Ven 15 nov 2024 - Aussitôt regretté (2/2)

Publié le par JaneDo

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Ven 15 nov 2024 - Aussitôt regretté (2/2)

Ils se parlait doucement. Trop doucement pour que j'entende. J'aurai préféré qu'ils s'engueulent, parce que là, ç'aurait été assez fort. Pascal lui caressait la tête, et lui a fait un bisou sur la tempe. J'avais la chair de poule. Il n'aurait pas dû. Elle doit penser qu'il suffisait de quelques larmes et paf, il est à nouveau à ses pieds.

Il était aussi temps que je me bouge pour y aller. De les regarder me fichait des frissons d'angoisses. Est-ce qu'il l'aime à ce point? Est-ce qu'il a déjà oublier ce qu'elle avait failli lui faire? Parce que moi, je ne pense pas qu'elle était enceinte. Si non, pourquoi est-ce qu'elle voulait lui jouer le coup de "la fausse couche"? Hein?

J'avais la poitrine serré par l'angoisse pendant tout le trajet jusque chez Pascal et Paul. Extrêmement nerveuse. Et le trac me faisait trembler un peu. Je me demandais ce qui se passait en bas. J'espère qu'on ne voyait pas l'état dans lequel j'étais et que j'arrivais à donner le change. J'avais l'impression que mon sourire était faux.

Je pensais que le temps que ça me prenait pour arriver, Pascal serait déjà en haut avec Natacha. Ils n'avaient pas 36 milles choses à se dire. Que foutaient-ils donc? Sur la porte communicante, le voyant était toujours au rouge. Chiant. mon angoisse augmentait à mesure que les secondes passaient. Je m'impatientais.

Puis enfin, ils sont arrivés. Pas de visages tristes, pas de larmes. Natacha avait l'air à nouveau toute guillerette. Toute souriante, accrochée au bras de Pascal. Bon, j'ai quand même remarqué qu'il l'a discrètement fait lâcher son bras. Sous prétexte d'aller saluer ses potes. Natacha est venue vers nous; Caro et moi.

On discutait... Heum non, Caro parlait, moi j'écoutais en souriant comme si je participais. Mais j'étais perturbée et j'essayais de voir Pascal et Natacha. De voir s'ils se regardaient, s'ils avaient l'air de cacher quelque chose. Je suis folle. Mon imagination va finir par me rend dingue. Peut-être que j'imagine des trucs débiles. Je me fais des films.

J'ai eu des palpitations quand Natacha a chuchoté un truc à l'oreille de Pascal. J'avais juste croisé le regard de Pascal, peu après son arrivée en haut. Depuis, rien. On aurait dit qu'il évitait de me regarder. Ou c'était encore mon imagination. j'étais nerveuse et je claquais de froid. Peut-être parce que j'avais mis une jupe. J'étais un peu surprise de voir Yumi. Je ne me rappelle pas qu'elle soit jamais venue à nos "meeting" du vendredi. C'était étrange.

Mais bon, Pascal était là, c'est tout ce qui comptait. J'étais contente de le voir. Et pas je ne sais où, à trainer avec je ne sais qui. Ou de ne pas le voir rentrer chez lui de la soirée ou de la nuit. Au bord de la crise d'apoplexie, j'aurai surement pété un câble. Ah, ce sourire. De le voir sourire faisait faire un jogging à mon cœur.

Bon, je détestais le voir rire avec Yumi, avec Natacha. Même avec Caro. Je crois que je dois être trop tendue.

J'étais rassurée. On se devait de rester un moment chez Paul. Depuis que Thomas est parti, c'est Paul qui s'arrange pour organiser les petites rencontres entre amis du vendredi soir. On devait discuter "chalet" ce soir. Pace et Paul avait plusieurs chalets à proposer. Je crois qu'ils hésitent seulement à propos de l'endroit.

J'ai dû rater la discussion! Ils ont dû déjà choisir sans moi, ou avant que je n'arrive. Ou je n'ai pas fait attention. Trop préoccupée! En fait, ils avaient choisi Anzère, mais peu, voir pas de neige. C'était une sorte d'appart-hôtel. Ce qui fait que on loge par petits groupes, dans des appartements. Autrement Crans-Montana.

De toute façon, on s'en fiche qu'il y ait de la neige ou pas. Le but, est d'être entre amis et de faire la fête.

Pascal est sorti fumer suivi de Natacha. j'ai eu envie de courir là-bas. Briser le charme. Ils avaient l'air trop complice. Est-ce que je m'étais trompée? Est-ce qu'il a suffit qu'elle lui dise qu'elle allait enlever ce gosse pour qu'il soit à nouveau sous son charme. Enfin, ça c'était facile, elle était nettement plus jolie que moi... Sexy...

Je tournais le dos à la terrasse. C'était pour éviter de les fixer. J'avais la sensation d'avoir un nid de fourmis qui me montaient le long de ma colonne vertébrale. J'avais les nerfs à vif. A quoi ils jouaient? Puis, tout à coup, Pascal était là, à côté de moi. Je l'ai senti avant même de l'entendre demander qu'on file à l'anglaise.

Pascal est descendu en 1er. Je suis passée par l'extérieur. Ça m'a fait sourire de voir les bougies allumés partout. C'était donc pour moi? Pascal m'a prise dans ses bras, et les battements affolés de mon cœur se sont calmés. Mes angoisses se sont envolés. Pourtant, j'avais quand même des tonnes de questions qui me turlupinent.

J'espère que Pascal me racontera sans que j'aie à lui demander. Combien de temps est-ce que j'arriverai à tenir sans poser de questions?

Les choses se passaient si bien. On se retrouvait tous les 2, loin des autres. Mon cœur battait la chamade. J'étais dans ses bras. Le monde pouvait bien s'effondrer, tant qu'il me serrait contre lui, j'étais au paradis. Puis, tout s'est effondré quand son natel a sonné. C'était Natacha. Pascal a dit que c'était Natacha au téléphone, et qu'il devait y aller. Elle avait un problème.

J'ai pas eu le temps de dire quoi que ce soit. Comme un moteur de voiture, mon cerveau a serré. Je n'ai pas su comment réagir. C'est seulement quand il était loin que j'ai pensé que j'aurai surement pu l'accompagner. Je n'aurai pas dû le laisser y aller tout seul. Et d'ailleurs, qu'est-ce qu'elle pouvait avoir comme problème?

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