Sam 25 mai 2024 - Méchancetés

Publié le par JaneDo

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Sam 25 mai 2024 - Méchancetés

Contrairement aux jours précédents, il y avait un petit rayon de soleil qui semblait persister.A mon réveil, j'ai jeté un coup d’œil pour voir si Pascal était debout. Je l'ai alors appelé pour avoir une idée de ce que j'allais faire. S'il avait déjà déjeuner, je fais pareil avant d'aller chez lui, sinon, je me dépêche pour aller manger avec eux.

Je voulais aussi savoir si on bougeait cet après-midi ou pas, pour savoir si je devais prévoir quelque chose d'autre à me fourrer sur le dos. C'était surtout pour me préparer mentalement. Ça me faisait un peu chier que cette femme soit chez lui, ça me mettait mal à l'aise. Pascal était sorti pour me parler.

Dans l'appartement, Terry était vers les portes-fenêtres à nous écouter. Elle a sourit et a dit à Pascal après qu'il était tout différent quant il était en ligne avec moi. Apparemment au boulot, ou en règle général, il était plutôt expéditif. Ensuite, et ça ça m'a plutôt énervée, elle voulait emprunter un de mes grands T-shirt ou quelque chose de plus cool, en spécifiant que c'était surement trop grand pour elle, mais ça ira pour traîner à la maison.

Quelle espèce de vache. Elle disait toujours les choses, en ayant l'air charmante et normale, mais en rajoutant une petite pique, genre de spécifier qu'elle était nettement plus mince que moi. Elle a continuer l'air de rien, à mentionner qu'elle n'avait aucune idée si une femme de mon âge aurait les mêmes goûts qu'une femme de son âge.

Pouffe. Et moi qui l'avait trouvé charmante! Pascal a préféré qu'elle me demande directement, parce qu'il ne pensait pas que j'apprécierai de la voir porter un truc à moi quant je viendrais. Elle n'a pas insisté, donc je pense que ce n'était que pour me critiquer sans en avoir l'air.

Elle lui a dit qu'elle avait été surprise d'apprendre, peu après son arrivée, par ses collègues, qu'il voyait quelqu'un depuis des lustres. Qu'ils m'avaient rencontré pendant le Covid en venant travailler chez lui.

Paul était descendu pour déjeuner avec eux sur la terrasse. Pascal avait vu une petite minette filer juste avant et l'a chambré, parce qu'il n'était pas descendu avec elle. Apparemment, Paul rattrape le temps perdu on dirait. C'est clair que maintenant qu'il a ce qu'il faut où il faut, ça doit changer sa vie. Il se débrouille surement très bien. Je me rappelle qu'il était plutôt pas mal au final.

Paul se débrouille plutôt bien avec les préliminaires et même pendant, probablement parce qu'il devait surement tabler sur ça auparavant pour palier au reste. J'essaie de ne pas trop penser à ce qui s'est passé entre nous, parce que ça risquerait de gêner mes rapport avec Paul. Je fais comme si ça n'était jamais arrivé. Bien sûr ça m'arrive parfois d'y penser quant je le vois, et ça me donne de petits frissons. Mais je fais tout pour cacher ce qui se passe dans ma tête.

Terry voulait quant même aller se balader dans la ville de Genève, alors Pascal m'a appelée pour me demander s'ils devaient m'attendre. Je n'avais aucune envie d'aller en ville. Non merci. J'ai entendu de Caro en arrière plan, puis Pascal lui a passé le téléphone. Elle ne les accompagnait pas non plus et a proposé que je passe chez elle.

Comme à Pascal, je lui ai dis que j'avais un truc en famille en milieu d'après-midi. J'avais donc pensé passer juste le temps de prendre un café avec eux.  En principe, en début de soirée, je serais libre, donc je viendrais chez Pascal. Je lui ai dis que je l'appellerait une fois sur place, au cas où Pascal ne serait pas encore rentré.

Boh, ça ne m'a pas trop embêté, je pouvais me reposer un peu avant d'aller me jeter dans la gueule du loup...

