Sam 21 Sept 2024 - Tellement seule
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Sam 21 Sept 2024 - Si seule...
J'ai beaucoup pleuré. Mes yeux étaient rouges, enflés, pas beaux à voir. J'avais la goutte au nez, je n'arrêtais plus de renifler. J'avais encore des hauts le cœur en tentant de refouler mes larmes. Pascal m'avait encore posé un lapin, et il m'avait raccroché au nez. Rien que d'y penser me donnait envie de vomir.
J'étais si triste et ça fait un mal de chien, mais curieusement, rien ne se voit à l'extérieur. Pas de coupures, pas d'enflements sur la peau, pas de rougeurs, rien. Tout est à l'intérieur à l'abri des regards. Pour l'extérieur, ça ne se voit pas, donc on a rien. La douleur est cachée, et ignorée. Mais ça fait un mal de chien. Et je me sentais si seule... perdue...
Je ne voulais pas m'abaisser à ça, mais j'ai commencé à le harceler par téléphone. J'ai appelé, appelé... encore appelé. Pascal ne répondait pas à son téléphone. Alors j'ai envoyé des messages des plus bébêtes qu'on peut imaginer. Heureusement, je n'ai pas envoyé de messages enragés, ni pleines de rancœurs.
J'ai commencé par lui dire que je ne réussissais pas à le joindre, lui demandait de me rappeler, qu'il me manquait...
Quel idiote, j'ai rompu, et maintenant me voilé qui tombe dans le ridicule à lui dire qu'il me manque. Ça doit beaucoup le faire rire. C'est peut-être pour ça qui ne répond pas. Il doit avoir l'impression d'être le roi du monde et se moquer de mes tentatives.
Quand je pense que j'ai fait celle qui voulait garder ses distances quand on s'est vu à son anniversaire. Celle qui ne cherchait pas à trop se rapprocher. Quel cinoche. J'aurai dû sauter sur l'occasion de me montrer cool, de bonne, et rester à son anniversaire. Mais non, j'ai fait ma maligne. Et voilà le résultat.
Bon, j'ai encore bondi sur mon natel et rappeler son numéro, jusqu'à ce que ça tombe sur sa boîte vocale. J'ai pensé que d'entendre sa voix me ferait du bien, mais même pas, j'ai fondu en larmes. C'est comme des tas de coups de couteau direct dans le cœur. Qui avait la chance le voir, ou d'entendre sa voix ce soir?
Je devenais folle à tourner en rond chez moi. Dire que j'avais pensé tenir le coup. Le pire, c'est que quand je le vois, ma tête se rempli d'images horrible de lui avec d'autres femmes, et au lieu d'être cool, j'enrage. Loin de lui, je craque et me dis que je peux tout supporter, tout ce que je demande, c'est d'être avec lui.
Ayant une sale tête et n'était pas visible, je suis montée m'enfermer dans ma chambre. Je reste cloîtrée, à moitié folle dingue, j'ai eu envie de sauter dans ma voiture et aller voir où il est. Je m'en fout, je peux scanner toute la ville s'il le faut pour trouver sa voiture. Pour le trouver. J'ai besoin de bouger, faire quelque chose.
Si je reste là, je ne ferais que pleurer. C'était peut-être un peu tard, mais une fois habillée en noir, j'ai fichu le camp faire ma tournée.
Inutile. Après 1h, j'en avais assez. Je ne savais pas où regarder. J'avais fait les bars qu'on avait l'habitude de fréquenter. Rien. J'avais un peu peur que quelqu'un me reconnaisse, mais de toute façon. Je n'étais plus capable de raisonner. Mes neurones avaient tous grillés.
Et j'ai tourné, mis mes clignoteurs pour rouler lentement près des 4x4...
Aff, dans presque tous les parkings en plein air. Et s'il était dans un garage sous-terrain? Je devenais tarée. J'ai jeté un coup d'oeil chez lui, personne. Flûte. J'étais épuisée, comme si je portais des sacs de ciment sur les épaules. Au moins pendant ma tournée, je ne pleurais pas. Avec la tête que j'avais, si je croise les flics, je devrais souffler dans le ballon!
Fatiguée, je suis rentrée. A la maison, j'ai vu que j'avais un œil vraiment enflé, au point de ne presque plus voir avec. Très sexy! Chez Pascal, toujours personne. Peut-être que je devrais... Non, avec une tronche pareille, je ne pouvais pas débarquer chez lui. Encore moins le laisser me voir comme ça. Merde.
Les battements lourds de mon cœur se répercutaient dans mes bras, l'estomac. J'étais même trop fatiguée pour pleurer, même si les relents de larmes me secouaient par moments. Et aussi incroyable que ça puisse être, tellement fatiguée, épuisée d'avoir tellement pleurer, je me suis endormie mon natel à la main.
Impossible de descendre s'il y avait quelqu'un en bas, tellement j'avais la figure marquée par les larmes, les yeux rouges et enflés. Quand la voie était libre, j'ai couru à ma salle de bains prendre une c^douche, et surtout mettre des compresses sur les yeux. Après je suis retournée m'enfermer dans ma chambre...
Pascal était debout, habillé et tout quand j'ai regardé samedi matin. Il lisait ses messages en buvant son café. Puis il a posé son natel près de lui sur le comptoir du bar et avec nonchalance, s'est mis à lire un truc devant lui. Donc, il avait lu mes messages désespérés, avec vu mes X messages en absence, et ne m'a pas rappelée.
Pourtant, en regardant le regardant assis là-bas, j'avais trop envie de passer mes bras autour de lui. Comment pouvait-il être si tendre, et là, à le voir, si distant. Il en avait tellement rien à foutre que ça faisait mal. Comme il devait rigoler intérieurement. Je me sentais si conne, minable et bête. Une vraie bécasse.
Après, c'était la longue attente toute la sainte journée. Pascal ne rappelait pas. Pas de messages, pas de signaux de fumée.. Rien!
Il est sorti un moment l'après-midi. Il est revenu affublé de Nolan, et ils ont boutiqué un truc. On aurait dit qu'ils installaient un jeu vidéo sur son laptop. En même temps, ils parlaient de nanas, racontaient ce qu'elles avaient dit ou fait. Celles qu'ils trouvaient jolies, ou qui avaient un joli cul, etc. Ça les faisait rire.
Pascal ne m'avaient toujours pas rappelé. Il n'avait pas l'air de s'en faire, ni même d'être préoccupé par mes appels. On dirait qu'il s'en fout. Il a parlé au téléphone avec Michael, Jack et Caro, puis en milieu d'après-midi, il a dit à Nolan qu'il voulait se reposer un moment. Nolan a demandé s'il pouvait rester...
Quand Caro est passée, Nolan était somnolait devant la télé. Il lui a dit que Pascal avait été se coucher un moment. Caro a été se coucher contre lui. Ça l'a réveillé et il l'a serrée dans ses bras. Il ne pensait toujours pas à moi qui lui avait laissé des tonnes de messages. Et me voilà encore en larmes verte d'envie.
Le soir, Caro est rentrée se changer, Pascal a pris une douche, et s'est changé avant de monter chez Paul... sans me rappeler...
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