqué, et je suis partie. Ce n'était pas... J'avais pensé d'abord juste me coucher et point. Qu'il y ait Caro ou pas, ça ne devrait pas m'affecter. Mais ils dormaient dans les bras l'un de l'autre, et je ne pense pas qu'elle devrait être dans mon lit, le week-end.

J'en avais fais des tonnes pour les réveiller, mais que dalle. Ça m'a piquée au vif, je me suis rhabillée et je suis partie. Pas sans faire assez de bruits pour que Pascal se réveille. Mais non, rien. J'avais pris toutes mes affaires. Je pose mes affaires sur le bras du fauteuil dans la chambre. Ça m'a énervée de trouver ceux de Caro là aussi.

J'espère qu'il s'en rendra compte le matin, qu'il se sentira coupable. J'espère qu'il sera désespéré et fera des pieds et des mains pour faire amende honorable. Ou... ai-je tord d'avoir réagi comme ça? Afff, je sais plus. Des fois, je réagi au 1/4 de tour, et c'est jamais très bon.

Le plus souvent, je le regrette ma réaction et je me rends compte que j'ai été complètement idiote. J'ai hésité 10 milles fois à faire demi tour et retourner me coucher, pour que Pascal ne remarque pas ma connerie. Et 10 milles fois, j'ai eu des picotements de révolte. Je piaffais de mécontentement qu'il ait permis à Caro de dormir là.

Rhhh, que faire? Est-ce que je me pointe l'après-midi, comme si de rien??? Non, je ne peux et ne veux pas. Je me sens bête. Caro et Pascal vont encore me regarder comme si ça ne tournait pas rond chez moi. Pfff. Et il fait moche. J'aurai voulu être dans ses bras, au chaud sous la couette.

... Oui, mais sans Caro.

Vers 10h, Pascal a essayé de m'appeler, puis m'a envoyé un message pour savoir où j'étais. Pas répondu. J'étais encore plus énervée. D'habitude, il se lève tôt pour aller courir, par n'importe quel temps. Là, il a dormi jusqu'à 10h??? Ou, il ne s'est même pas rendu compte que je n'étais pas là??? Ou... Bref, je m'en fou.

Si je cherche à savoir, je sens que je vais encore m'énerver.

Pascal s'est mis à me bombarder de message, tous aussi plat; ou est-ce que j'étais, ce que je faisais, pourquoi je ne réponds pas, que je l'appelle, qu'il ne comprenait pas... Bref, il n'était pas désespéré. On dirait qu'il croit que j'étais juste sortie un moment, genre acheter des croissants, et que je trainais.

C'est seulement vers les 13h qu'il a commencé à s'exciter. J'ai coupé mon natel, en pensant très fort; va te faire...

Je n'avais pas beaucoup, ni bien dormi, alors j'ai été me coucher. Au moins comme ça, je ne passerais pas mon temps à fixer mon natel éteint. En fin d'après-midi, le cœur gros, parce qu'il me manquait, et que je me sentais seule, j'ai rallumé pour trouver 17 appels en absences.

Pfff, il aurait pu faire plus que juste appeler. Je pense qu'il était très bien chez lui, et qu'il n'avait pas envi de se bouger!

Mon natel a sonné. J'avais prié, espéré, alors j'ai répondu. Pascal voulait savoir ce qui se passait. Moi, j'espérais qu'il dise quelque chose qui puisse m'apaiser et me donner une excuse pour courir chez lui. Mais non, rien. De l'entendre me demander ce qu'il avait encore fait m'a encore plus énervée.

Merde, peut-être que je cherche des histoires où il y en a pas??? Pascal va finir par me trouver fatigante...

Pour finir, je me suis forcée à faire 1 petit pas, de ton calme et détaché; j'ai dis que quant j'ai vu que Caro était là, il n'y avait pas de place pour moi, alors je suis rentrée. Pascal a dit que j'avais voulu rester en haut pour jouer, alors il est descendu, quant Caroline lui a demandé si elle pouvait rester, et pourquoi pas...

