Sam - 5 Fév 2022 - Chantage...
______________________________________________________________________________________________________________________
Sam - 5 Fév 2022 - Chantage...
Pascal s'est levé tôt pour déjeuner et partir skier. En voulant ranger ses affaires, qui traînaient là depuis hier soir, j'ai trouvé un petit mot de Natacha dans ses poches. Natacha disait en gros;
"Affreux, mais elle était contente que je ne sois pas là ce week-end. Qu'elle espérait qu'il avait lui aussi envi de passer ses nuits avec elle. Qu'il lui fasse un clin d’œil s'il était partant. Elle avait envie de l'embrasser, de le toucher tout le temps. Sachant qu'il allait bientôt être loin, elle voulait profiter de chaque instant, elle espère que lui aussi."
Ma boule à l'estomac s'est à nouveau installer, et l'angoisse m'a prise à la gorge. Je me demande s'il lui avait fait un clin d’œil ou pas. Je me suis rappelée la petite séance devant la porte hier soir.
J'étais au salon quant Pascal est rentré du ski. Natacha et Caro le suivait de près. Bon, ses copains aussi. Je suis restée dans mon fauteuil à lire. Je ne savais pas si j'avais envie de regarder dans sa direction. J'attendais de voir ce qu'il allait faire. Il m'a semblé qu'il a mis du temps pour venir me faire un bisou.
Pascal m'a installée entre ses jambes, et me faisait de petits bisous dans le cou.
Il m'a raconté en gros sa journée; qu'il faisait plutôt froid, qu'ils ont mangés vers 13h sur les pistes. Il a regretté d'avoir oublié son natel, parce qu'il a eu envi de m'appeler. Il m'a dit que la prochaine fois, même si je ne voulais pas skier, je pourrais le rejoindre pour manger. Que ce serait chouette. J'ai fait oui de la tête. Mais je savais que ça n'arriverait pas, parce qu'il fallait sortir du chalet.
L'air de rien, Natacha est venue s'asseoir près de lui. Naturellement, comme si c'était sa place. Elle a voulu me faire la conversation. J'ai joué le jeu. Je ne voulais pas que Pascal me trouve chiant ou revancharde. Pourtant, elle savait que je savais. Elle n'a pas manqué de lancer une petit pique, en disant que Pascal l'avait gentiment attendu. Elle était plus lente que les autres. J'ai fait semblant de rire.
J'ai commenté en disant que j'aimais skier que quant il fait chaud et beau. Pascal avait l'habitude de m'attendre aussi.
Wahhh, j'étais une sacrée comédienne. J'étais gentille avec elle, jouant les copines, alors que j'avais envie de lui arracher la langue et les yeux. Au début, j'étais contente que Pascal m'ait enlacé et placé sur lui, mais il était dans mon dos, et je ne voyais pas la tête qu'il faisait. A la façon qu'elle le regardait, je me demandais s'il faisait des signes à Natacha ou pas.
On est monté pour aller se changer, mais on a fait une petite sieste crapuleuse. Je lui ai montré le billet trouvé dans sa poche et lui ai demandé s'il lui avait fait un clin d’œil ou pas. Pascal a prétendu qu'il ne s'en souvenait pas, il avait bu. Il a prétendu ne même pas se souvenir du mot. Bah, je savais qu'il mentait.
Pascal savait que j'étais mal à l'aise, et que la présence de Natacha ne me facilitait pas les choses. Je lui ai demandé s'il voulait bien rester vers moi ce soir. S'il disparaissait pendant la soirée, je me sentirais vraiment mal. Surtout si elle disparaissait en même temps. Si c'était le cas, je crois que je ne viendrais plus au chalet. Et je ne le verrais plus jusqu'à son départ.
Il a voulu minimiser les choses, et croyait que je plaisantais. Je lui ai assuré que non. Pourtant, je me sentais minable de lui faire du chantage. J'ai dis que s'il avait envie de passer la soirée avec Natacha plutôt que moi, qu'il me le dise cash, alors je resterais a chalet. Et je me débrouille pour rentrer. Peut-être qu'il voulait passer la nuit avec elle, mais n'osait pas le dire.
Pascal m'a fait comprendre que je me trompais. Qu'il ne voulait être qu'avec moi. Ouais, ouais, tout en est-il que je lui ai dis que si je sentais ce soir, qu'il préférais que je ne sois pas là, je m'en irais. Je sais qu'il a essayé de me cajoler, pour que je me calme. Mais, je n'avais pas envie de me calmer; me rappeler de lui et Natacha me foutais l'envie de mordre.
Peut-être grâce à mon chantage, Pascal s'est tenu à carreau. J'ai vu les petits signes de Natacha, et j'ai vu faire non de la tête discrètement. Elle s'est rapprochée pour faire ami-ami avec moi, juste pour s'approcher de Pascal. Quelle garce. Elle lui effleurait la main, le touchait en parlant, lui faisait des sourires et lui jetait des regards appuyé.
