Sam - 27 mai 2023 - Anicroche...
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Sam - 27 mai 2023 - Anicroche...
Pascal a insisté pour que je passe l'après-midi chez eux, dans le jardin. J'y pensais déjà depuis mon réveil. J'avais vu les messages dans le groupe, il faisait beau, et je cherchais comment me pointer là-bas sans perdre la face. Bon, j'ai pas besoin d'excuses, mais j'étais gênée d'être tout le temps là-bas ces derniers jours.
J'ai préparé des salades, pris des cuisses de poulets à griller, enfilé un short et un t-shirt, et basta. Les garçons étaient occupés à nettoyer le bateau, que Thomas avait ramené au ponton. Ils étaient presque tous à torse nu. La vue de Pascal me fait toujours frémir. Je le trouve trop beau. J'espère que personne ne le remarquait.
Évidemment, Caroline les aidait, d'autres étaient entassés en petit groupe. Gifle de timidité direct. Perdue, ne sachant pas vers quel groupe me diriger. Bon, j'ai caché ça en plaçant mes plats sur la grande table près du barbecue. Et après avoir dit bonjour par-ci par-là, le sourire aux lèvres, je suis descendue au ponton.
Ils avaient fini, et revenaient vers le barbecue. Flûte. Mais, ça passait que je sois en train d'aller vers eux pour dire bonjour. C'était déjà midi, et il était temps de griller les viandes. Thomas s'y est mis. J'ai aperçu Roxanne assise dans son coin, seule, à regarder ce qui se passait autour d'elle. Je me suis assise vers elle.
Pascal m'a passé le bras autour quant on remontait du lac, et a dit qu'il allait vite prendre une douche. Ça m'a retourné l'estomac de voir Caroline le suivre. Elle avait des trucs dans les mains, comme si elle allait ramener ou chercher quelque chose. Pfff, mais je la connais, elle allait surement suivre Pascal dans sa chambre.
A son retour, Caro s'est assise avec nous. Roxanne n'avait pas grand chose à dire. Tout comme moi, elle doit être stressée quant il y avait trop de monde. Moi non plus je n'avais aucune idée quoi dire. Mais heureusement, Caro faisait la conversation pour nous. On avait plus qu'à sourire, rire, et opiner de la tête.
Pascal avait enfilé un t-shirt. Il a tiré un fauteuil pour se mettre avec nous. Ça m'a fait plaisir. Bon, je ne pouvais pas le fixer, de loin, j'aurai pu le manger des yeux, mais pas là, vu qu'il était à côté de moi. Il sentais bon, mais j'aime aussi quant il sent le soleil, la crème solaire. Miam, j'avais envie de me coller à lui.
En fait, je me disais que j'aimerai bien lui sauter dessus. L'enlever aux regards de tous, surtout des nanas. J'ai vu Roxanne le regarder, quant une de ces petites nanas est venu poser sa main sur son épaule pour lui chuchoter quelque chose dans l'oreille. La bonne femme s'est dirigée vers son appart. Pascal s'est levé pour la suivre.
Rox lui a dit que ça devait lui plaire de se faire draguer par ces minettes sans cervelles. Pascal a souri, mais n'a rien répliqué. Il est donc parti en direction de son appart. La porte était grande ouverte, mais je n'osais pas regarder. Évidemment que ça me perturbait. Je me demandais ce qu'elle lui avait dit à l'oreille.
J'ai bien sûr commencé à mesurer le temps qu'ils trainaient là-bas. J'aurai voulu oser me lever et aller voir. Je me sentais sur des charbons ardents. Plus faim, l'estomac noué, je sentais perler de la transpiration dans le cou. J'étais tendue. Bon, si j'étais sensée, il était presque évident qu'il ne se passait rien qui valait d'être nerveuse.
L'après-midi était tranquille, sympa, fait de rire, de longues discussions. Thomas a proposé une balade sur le lac, mais personne n'avait vraiment envie de se bouger. Et on était en pleine phase de digestion. J'avais envie de faire la sieste, et pourtant, j'avais fait attention justement de ne pas m'empiffrer.