J'ai dis que je pensais qu'on passait la nuit ensemble, mais j'ai pensé m'être trompée, puisque Caro était là. Alors là, il ne comprenait pas, qu'est-ce que ça pouvait faire qu'elle soit restée ou pas.

Bref, on a commencé à se prendre la tête. Moi, je restais calme. Je faisais semblant. Lui semblait s'énerver. Quant il s'énerve, il est encore plus calme. Les longs silences sans répliques... je recommençais à fulminer.

A son 2ème je comprends pas, j'ai raccroché. Je l'ai regretté aussitôt, mais je ne pouvais quand même pas rappeler. Autrement, j'aurai dû le faire tout de suite, en prétextant une mauvaise manip. Mais voilà, j'ai attendu, en espérant le voir s'exciter à me rappeler. Il a attendu 10 minutes avant d'essayer.

Ça m'a encore plus fait chevrer, parce que j'imagine qu'il avait dû prendre le temps de raconter à Caro que j'avais pété un câble à cause d'elle. Je pense qu'intérieurement, elle a dû se marrer; encore une de mes crises de jalousie.

Je sentais que c'était fichu et que j'allais passer ma soirée toute seule dans mon coin. Sans lui. Ça me rendait malade.

10 minutes, c'était trop, alors je n'ai pas répondu. J'ai fondu en larmes. C'était foutu, j'allais passer le week-end toute seule. Je ne voulais pas passer le week-end toute seule, je voulais le voir. Je voulais être avec lui.

Je me rendais compte que je m'étais moi-même foutu au fond du gouffre. Que j'avais été idiote. Oui mais, je n'aurai pas supporté de dormir dans mon coin, alors que Caro dormait dans ses bras... Hahhh.

Pascal sonnait chez moi 1h plus tard. J'avais les yeux enflés comme des pastèques. Horreur. Mais j'étais contente, soulagée, de le voir là, sinon, j'aurai vraiment sombrer encore plus. Désespérée, j'aurai passé le week-end à chialer comme une gourde. Ensuite, j'aurai tiré la gueule pendant toute une semaine.

Quant j'ai ouvert, Pascal m'a juste prise dans ses bras. Il a dit qu'il savait pertinemment que s'il n'étais pas venu, je lui en aurai voulu et je lui aurai fait la gueule jusqu'au prochain déluge. Évidemment je n'ai rien répondu, parce que c'était vrai. Il m'a demandé pourquoi je pleurais, j'ai répondu que c'était parce qu'on s'était pris la tête au téléphone.

Je n'ai pas voulu reconnaître que je pleurais parce que, je pensais qu'il s'amusait bien sans moi, et que, je n'avais pas supporter de voir qu'il avait permis à Caro de rester et qu'elle dormait dans ses bras. Et que je m'étais sentie exclue. Et maintenant, je rechignais à retourner chez lui, parce que j'avais honte.

On a été se balader, même s'il pleuvait un peu par moment, et on a mangé un truc ensemble avant de rentrer. Je sais qu'il a dû appeler Caro, quant il a prétexté aller se laver les mains. Il a dû lui demander de détaler, parce qu'elle n'étais plus là quant on est rentré.

Je ne sais pas si j'aurai dû l'appeler pour qu'elle vienne. Je me sentais un peu idiote d'avoir fait tant d'histoires. En même temps, j'étais contente qu'elle ne soit pas là, et de pouvoir passer la soirée, seule avec Pascal. Caro doit penser que je me sens menacée par elle.

Ça pue! Ma fierté en prend un sacré coup! Caroline doit penser que je suis jalouse de leur relation? Ou jalouse d'elle? Zut, peut-être c'est ce que Pascal pense aussi?

En fait, je ne sais pas, mais je ne pense pas que ce soit ça. Je pense plutôt que c'est mon côté égoïste et possessive, qui veut toujours être la première, avoir la 1ère place. Être la Reine dans la place. Je crois que je veux qu'il fasse toujours en sorte, qu'elle sache qu'elle passe après moi. Grhhh, moche. C'est un peu stupide.

De me lire... ça fait enfant gâtée, qui veut le 1er morceau de gâteau, et tout manger à elle toute seule...

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