Ven - 15 déc 2023 - Trou dans l'espace temps

Publié le par JaneDo

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Ven - 15 déc 2023 - Trou dans l'espace temps

Je devais monter au chalet avec Pascal en fin de journée. Après réflexion, je préférais prendre ma propre voiture, s'il me fait chier, je me casse. Je lui avais imposer de se débarrasser de Caro. Qu'elle se débrouille, que je ne voulais pas d'elle dans la voiture. Donc, je me faisais une raison, je ne pouvais pas prendre ma voiture.

Mais, Pascal m'a appelée pour me dire que c'était un peu vache de dire à Caro qu'elle ne pouvait pas venir avec nous. Elle n'avait pas de pneus neige, et on avait pris l'habitude de monter les 3. Qu'il ne savait pas comment lui dire de ne pas compter sur lui.

  • Et?
  • Elle ne va pas comprendre... et je sais que je ne dois pas dire que c'est toi qui ne veut pas qu'elle vienne, j'ai raison?
  • Et?
  • Et on fait toujours la route ensemble, et les pneus, et tout ça...
  • En quoi ça me concerne ses pneus? C'est l'hiver, et en hiver, on met des pneus adéquats. Elle ne peut pas prendre sa voiture, elle n'a qu'à pas monter.
  • Jane quand même...
  • Bon, t'inquiète, vous n'avez qu'à monter ensemble, moi je prendrais ma voiture équipée de pneus neige.
  • Mais non, c'est pas pour ça...
  • Si tu préfères passer le week-end avec elle ou une autre, dis le c'est tout... et je reste là. Comme ça je vous emmerde pas!
  • Mais Jane, non, c'est pas du tout...
  • C'est bon, je prends ma voiture, je préfère. Comme ça, je peux rentrer quant je veux... Tchô!


Et j'ai raccroché. Ça m'arrangeait mille fois, mais je ne voulais pas lui faciliter la tâche, c'est pour ça que j'ai pinaillé. Il a tenté de me rappeler. Certainement pour essayer de se rattraper. Pas répondu. Pas d'humeur. J'avais assez pleurniché ces derniers temps à cause de lui. Maintenant, je contre attaque.

Ok, je sais que je suis sans doute dans mes tords, mais je vais jouer au mec de base, et être totalement de mauvaise foi. Peut-être qu'il comprendra mieux. De toute façon, s'il en avait marre de moi, je ne pouvais rien y changer, alors autant garder ma fierté. Si je montre des signes de culpabilité, remords ou autre, il m'écrasera.

J'ai demandé à Thomas quant il pensait être là haut, parce que je pouvais venir plus tôt. Il m'a rappelé qu'il y avait toujours une clé. Aussi, il aurait surement Maria et/ou sa fille, donc, pas de problème si j'arrive avant lui. Thomas arrivait toujours avant tout le monde, et se mettait au courant de ce que Maria avait préparé à manger, etc.

J'étais dans l'espace cuisine  autour de l'îlot avec Thomas et Gaëtan à boire le café et fumer, sous la hotte de ventilation, quant Pascal est arrivé avec Caro. Maria terminait à la cuisine, alors que sa fille finissait avec les chambres d'en haut. La copine à Gaëtan était en train de s'installer à l'étage. Je faisais connaissance avec Gaëtan.

Pascal est venu vers nous, alors j'ai voulu m'éclipser en vitesse. Il m'a arrêtée pour me faire un bisou sur la bouche. J'ai filé. Caro était dans la chambre. Je crois qu'elle faisait un peu la gueule, même si elle voulait le cacher. Je connais sa mine quant elle fait la pote. Je pense qu'elle a dû voir que j'étais à prendre avec des pincettes.

Je suis redescendue avant Caro. Je voulais juste sortir ce que j'allais mettre plus tard, c'est tout. Je ne voulais pas tout sortir de mon sac, parce que je risquais bien de partir dans la soirée. Pascal fait un pet de travers, et je me casse. Caro a bien essayé de me parler, j'ai répondu par monosyllabe, en faisant semblant d'être ailleurs.