Un moment, je me suis retrouvée assise sur le ponton avec Thomas à discuter. La dernière fois qu'on avait été manger ensemble, après son retour des States, j'avais compris qu'il n'était pas si heureux que ça. Il avait mentionné le fait que Rox voulait avoir un enfant, et montre en main, elle lui rappelait ses jours d'ovulation pour faire crac-crac.
Ça avait le don de dégoûter les mecs de la baise. Là, assis à l'écart, il m'a demandé ce qui fait que les bonnes femmes veulent sans arrêt pondre. Je ne savais pas. Je n'avais jamais eu cette envie, et que c'était un mystère total pour moi. Thomas a fait la moue, il a regardé derrière nous, question d'être sûr qu'on était seul, et m'a balancé qu'il ne voulait pas de gosse.
C'était bruyant, encombrant et tout le reste. Comme moi, il préférait nettement son rôle de tonton. On peut les accueillir avec plaisir, les supporter quelques jours, mais on les rend à leurs proprios en fin de compte. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi Rox voulait un bébé! Et ils avaient aussi le problème du fait qu'elle voudrait qu'ils retournent aux States.
Pascal est venu nous interrompre, sinon, on aurait pu encore discuter longtemps. Pascal a demandé ce qu'on pouvait bien se dire. On se parle déjà pratiquement toutes les semaines au téléphone, et on aurait encore des choses à se raconter. Thomas a rigolé. On s'est levé pour retourner vers les autres.
Une des filles est venu vers Pascal lui demander si ça l'embêtait qu'ils fassent des cocktails. Pascal pensait que ce n'était pas trop le moment. En rigolant, il lui a dit qu'il n'avait pas trop envi de ramasser les cadavres bourrés de ses potes plus tard. Ah oui, c'est vrai que le soleil tapait encore, alors boire maintenant, la plupart serait saoul en peu de temps.
Tout le monde était assis, à discuter tranquillement. Phase de digestion en effet! C'était tranquille. Tout à coup, Pascal m'a prise la main et s'est dirigé à son appart. Je me demandais ce qu'il voulait me dire qui lui faisait me prendre à l'écart. Je ne voulais pas parler de nos histoires. Pas aujourd'hui. Tout se passait bien, et je voulais que ça reste comme ça.
Mais, ce n'était pas du tout pour ça. Je l'ai compris presque tout de suite quant il a fermé la porte derrière nous. Hum, il voulait...
Évidemment que je le voulais aussi, mais, je ne voulais pas baisser ma garde, ni perdre la face. Je ne pouvais pas succomber aussi facilement. Il allait falloir qu'il se dépasse pour ça. Mais bon, il n'a pas eu beaucoup d'effort à faire. Pascal a dit qu'il savait que j'étais encore fâchée avec lui. Heureusement, il n'a pas rajouter qu'il ne savait pas pourquoi!
Il a demandé si on ne pouvait pas mettre tout ça de côté aujourd'hui? Qu'on pourrait revenir là-dessus une autre fois. Qu'il savait qu'on avait des choses à se dire, des choses à régler... Pendant qu'il parlait, il effleurait mes lèvres, me faisait de petits bisous sur l'épaule, au coin de l'oreille... et ses lèvres se sont posées sur les miennes... J'étais cuite!
Les petits bisous, sa voix, ses mains baladeuses, je me suis laissée ensorcelée... Et sans le réaliser, je me suis retrouvée dans son lit, dans ses bras. J'ai même oublié qu'on était pas seuls, qu'il y avait du monde dehors... C'était HOT. Mon coeur s'était emballé. Même oublié comment je m'appelle. Ahhh, encore... J'aurai voulu rester là jusqu'à la fin des temps.
Entouré de ses bras, alors qu'il me faisait des bisous partout, du bruit dans le salon m'a fait redescendre sur terre... Et il fallait ressortir de là. Mes oreilles ont pris feu. J'étais gênée. J'aurai voulu fuir. Ou rester enfermée dans la chambre. Je n'osai pas sortir rejoindre la foule qui trainait dans le jardin. J'espère qu'on ne nous a pas entendu.
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