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Dim - 10 sept 2023 - Barbie s'en va enfin
Exténuée... Je me sens si fatiguée de faire tant d'effort, et de me sentir rejetée, mise à part, pas vraiment dans le coup, que ça m'épuise totalement. Encore une fois, ou disons, comme c'était le dernier soir que Sophie passait ici, ils ont voulu sortir faire la fête. C'est comme si j'étais passé sous un rouleau compresseur, j'ai mal partout.
Hier, pendant qu'ils étaient sur le lac, j'ai fouillé le natel à Pascal. Il n'y avait pas grand chose. Il efface les messages. J'ai donc fouillé encore plus. Dans son bureau, je suis tombée sur ses factures de téléphone. Il semble qu'il y ait encore et toujours des échanges avec Natacha. J'avais l'impression qu'ils n'étaient plus tellement en contact ...
Ça m'a un peu prise de court. Ils sont plutôt discret. Apparemment, C'est sans doute parce qu'ils font beaucoup d'effort pour que je ne remarque rien. Pourtant, je me suis sentie bête. En même temps ces temps, j'étais préoccupée par la présence énervante de Barbie. Leur so-called amitié me dérange. Il me semble qu'ils ont toujours été proches.
Elle m'agace, mais c'est pas comme si je pouvais lui demander d'arrêter d'être ami avec elle.
Thomas a tergiversé entre organiser la soirée pour madame chez lui ou au Mambo. Finalement, ils se sont décidés pour le Mambo. L'idée avait été de réserver une partie de l'espace. J'aurai bien aimé y aller, j'adore cet endroit. Pascal m'avait demandé de ne pas venir. Pascal ne voulait pas se retrouver au milieu de nos tirs croisés entre sa femme et son amie.
C'était à elle qu'il aurait dû dire ça, non? Elle manquait d'éducation. Pourquoi c'était à moi de rester à l'écart? Hein, pourquoi? Pourquoi est-ce que je devrais ne pas passer une soirée avec mon mec, parce que une copine à lui m'emmerdait? Je fulminais. Mais, je ne voulais pas qu'on sache que ça me touchait. J'ai gentiment accepter.
Après la soirée, comme ils allaient certainement trop boire et tout, ils restaient dormir sur place. Ça, c'était la cerise de la discorde sur le gâteau. J'étais verte. J'aurai dû lui dire que j'arriverais à supporter l'autre pouffe, et que ses tentatives ne m'atteignait pas. Mais, je n'ai rien su dire. Mon cerveau était paralysé d'être à nouveau mise au rencart.
Pascal m'a demandé si je ne voulais pas rester chez lui, qu'il pensait juste boire un verre et s'éclipser. Pfff, après m'avoir dit de ne pas y aller. Que dalle. Non seulement j'avais déjà été laissée sur la berge quant ils étaient sur le bateau, mais le voilà qui me plante à la maison? Et moi, je vais l'attendre, ne sachant pas s'il allait vraiment rentrer? Non.
J'étais trop furieuse pour réagir. Le sourire aux lèvres, sans un mot, j'ai pris mes affaires pour partir. Pascal m'a rattrapée avant que je ne sorte de la chambre, et m'a demandé ce que j'allais faire. J'ai haussé les épaules, incapable de prononcé un seul mot. Il m'a serrée contre lui. Je n'ai pas réagi. Pas mis les bras autour de lui, rien.
J'ai vu la satisfaction sur le visage de Sophie quant je leur ai souhaité une bonne soirée. Pascal avait les mains dans les poches et s'apprêtait à me raccompagnée à ma voiture. Je lui ai dis que, ça allait, il n'avait pas besoin de faire ça. J'avais l'estomac retourné, une boule dans la gorge. J'ai laissé les larmes couler quant j'ai passé la porte.
C'était difficile de conduire les yeux remplis de larmes. Je ne voyais pas bien la route. J'étais presque à la maison quant Pascal a appelé. Ma 1ère réaction était de ne pas lui répondre, mais ç'aurait été visible que j'étais en colère et déçue. Pascal voulait que je revienne, il ne voulait pas sortir si je n'étais pas là. Je ne comprenais pas...
Pourquoi m'avoir sorti un truc aussi méchant, me faire me sentir comme une merde, pour me rappeler et me demander de faire 1/2 tour? J'ai voulu l'envoyer balader, refuser, et rentrer lécher mes plaies chez moi. Mais, à sa voix, je n'ai pas pu. Ou peut-être que c'était mon imagination, une excuse pour retourner vers lui...
Je lui ai dis que je devais de toute façon rentrer me changer si je sortais avec eux. Je n'avais pas prévu. Il a eu l'air sceptique. Pascal pensait que c'était une excuse et qu'en fin de compte, je ne viendrais tout simplement pas. J'ai pas pu me retenir de lui dire que ça ferait son affaire, puisqu'il n'avait pas l'air de vouloir de moi ce soir.
Pascal a insisté, s'est excusé d'avoir eu la stupidité de me demander ça. Il était toutefois préoccupé que je sois obligée de supporter Sophie encore ce soir. Je lui ai dit de ne pas s'en faire, il m'avait demandé de ne pas venir, alors je ne viendrais pas. Comme ça, il n'aurait pas à jouer les arbitres, ni de s'en faire pour Sophie.