J'avais raison de m'inquiéter, parce que j'ai eu l'impression de subir un véritable interrogatoire. Elle était charmante, mais comme je l'avais remarqué plus tôt, ces petites remarques par moment, avait de quoi énerver. Sous ses airs charmantes, quant je décortique, je réalise qu'elle essayait de me dénigrer, ou rabaisser dans les yeux de Pascal.

Elle devait penser que j'étais idiote, alors au bout d'un moment, quant Pascal n'était pas à côté, je lui ai dis que je savais ce qu'elle essayait de faire, mais qu'elle arrivait trop tard. Elle a fait celle qui ne comprenait pas ma remarque. Alors je lui ai donné l'exemple de quand elle a demandé mon âge et rigolé en disant que si j'avais été "plus" jeune que Pascal, on aurait pu penser que j'étais avec lui pour son argent. Ce genre de remarque d'une inconnue était bizarre.

Quant Pascal est revenu avec les cafés, elle a demandé pourquoi je ne voulais pas lui donner mon âge. Alors, je lui ai expliqué qu'elle était une étrangère, une inconnue, quelqu'un que je ne reverrais probablement jamais, et j'aurai l'impression de donner un bout de moi. Comme quant elle a voulu savoir si j'avais des frères et sœurs, ce que faisait mes parents, etc...

Ça ne l'a regardait en rien, et c'était un bout de moi. Elle a rigolé en me disant de ne pas me vexer, c'était juste question de faire connaissance. Je lui ai fait remarquer que je ne lui ai posé aucune question privée, parce que je n'avais pas de raison d'avoir un bout d'elle ou de son histoire, pour les mêmes raisons. Et je ne suis pas vexée...

Pascal a eu l'air surpris de la tournure de notre conversation, alors comme elle, je souriais. J'ai quand même souligné que c'était elle qui devait être vexée de n'avoir pas pu satisfaire sa curiosité. Que si elle avait été quelqu'un avec qui j'allais me lier, ou sympathiser, alors probablement je lui aurais raconté un bout de ma vie. Pascal a rigolé, il savait tout ça.

Pascal était adorable, j'étais un peu surprise, qu'il me passe le bras autour des épaules, me fasse de petits bisous par-ci par-là. En général, devant les gens, on reste plutôt sobre, parce qu'après tout, on est entre amis. Certains copains à lui sont arrivés aussi en début de soirée. Il était prévu de sortir manger et prendre un verre dans un bar.

Discrètement, Pascal m'a dit que c'était pénible d'avoir Terry chez lui. Il se sentait sous pression. Elle me foutait la pression aussi. Terry me bombardait de questions perso, malgré ce que je lui avais dit. Je n'y répondais pas, même si elle insistait, ou me sortait des trucs du genre; "ça te gêne ou pourquoi est-ce que tu caches ton âge, je ne voulais pas être indiscrète, etc"... Mais, c'était exprès!

Hier soir, j'avais vu Pascal fermé discrètement la porte de sa chambre à clé. Un bon point pour lui! Pendant qu'on était au téléphone, j'avais vu Terry tenté d'entrer dans sa chambre et avait été surprise de constater que la porte était verrouillée. Il avait remarqué la poignée bouger, mais ne m'a rien dit. Il ne m'avait pas dit qu'il avait verrouillé sa porte.

Je n'ai pas voulu sortir avec eux. J'en avais assez de Terry. Elle me cassait les pieds. Elle jouait la femme sympa et gentille, mais il n'y avait presque pas une phrase sans une petite pointe de méchanceté.

Je suis sûre que Pascal ne s'en était pas rendu compte. En y réfléchissant, j'ai compris que c'était une technique de Marketing, on distille un petit truc par-ci par-là, et ça fait son chemin dans la tête... J'espère que ça ne fera pas pareille dans la tête de Pascal... J'ai senti qu'elle me testait... Elle cherchait à me provoquer, attendait peut-être un réaction...

J'ai prétexté avoir un truc un petit moment ce soir, et que je reviendrais l'attendre à la maison... Je ne voulais plus avoir à la supporter. Ici, j'étais sur mon terrain, dehors, pas vraiment. Caro les a accompagné. Elle n'a pas eu à prendre sa voiture, Pascal conduisait. Je lui ai dit de faire attention aux petites vacheries de Terry, et lui ai cité quelques exemples...

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