ven 16 Août.2024 - Un "quicky".

Publié le par JaneDo

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Ven 16 Août.2024 - Un "quicky"

Curiosité maladive, j'avais mis mon réveil à 7h, pour voir si Pascal dormait chez lui. Il se lève à peu près à cette heure là. Son lit était vide. Est-ce qu'il était déjà parti au travail, ou n'était-il pas rentré tout bonnement? j'étais un peu dégoûtée. Pourquoi est-ce que je continuais à m'infliger ça? C'était une vraie torture de voir ce qui se passe chez lui.

Je n'arrivais pas à éteindre, même si c'était pour voir l'image fixe d'un appartement vide.

Du coup, je suis retournée voir la chambre. Ah oui, il n'était pas rentré. Tout était resté tel quel quand il est sorti hier soir. Il y avait toujours la chemise qu'il avait hésité à mettre étalé sur le fauteuil. Il avait donc dormi ailleurs. J'espérais que ce soit chez Caro.

Puis, il a déboulé dans la chambre pour courir prendre une douche et se changer pour le boulot... Forcément, c'était vendredi, et le vendredi, c'était tenu informel. Et il n'allait pas aller au boulot avec les habits qu'on l'a vu porter le soir d'avant. Ce serait trop évident qu'il n'était pas rentré chez lui. Après avoir pris le temps de boire un café, il est sorti.

Mon nœud a l'estomac était toujours en fonction. Je l'enviais lui, j'enviais la femme avec qui il avait passé la nuit...

OK, je n'avais plus qu'à éteindre et me rendormir. J'avais vu ce que j'avais à voir, même si ça me traumatisait. Je ne vois pas du tout où je pouvais manquer dans le tableau de sa vie. Je me demande s'il pense même à moi. Ah, peut-être un peu, vu qu'il avait mis le cadeau que je lui avais offert pour son anniversaire. Ça ne l'a pas retenu de dormir ailleurs.

En général, le vendredi, il ne va pas faire du sport. Il rentre directement après le boulot. J'étais à mon poste d'observation, question de l'apercevoir un peu avant qu'il ne disparaisse je ne sais où. Vers les 17h, le voilà enfin. Je pouvais le reluquer dans toute sa splendeur, même à poil. Ah, on dirait des griffures dans le cou... J'ai rougi.

Il avait enfilé un simple jean, sans le boutonné, et cherchait ce qu'il allait enfilé en haut quand son téléphone a sonné. Ça n'a pas duré plus de quelques secondes. Il a juste dit qu'il était chez lui. 5mn plus tard, Caro passait la tête par la porte de sa chambre, avant d'entrer. Je crois qu'il a opté pour un t-shirt vert bariolé, qui rappelait la couleur de ses yeux.

Caro s'est collé à lui en caressant son dos musclé. Il s'est retourné pour l'embrasser et elle lui a chuchoté quelque chose. J'ai juste entendu "quicky" avant de descendre la fermeture éclair de son jean. Il a sourit. Dieu que j'aime son sourire. Mais peut-être moins la suite, parce que j'aurai voulu être à sa place. Et pas à la mienne derrière mon écran.

Caro a mentionné le fait qu'ils avaient un peu de temps avant de monter chez Paul.

Qu'il lui avait demandé de ne pas les suivre plus tard quand ils sortiraient. Elle savait donc que Pascal voyait d'autres femmes, et qu'il ne rentrerait probablement pas seul. Mais, dans le cas contraire, il pouvait l'appeler... et même passer chez elle. Elle ne bougerait pas de la maison.

Donc, Pascal lui avait demandé de ne pas sortir avec eux? Ah? Et elle ne lui faisait pas de scènes? Maligne la petite...

Il l'a soulevée, et elle a passé les jambes autour de lui. Il la jetée sur le lit en demandant si elle avait fermé derrière elle en entrant. Elle a fait oui de la tête. Elle a reculé pour être bien au milieu du lit, en remontant sa jupe. Pascal a viré son jean avant de se jeter sur elle. Ils s'embrassaient comme s'ils avaient soif alors que leurs mains se baladaient l'un sur l'autre.

Flûte. Quelle chance. Est-ce qu'il s'est demandé ce que je faisais ce soir? Si je m'ennuyais? Est-ce qu'il avait toujours pitié de moi? Je pense que quand il a dit que ça lui a fait mal de me voir, c'était parce qu'il ressentait de la pitié. Je déteste la pitié. Il avait dû se dire; "pauvre fille, elle doit être bien seule". Il ne m'avait même pas rappelée depuis.

Leur ébat a été bruyante, pleins de soupirs, de gémissements. Atroce, et ça me déchirait le ventre, me tordait l'estomac. De les voir aussi investi dans le plaisir qu'ils se procuraient l'un l'autre me dévastait. Ciel, dire que je m'inflige ce genre de torture, je dois être maso!!! Elle, elle peut le voir, l'avoir, pas moi. Moi, j'ai été effacé de la carte. Virée. Oubliée.

Repu, ils sont restés un moment collé l'un à l'autre, encore dans la phase câlin. Un long moment après, ils se sont succédé dans la salle de bains. D'abord Caro, une main entre ses cuisses pour ne pas que ça coule en marchant. Avec Caro, il n'avait pas besoin d'utiliser de préservatifs. Il souriait en la regardant s'éloigner. Il a attendu son retour pour aller à la salle de bains.

En montant les escaliers, Pascal a enfilé la main sous sa jupe pour caresser ses fesses et l'a retournée pour l'embrasser. C'était vendredi, que faire? Passer la soirée à regarder son appart vide? Et Tchoy me collait aux basques, donc, dur de laisser mon écran sur l'appart à Pascal. On a regardé un film en papotant. De temps à autre, je prenais mon ordi sur les genoux pour jeter un œil. Derrière moi, il y a le mur. Vers les 2h samedi matin, j'ai vérifié. Personne. J'étais verte.

Je dois réagir. Même si je pense l'avoir déjà perdu, ça ne s'imprime pas dans ma tête. Il faut que je fasse quelque chose, sinon, je vais devenir folle. Je dois tout tenter. Et si c'est vraiment la fin de la fin, je dois enlever mes spy, parce que je n'aurai plus l'occasion de retourner chez lui...

Le jour qu'il réclamera ses clés, changera le code d'entrée, je saurai que c'est fini terminé avec moi. En attendant, il me reste l'espoir.

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