Je voulais raccrocher, Pascal m'a supplié de ne pas. Il voulait, tenait à ce que je vienne. Si les choses dégénéraient, on rentrerait c'est tout. Sophe n'aura qu'à s'en prendre à elle-même. Il ne voulait pas qu'elle s'en prenne à moi, et n'avait pas l'intention de se taire. Pour s'assurer que je vienne, il viendrait me chercher.
Je ne voulais pas qu'il vienne me chercher, ça me gênait. Donc, j'ai promis de revenir. Mais ils pensaient partir dans l'heure, et pensait que c'était trop court. Que je n'aurai pas le temps de me changer. Pascal avait raison pour ça... D'ici que je me décide quoi mettre... J'ai donc fait demi tour. Caro me prêtera quelque chose.
Je me suis arrêtée et j'ai tout de suite regardé ce qui se passait chez Pascal. A peine de retour dedans, il a dit à Sophie que ce soir, je serais là. Elle a pris une mine boudeuse, et demandé pourquoi. Pascal n'a pas répondu, mais l'a avertie de ne pas m'embêter. Que s'il entendait une seule petite pique, une seule remarque, et on se casse.
Ca m'a fait sourire. Bien fait pour ta tête. Et lui, enfin il réagi. Pascal lui a expliqué que je ne voulais pas d'habitude qu'il intervienne, que j'étais assez grande pour me défendre. Mas là, je ne disais rien, parce que c'était son amie, et il en avais marre, et qu'elle lui faisait honte. Et il ne se gênera pas pour la remettre à sa place.
Pendant toute la soirée, Pascal est resté près de moi. Parfois, il se laissait même aller à me faire un petit bisou, ou laisser trainer son bras autour de ma taille. S'il bougeait, il me prenait la main et m'entraînait avec lui. J'ai vu les yeux de Sophie nous regarder. Pascal ne l'a pas laissé s'accrocher à lui. Dès qu'elle approchait, il me tenait par les épaules.
C'était bizarre, mais j'ai adoré. Caro aurait aimé qu'on papote un peu, sans que Pascal nous surveille d'aussi près, mais il ne me lâchait pas. On a dansé, bu, rigolé. J'ai passé une bonne soirée. Parfois, j'aime bien que mon mec me traite comme une petite chose qu'il doit protéger. Et j'aimais bien qu'il soit collé à moi comme ça.
J'ai pourtant demandé à Pascal de se détendre, qu'il pouvait aller danser, ou rejoindre ses potes. Il a juste souri. Il restait là, tendre, petits bisous bisous. Me chuchotant des trucs à l'oreille. Ou c'était parce que je portais une robe? Peut-être qu'il aime que je sois en robe? C'était rare, je suis plutôt jeans-t-shirt. Il me couvait des yeux et j'aimais ça.
Sophie a fait une ou 2 petites remarques, mais Pascal lui a demandé d'aller jouer ailleurs, ce qui a paru la vexer. Elle a même voulu lui parler seul à seul, mais il lui a dit qu'elle devra parler devant moi. Il n'avait pas l'intention de s'éloigner. Trop chouky. J'avais l'impression qu'on était en rendez-vous amoureux, tellement qu'il était adorable.
On n'est pas resté dormir sur place, grâce à Thomas qui avait fait en sorte qu'il y ait des chauffeurs pour ramener ceux qui ne restait pas à l'hôtel. Pascal aurait voulu rester à l'hôtel, et en même temps rentrer. On s'est quand même levé vers midi, et Caro est passée déjeuner avec nous. Pascal avait été courir pendant qu'on préparait le déjeuner.
Sophie s'est levée quant on a eu fini. Peut-être le bruit de nos rires. Elle avait la tête dans le cul, fatiguée, elle se trainait. Elle a demandé si Pascal dormait encore. Caro lui a répondu qu'il était sorti courir. Elle est retournée se doucher. Pendant le déjeuner, Sophie n'a pas beaucoup parlé. Pascal non plus d'ailleurs. J'étais de bonne humeur aujourd'hui... Sophie se casse!
Pascal souriait en nous regardant, Caro et moi, papoter et rigoler. Les seuls fois où Sophe a parlé, c'était pour s'adresser à Pascal. En lui chuchotant des trucs à l'oreille. Je n'avais plus que quelques heures à la supporter, alors je m'en fichais. Après le déjeuner, et quelques cafés, j'ai été raccompagner Caro chez elle. J'ai traîné un peu.
Pascal était affalé sur le canapé quant je suis revenue. Je crois que lui aussi comptais les heures. Il m'a plantée sur lui. Il a demandé pourquoi j'avais trainé autant chez Caro, ce qu'on avait discuté, etc. Sophie boutiquait dans la chambre. Elle préparait ses bagages. Il régnait une ambiance bizarre. Lourd.
Bizarre. Comme une sorte de nostalgie. Je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Mais bon. J'ai regardé Barbie tournoyer dans l'appart, elle semblait triste. Pourquoi? Elle ne voulait pas rentrer? Ou regrettait son comportement? C'était trop bizarre. Je ne les accompagnait pas à l'aéroport, et je n'avais pas envie d'être là à son départ.
Quant Thomas et Roxanne sont descendus, j'ai préféré partir pour revenir plus tard. Pascal m'avait demandé de rester dormir. Polie et bien élevée, avant de partir, j'ai fait mes adieux à Sophie en lui faisant la bise. Je lui ai souhaité un bon retour et tout. L'air de rien, j'étais épuisée, sa présence avait été un calvaire. Et j'étais contente qu'elle dégage.
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