Sam - 19 Févr.2022 - Je veux y croire

Publié le par JaneDo

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Sam - 19 Févr.2022 - Je veux y croire

Comme j'avais bien fait de passer chez Pascal jeudi. Je l'avais vu ressortir mercredi soir. Il était rentré un peu avant minuit, et m'avait appelée. Il n'arrivait pas à dormir. Surprenant parce que d'habitude, il m'appelle surtout la journée, jamais aussi tard. Je ne peux pas m'empêcher de penser à ce qu'on s'était dit.

La 1ère chose qu'il m'avait demandé était; s'il ne m'appelle pas, ça ne me viendrait pas à l'idée de l'appeler? Hum!

  • Est-ce qu'on va rester fâché jusqu'à mon départ, ou...?
  • Je ne suis pas fâchée.

Mouais, on savait tous les 2 que je mentais. Je lui avais posé un lapin le soir de la St-Valentin, donc, j'étais fâchée.

  • Pouahh, bien sûr! Au fait, merci pour hier... Très sympa. Je ne me suis jamais senti aussi ridicule, planté là, avec mon bouquet de fleurs, etc... Vraiment très chouette!
  • J'ai l'impression que tu n'as pas très envi de me voir ces temps...
  • What? Qu'est-ce que tu racontes?
  • ...alors, pourquoi se forcer à faire la St-Valentin ensemble !

Je lui ai expliqué que j'avais accepté son invitation, que pour couper court à son insistance. Mais, je n'avais aucune intention de le forcer à fêter la St-Valentin avec moi. Ça m'énervait qu'il fasse semblant de vouloir passer la soirée de la fête des amoureux ensemble, alors que je ne ressentais pas d'amour. Il était froid, distant, alors merci, mais non merci.

  • J'ai bien vu que j'étais de trop ce week-end. Après ça, tu pensais vraiment que j'allais sourire et tout pour la St-Valentin?
  • Alors pour ce week-end, je m'excuse. T'étais de mauvais poil, alors j'ai gardé mes distances. Je...
  • Je n'ai pas envie de discuter de tout ça. On a eu tout le temps ce week-end. On l'a pas fait, alors basta.
  • On aurait pas pu discuter là-haut.
  • Et pourquoi pas?
  • Ouais... Dans la voiture, tu n'as pas desserré les dents. C'aurait été bien de mettre les choses à plats avant d'aller au chalet!
  • Sûr, mais, je te rappelle que quant on aurait pu se parler, il y avait du monde chez toi. Si tu m'avais raccompagnée à ma voiture, on aurait pu parler, mais... tu étais occupé avec tes visites... Puis, sur la route, il y avait Caro, et au chalet... Bref, je n'ai pas eu l'impression... Bref, laisse tombé. Apparemment, ce n'était pas assez important.
  • Bien sûr que ça l'était! Haaahhh, Jane, je suis nul... Désolé... Je n'osais pas t'approcher. Je n'avais vraiment pas envi qu'on se dispute, ou te voir partir comme le week-end passé... Alors... J'ai rien fait...
  • Ben, si tu te mettais un peu à ma place, tu verrai les choses différemment. Je ne veux plus en parler, c'est trop tard pour ça... Chaque minute, chaque heure, je les ai vécu, seule. Impossible à oublier. Les excuses, je m'en tape le coquillage parterre, ça ne n'effacera rien.

Gros silence de chaque côté. J'étais sur le poing de raccrocher, quant Pascal m'a demandé ce qu'il devrait faire pour qu'on puisse arranger les choses. Je ne savais pas: "A quoi ça servirait si je te le dis, si tu le fait après, je me dirais, ouah, pas d'idées! Tu es juste en train de jouer les singes savants! Alors laisse tomber. Et pour la St-Valentin, c'est trop tard".

D'un ton désabusé, Pascal m'a dit que si tout était trop tard, alors on fait quoi? Bonne question, j'en sais rien! Super, on avait pas avancé d'un pouce. Je n'avais pas osé lui dire qu'une chose, ç'aurait été qu'il arrête ses conneries avec Natacha. Bref, on était nul part. Rien avait changé, je lui en voulais de m'avoir traitée comme un chien ce week-end.

Hier soir, quant on était sur le point de sortir, Pascal m'a dit que Natacha voulait lui parler, alors il me rejoindrait plus tard. Sur le moment, j'étais trop contente qu'il ait pensé me demander, en quelque sorte la permission. Je n'aurais peut-être pas dû le laisser faire. Ils sont arrivés peut-être 1h plus tard. Inconsciemment, je l'attendais.

Je trouvais que Natacha avait l'air de nager sur un petit nuage. Ça m'a tordu l'estomac. Il s'était surement passé quelque chose. Je crois que Caro s'en était aperçue aussi. Ce que j'ai trouvé aussi louche, est le fait qu'elle soir calme, souriante, proche mais pas trop. Elle était rayonnante, restait dans les parages.

Elle ne le regardait pas spécialement, ne le touchait pas sans arrêt, bref, c'était l'ancienne Natacha. Celle qu'elle était quant elle avait recommencé à revenir au chalet. C'était très louche. Ce soir, Natacha était extrêmement belle et sensuelle. Ça m'a foutu les frissons. Tout le monde avait des yeux pour le voir, je pense que Pascal aussi.

Pascal était pourtant présent et câlin. On se lançait des sourires quant nos regards se croisaient, ou il venait se joindre à moi et Caro un petit moment. J'ai senti un petit malaise quant il est arrivé avec Natacha. Ou c'était peut-être dans ma tête. Ou l’alcool. C'est vite passé, après avoir discrètement discuté avec Pascal.

Je lui avais dis en gros, que je trouvais qu'il avait l'air mal à l'aise depuis qu'il était arrivé. Est-ce qu'il s'était passé quelque chose que je devais savoir? Il a sourit, et a balayé mes doutes d'un baiser. J'ai arrêté les frais, parce que je me suis rendue compte que je retombais dans mes vieux travers; chiante!

Après ça, il est redevenu chou et adorable, comme au chalet. Ce n'est que plus tard que, j'ai réalisé qu'il ne m'avait pas répondu. Mais, je ne voulais pas me fâcher, ou chercher la petite bête. Autant fermer les yeux. Tout ce que je voulais, c'était retrouver ma place dans sa vie et dans son coeur.

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