Ven - 2 Déc 2022 - J'étais invisible!
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Ven - 2 Déc 2022 - J'étais invisible!
Ha, j'étais contente que le week-end se passe à Gstaad. J'avais demandé à Pascal de monter avec lui, mais il aurait fallu que j'aille jusqu'à son travail. Il avait prévu de partir directement du boulot pour le chalet. Le "on", pour lui et Caro m'a un peu froissé. Je me suis assise à l'avant.
Peut-être que j'aurai dû jouer la modeste et laisser Caro aller devant... Puis non, je ne veux pas déjà agir comme si j'étais son ex! J'ai fais semblant de somnoler, alors que Caro entretenait la conversation. Oh, j'ai quand même participé un peu par moment.
Par exemple, je suis pour le changement de lieu pour skier. Perso, j'aime pas trop, parce que ça me complique la tête. Je déteste tous les changements. J'aime que les choses restent imuable, ça m'évite la panique, parce que j'aime connaître mon environnement. Donc, chaque week-end, c'est presque l'aventure!
Mais bon, c'est vrai que ça évite la routine, et ça fait connaître d'autres stations... Pour les skieurs, ça doit être top.
Pascal a monté nos sacs. Dans la voiture, Caro lui avait demandé si on pouvait toutes les 2 partager son lit. Pascal n'a pas vraiment répondu, il a juste fait "hum hun". Il avait la tête ailleurs. Je crois d'ailleurs que c'était pour ça que Caro lui avait posé cette question à ce moment là.
On a trouvé nos sacs dans notre chambre, pas dans celle à Pascal. Soit il n'avait pas entendu la question, ou c'était pour ça qu'il a monté nos sacs, pour bien nous faire comprendre qu'il n'était pas d'accord. Quant Caro a vu ça, elle est vite venu me le dire. Bah, ça ne m'embêtait pas du tout.
Pascal a passé une grande partie de la soirée à discuter avec Natacha et ses potes. J'étais tout près, mais on ne s'est presque pas adressé la parole. J'avoue que ça m'a fait enrager. Un moment donné, avant qu'on sorte traîné dans le pub du centre, Pascal était descendu jouer aux billards.
J'ai voulu descendre le rejoindre, mais une fois en bas, je ne voyais pas comment m'incruster vers lui. Alors je suis remontée. J'ai un peu papoté à droite et à gauche, avant d'aller me changer pour sortir. A vrai dire, je n'avais pas vraiment envie de sortir. J'aurai préféré rester au chalet.
Dans le pub, je ne l'ai presque pas vu. Il était tout le temps avec du monde, et ne faisait pas vraiment attention à moi. Je me suis demandée pourquoi j'avais pris la peine de venir. Une partie du groupe est sorti en boîte, l'autre est retourné au chalet. Comme Pascal retournait au chalet, mo aussi.
Je cherchais toujours une ouverture pour me placer... pas évident jusque là...
Au chalet, Pascal a été se baigner à la piscine. Je ne pouvais pas vraiment aller coller mon nez à la petite fenêtre de la porte pour voir ce qu'il faisait. Et je n'avais aucune envie d'aller foutre mes rondeurs en maillot de bains. Donc, j'étais aussi rentrée pour des prunes.
J'aurai peut-être dû suivre Thomas et sa femme en boîte! Je crois que je n'arrivais pas à me mettre dans l'ambiance. Tout le monde semblait joyeu et était en train de faire la fête, de s'amuser, moi pas. Je faisais semblant, mais le coeur n'y était pas du tout. Je me sentais empotée et lourde.
J'hésitais à aller me coucher, parce que je ne savais pas quoi faire. J'avais bien mes bouquins, je ne vais nul part sans les prendre. Mais, je sentais que je devais me montrer plus impliquée dans la vie du groupe, du chalet. J'aurai voulu briller, être incontournable, mais j'avais pas la pêche, c'est tout.
Thomas avait fait rajouter un lit dans la chambre que je partageais avec Caro pour Natacha. Ce qui fait qu'on partageait toutes les 3 la même chambre. Ca m'allait. Au moins, comme ça je sais qui ne vient pas se coucher là. C'était risible de penser que les 3 maitraîsses de Pascal dormaient dans la même chambre!
Un peu paumée, j'ai fini par aller me coucher et lire. Les heures se trainaient et aucune de mes 2 camarades de chambrée ne venait se coucher. Chiant. Ma tête a commencé à me dérouler des films catastrophes de ce qui pouvait être en train de se passer. Je n'avais aucun moyen de vérifier.
3h du matin, je ne dormais toujours pas, et ni Caro, ni Natacha n'étaient là... Qu'est-ce qu'elles fabriquent! Je devrais agir, faire quelque chose, mais je n'arrivais pas à trouver la force d'inverser la vapeur. J'étais un poids mort dans ma tête. J'étais à court d'idées... Amorphe!
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