Ven - 15 Avril 2022 - Londres en amoureux
______________________________________________________________________________________________________________________
Ven - 15 Avril 2022 - Londres en amoureux
Temps magnifique, après un petit déjeuner, on a été se balader, main dans la main, à travers la ville. Mon coeur ne retrouvait pas son rythme normal. C'était comme si on était à un 1er rendez-vous. Je l'adore. J'aime son sourire, ses manières, sa façon de marcher, ses pauses... tout. J'avais envie de lui sauter au cou tout le temps, de le couvrir de bisous.
Que Pascal me tienne la main me faisait flotter dans les nuages. Je me sentais si fière, si précieuse, si amoureuse. Et il faisait beau et chaud.
Je n'avais pas envie de manger enfermée dans un resto, alors on a mangé sur une terrasse au bord de l'eau (le Thames je crois). Il y avait une grande roue tout près. Je ne savais pas qu'il y avait une fête foraine, mais je n'ai rien demandé. Je suis sûre que Pascal aurait pu me répondre, mais je ne voulais pas avoir l'air idiote.
Pascal était chouky, et je pense que ça se voyait que j'étais aux anges, beaucoup de gens nous regardaient, je pense qu'ils voyaient des étoiles pleins mes yeux.
Le son de sa voix me faisait vibrer, et voir sa bouche adorée former des mots, me donnait envie de l'embrasser tout le temps. Geez, pourvu qu'il ne sache jamais ce que j'ai fait. Pascal parlait beaucoup, c'est rare. Je l'écoutais comme une drogue. J'essayais d'emmagasiner dans ma tête chaque seconde. Trop chou sa petite fossette quant il souriait.
Ses yeux brillaient quant il parlait de la petite. Sa fille. Petit pincement de jalousie. Apparemment, il était déjà dingue d'elle.
On s'est balader dans le parc, près du restaurant, après dîner. Un parc qu'on devait traverser pour retourner à notre hôtel. J'avais passé une superbe journée. J'étais si heureuse de le voir, d'être avec lui. Je n'arrivais pas à croire qu'il soit venu jusqu'ici, de si loin, juste pour passer quelques heures avec moi.
Mon coeur battait si fort, il n'y avait pas assez de place dans ma poitrine pour le contenir. Je manquais de souffle, n'arrivais pas à respirer. Je me serrais contre lui de toute mes forces. Pascal était si câlin, et j'en redemandais. Je l'adore trop fort. La journée avait filé en un clin d’œil, et on repartait chacun de son côté ce soir. Sa venue était un cadeau.
On avait beaucoup discuté aujourd'hui, allongé côte à côte sur le lit. Pascal ne s'attendait pas à ce que j'aille si bien. Il m'a dévisagée bizarrement, puis m'a demandé si je voyais quelqu'un. Il m'a posée la question, me disant que ça le rendrait fou, mais il voulait savoir. Puis, tout aussi sec, a dit qu'il ne voulait rien savoir. Il savait bien qu'il n'avait pas le droit de dire quoi que ce soit.
De toute façon, je ne lui aurai rien dit. il aurait fallu me passer sur le corps, me planter des aiguilles sous les ongles, etc. Même là, je ne lui avouerai jamais rien. Même si Thomas le lui disait, je nierai tout. Je me demande pourquoi je lui demande de ne rien me cacher, alors que je suis incapable d'en faire autant. En plus, j'aurai trop honte pour que ces mots traversent mes lèvres.
Pascal me connaissait trop bien. La dernière fois, j'étais déprimée, il me manquait et je le lui disais tout le temps. A l'époque, je pense qu'il sentait mon désarroi à travers le téléphone. Mais cette fois, depuis qu'il est aux States, je suis plus calme. Sûr il me manque, mais il sent que je suis moins désespérée.
______________________________________________________________________________________________________________________