Lui faisait semblant de ne pas le remarquer. J'avais envie de le frapper. J'ai même pensé prendre mes clics et mes clacs et partir. Mais, en fin de compte, il n'y pouvait pas grand chose, non? Je n'ai même pas osé m'absenter pour aller fumer dehors, parce que je savais qu'elle en profiterait. Je n'ai pu fumer que quant Pascal sortait pour fumer avec moi.
Je me suis sentie salie par les regards amusés de Paul à Pascal... Il devait se moquer de moi... Et j'en voulais à Pascal pour ça...
J'étais nerveusement crevée, et de retour au chalet, je voulais qu'on aille se coucher. Pascal voulait encore boire un dernier verre avec les autres. J'étais tendue et furieuse. J'ai voulu qu'il m'accompagne à la chambre, pour me border, mais Il m'a dit d'aller me coucher si j'étais fatiguée, qu'il ne ferait pas long.
J'ai pas eu d'autre choix que de monter. J'aurai eu l'air idiote si j'étais restée. Je pense que Natacha et Paul auraient deviné pourquoi. On saurait que je n'avais pas confiance en Pascal. J'aurai voulu lui dire que s'il traînait, je foutrai le camp, alors il avait intérêt de ne pas me faire attendre. Je pense qu'il l'avait deviné, c'est pour ça qu'il ne voulait pas venir.
Ou... peut-être qu'il voulait en profiter pour... passer un moment sans moi... ou pouvoir comploter avec Natacha? Je l’étouffais?
Et puis je me fiche d'avoir l'air d'une conne. Je m'en tape s'il ne me rattrape pas, ou s'il n'essaie pas de me faire changer d'avis, ou de m'empêcher de partir. Au moins, je saurai à quoi m'attendre. Je m'en fous, j'étais sur les nerfs. J'ai décidé d'attendre 10mn et s'il ne venait pas se coucher, je rentrerais chez moi. Sans attendre, j'ai appelé un taxi.
En attendant, ça m'occupait de préparer mes affaires. Et ça lui laissait assez de temps pour revenir. Comme je m'y attendais, il se foutais de ma gueule. Pascal ne me prenait pas au sérieux. J'ai rappelé le taxi et on m'a dit qu'il arrivait devant le chalet. En descendant, je n'ai pas regardé vers eux. Je me moquais que tous les regards soient tourné dans ma direction.
J'étais déjà dans le taxi quant Pascal est sorti et m'a crié "Qu'est-ce que tu fais? Ou est-ce que tu va?". Je n'ai pas pris la peine de lui répondre. J'ai demandé au taxi de dégager. Au lieu de me mettre à pleurer, j'ai serré les poings. J'ai serré si fort, que j'ai les marques de mes ongles dans la paume.
Pascal a appelé. Il insistait. J'ai hésité, mais j'ai répondu. Bah, il voulait savoir pourquoi j'étais partie comme ça. J'avais l'impression qu'on me piquait de milles aiguilles. Je lui ai dis que je le laissais s'amuser en paix, il n'avait pas besoin de moi, que je préférais rentrer chez moi. Qu'il pouvait dire à Natacha que je lui laissais le champ libre.
Pascal faisait l’innocent et me demandait de faire demi-tour. Il prétendait ne pas savoir pourquoi je partais, il avait pourtant fait attention toute la soirée. Ouais, ouais... Le problème, c'est qu'il s'était forcé, et a attendu d'être au chalet pour trouver une ouverture. Ben, il n'avait plus besoin de se forcer. Je rentrais, comme ça, je n'emmerde personne.
Il a dit qu'il sautait dans la voiture et qu'il me suivrait. Je n'avais qu'à me faire déposer, ce n'était pas trop tard. Je me suis retenue de pleurer, pour lui dire, qu'il pouvait faire ce qu'il voulait, je ne reviens pas au chalet. Qu'il s'était assez foutu de ma gueule comme ça.
Pascal était en voiture maintenant. Je lui ai dis qu'il perdait son temps, de ne pas me suivre, parce que moi, je ne retournerai pas au chalet;"Pascal, le lit est chaud, tu n'as qu'à flanquer Natacha dedans, et la sauter autant que tu veux, je m'en fiche totalement. Moi, je rentre". On m'a vue partir, il ne m'en a pas empêchée, c'est trop tard. Ce serait trop la honte.
J'avais honte d'avoir eu recours au chantage pour que Pascal reste près de moi pendant la soirée. Honte d'avoir l'impression de l'avoir forcé. Ils doivent bien rigoler maintenant, de m'avoir vu partir comme ça. Tout le monde doit se douter qu'on s'était disputé, ou que je n'ai pas supporté que Pascal ne monte pas avec moi. Furieuse qu'il ne fasse pas ce que je veux.
Ils doivent se douter maintenant que, si Pascal était resté près de moi toute la soirée, c'était parce que je l'y avais obligé. La honte.
______________________________________________________________________________________________________________________