Pas envie de montrer que j'étais fâchée ou autre. J'avais pris un bouquin que j'ai laissé au coin de la table, et j'ai été direct vers Thomas et Michael, qui discutaient vers la cheminée. Un verre à la main, l'autre dans la poche de son jean, Pascal discutait avec Maria, Nolan collé aux basques. A lui de faire des efforts, moi j'avais donné.

En me passant le bras autour de la taille, Thomas m'a chuchoté que Pascal allait piquer une crise. Je lui ai re-chuchoté à l'oreille que je m'en foutais. Il n'avait pas de raison de faire un caca nerveux, puisqu'il ne sait rien. Si on commençait à agir comme si on était coupable de quelque chose, ce serait on le lui confirmait.

On devait rester naturel et c'est tout. Thomas, comme moi, ne pouvions pas nous empêcher de lui lancer de temps à autre des regards en coin. Mais Thomas savait que j'avais raison. Roxanne était partie rejoindre la famille à New-York, lui partait la rejoindre lundi. C'était pour ainsi dire, ses dernières soirées au chalet.

Mince, qu'est-ce que Thomas allait nous manquer! Ne pas l'avoir dans les parages, ce sera le monde à l'envers... Triste.

Ça me rappelle que je n'avais pas aimé entendre Pascal dire à Jess, qu'il essayait de se détacher de moi. Qu'elle avait raison, il s'était passé quelque chose entre Thomas et moi. Il s'excusait de ne l'avoir pas crue (tsss), et avoir pensé qu'elle cherchait juste à foutre la merde entre lui et moi, comme elle l'avait fait maintes fois.

J'ai eu l'impression que Pascal me courait après toute la soirée. Il venait se planter à côté, Nolan avec, comme un garde du corps, et moi, je tentais de le fuir. Le jeu du chat et de la souris. Caro aussi essayait de gagner mes faveurs. Je n'étais pas froide, parce que je gardais le sourire, mais je l'évitais le plus souvent possible.

La soirée dans le bar, après quelques verres de Vodka, j'étais joyeuse, et je parlais volontiers avec tout le monde. Sauf avec Pascal peut-être. Un moment donné, je me suis retrouvée dans un coin à discuter avec Paul. Il m'expliquait qu'il essayait d'éviter de toujours jouer le rôle du bon copain. Il voulait que les filles le regarde autrement.

Je lui ai conseillé d'être un peu plus macho, plus égoïste. De ne pas toujours tout faire pour que la nana soit à l'aise, et les inviter partout avec ses copains. C'est souvent elles qui l'appellent pour savoir ce qu'il fait. Et c'est toujours lui le dindon qui les invite à les retrouver s'il est avec des copains. Trop facile. Ne plus faire ça.

Pascal est venu me récupérer, et m'a collé entre ses jambes au bar. Mince, je me sentais coincée, j'avais trop envie de papoter. Quant j'ai voulu aller danser un peu, il est venu avec. Peut-être à cause de l'alcool, j'ai un peu oublié que je l'avais en travers, et que je devais garder mes distances. On a dansé et il a voulu rentrer.

Lui aussi avait peut-être aussi un peu oublié. Il me draguait, et je savais pourquoi il voulait rentrer. On est donc rentré avant les autres pour s'envoyer en l'air. Plus sobre à cause de nos parties de jambes en l'air, après, je me sentais toujours amoureuse, raide dingue de son corps. Arh, c'était trop bien. Le pire, c'est que j'avais encore envie...

Après une douche rapide, et on est descendu rejoindre ceux qui commençaient à rentrer au chalet pour continuer la soirée...

Peut-être parce qu'on avait fait l'amour, on était plus proche, plus tactile. Je ne pouvais m'empêcher de l'admirer, le regarder avec des yeux d'amoureuse transis... J'aimais ses rires, sa fossette, ses gestes... Je ne voyais personne d'autre... Arh, je devrais me baffer pour sortir de cet état de débilité profonde et reprendre le couteau par le manche, mais...

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