Ven - 17 juil.2020 - Super déçue...
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Ven - 17 juil.2020 - Super déçue...
Ça me fait chier d'être plantée à la maison, de ne pas savoir ce que fait ma moitié, de le savoir tout le temps avec une autre femme, chiotte, ce virus commence à me courir sur le système. C'est vendredi, donc, le week-end, et je dois rester toute seule dans mon coin...
Pour l'anniversaire de Thomas. demain, je sais déjà que je ne vais pas pouvoir y aller. C'est foutu pour ma tête et ça me rend dingue. D'un autre côté, je me dis qu'ils vont devoir annuler, à cause du coronavirus, non?
Et bien pas du tout, mais ce sera en petit comité.
Pascal et Paul avaient proposé d'organiser, mais Thomas, "control freak" (hum, j'ai le même défaut), a tenu à organiser lui-même. Pascal lui a quand même donné un coup de main.
Comme c'est impossible d'aller au restaurant en groupe, alors c'est le restaurant qui se déplace chez eux. Ils vont faire ça dans le jardin, sur une longue table, louée pour l'occasion, Une toile de tente ouverte, et les convives, par groupe de 2, espacés de 1 à 2 mètres les uns des autres.
Donc, je peux y aller? Et me mettre seule à mon bout de table non?
Ce soir, j'ai eu envie de voir Pascal, sans pour autant mettre sa santé en danger. Juste le voir et parler ensemble un moment, tout en se baladant au bord du lac par exemple. Ou, avec mon masque, je peux rester un moment vers lui.
Le week-end passé, il avait été au Tessin avec Caro, je ne pouvais pas ne pas le voir ce week-end entier. Pascal a dit qu'il était content de me voir, mais d'après son expression, quelque chose clochait. Ou il mentait.
En fait, Caro et lui avait déjà prévu quelque chose. C'est là que j'ai remarqué qu'ils étaient sur le point de sortir. Pascal m'a emmené à l'extérieur, pour m'expliquer qu'il y avait de la musique en plein air, et Caro avait vraiment envie d'y aller, il ne pouvait pas la laisser tomber comme ça. Elle, elle attendait sagement devant la porte, sans oser me regarder.
Bien sûr que je suis consciente que parfois, Pascal se fout de ma gueule. C'est un beau parleur, il devine ou sait ce qu'une femme veut entendre, et me le sert sur un plateau. Et je marche presque à chaque fois. Presque? Heum, tout le temps en fait. Je sais bien qu'il me baratine parfois, mais... à part piquer de petites colères, que faire?
Mais, que je pouvais les attendre à la maison. Ils ne vont pas faire tard.
J'ai fait "oui" de la tête. J'étais déçue. Je n'avais aucune intention de poireauter (dire que j'ai souvent écrit ce verbe faux!) chez lui, alors qu'il fait le John dans une fête. Quoi? Je suis égoïste? Je ne crois pas. Pascal ne m'a pas vue depuis bientôt une semaine, je débarque pour lui faire une surprise, et il me dit d'attendre?
Il devrait être content et me faire passer avant tout et tout le monde. Mais non; il me demande de faire le pied de grue chez lui, pendant qu'il s'amuse ailleurs? Que dalle que je vais attendre.
Dès qu'ils sont partis, je lui ai laissé un mot pour dire que; je préférais être chez moi. Je croyais lui avoir manqué, mais je vois que non, tout va bien. Je ne voulais pas gâcher leurs sorties, alors je n'ai rien dis. Mais je ne voulais pas non plus attendre chez lui, à répandre mon virus dans son appart.
Je saurai quant ils rentreront, parce qu'il essayera de m'appeler pour se justifier. J'en suis sûre. J'ai fais attention de ne pas me montrer hargneuse, parce que je suis sûre que Caro lira aussi le mot.
Boudeuse et un peu rageuse, je suis rentrée me terrer chez moi. Je n'avais pas l'intention de lui reparler ce soir, qu'il aille se faire... Ça me serrait le cœur d'avoir l'impression qu'il semblait plus sans moi... et il ne s'ennuyait pas du tout...
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