Ven -25 fév.2022 - Mise au point

Publié le par JaneDo

______________________________________________________________________________________________________________________

Ven -25 fév.2022 - Mise au point

Comme toujours, pour aller au chalet, Caro était en voiture avec nous. Donc, de vrais discutions, c'était pas possible. En tous cas, je ne pouvais pas parler de ce que je voulais vraiment devant elle. Au chalet, on a laissé nos affaires dans l'entrée, le temps de dire bonjour par-ci, par-là.

Petite note; je déteste ça. Je ne sais jamais quoi faire, et j'ai pas vraiment quelqu'un avec qui je veux parler avant de monter dans ma chambre. Je me sens toujours perdue, les bras ballants. J'ai beau regarder autour, je ne vois jamais personne, tellement je me sens mal à l'aise.

Je me force à sourire, et hop, Thomas était déjà là, alors j'ai été vers lui. Stupide moi. Caro, elle, avait suivi Pascal et je ne sais pas comment elle fait, mais elle arrivait à sortir des mots et faire la conversation. J'ai échangé 2 mots avec Thomas; pour demander si on mangeait au chalet.

Carrément nul, parce que je l'avais vu chez Pascal avant son départ. Mais, je suis toujours aussi nulle. J'ai voulu ensuite aller vers Pascal et Caro, mais avant que j'arrive vers lui, il quittait déjà ce groupe, pour saluer une pouffe que je ne connaissais pas.

Discrètement, je le voyais faire la bise à celle-là, saler celui-ci, et une bise encore à celle-là, tout ça avec le sourire jusqu'aux oreilles. J'aurai dû faire ce que je faisais d'habitude; aller directement à la chambre, même si je n'avais pas mes affaires. Oui, je voulais laisser Pascal les monter.

Vania m'a chatouillée par derrière, et je me suis retournée pour lui faire la bise. Maintenant que la Suisse a fait tomber toutes les restrictions, on pouvait à nouveau se faire la bise, ou des hugs. Vania m'a présentée sa copine. Aucune idée la seconde d'après de son nom. Ça c'est moi.

Je souriais, mais j'étais à cran. Envie de m'enfuir, m'enfermer dans ma chambre, question de reprendre mon souffle, et trouver le courage de redescendre me jeter dans l’arène. Il me semble qu'il y avait plus de monde que d'habitude. Ça me rendait aveugle, le salon était plein.

Il y avait du monde partout, vers la table à manger, la cuisine, dans les couloirs... partout. J'avais un nœud à l'estomac. Timidité.

Après quelques mots avec Vania et sa copine, j'ai pris la fuite vers ma chambre, en embarquant mes affaires. Caro est montée en 1er. Elle s'est étalée au milieu du lit en papotant. Aucune idée ce qu'elle disait, j'étais dans un autre monde, à me demander comment m'habiller, etc.

J'ai demandé à Caro si elle voulait dormir avec nous. Elle m'a dit qu'elle avait déjà demandé à Pascal, mais il ne voulait pas d'elle. Ils partaient la semaine prochaine, ensemble, alors il voulait profiter d'un peu d'intimité. J'ai fait oui de la tête, mais je n'y pensais d'jà plus. Dès que Pascal s'est pointé, elle est partie, pour ne pas nous déranger.

Je ne sais pas pourquoi avoir parlé de ça...  J'ai dis à Pascal que je devais lui dire un truc, mais que je ne voulais pas qu'on en reparle après. Jamais. Pascal a changé de couleur. Donc, je lui ai dis que je savais qu'il m'avait menti jeudi, quant il a dit avoir un truc avec le boulot.

Il a voulu dire quelque chose, mais j'ai levé la main pour le faire taire. Mince, j'aurai peut-être dû voir ce qu'il aurait inventé...

J'ai dis que je savais aussi que lundi soir, après le resto, il avait été rejoindre Natacha. J'avais vu son message sur son natel. L'excuse d'aller courir était pas mal. Qu'il ait oublié son natel, je ne sais pas si c'était exprès, mais j'ai préféré découvrir la vérité comme ça, que par sa bouche.

J'ai insisté, je n'aurai pas voulu le savoir autrement. J'ai vu qu'il avait effacé les messages le lendemain. J'ai aussi mentionné, qu'il avait dit qu'il mettrait fin à cette histoire, et que ce n'était pas le cas. Je ne sais pas encore si je lui en voulais ou pas. J'ai aimé qu'il ait été adorable avec moi, malgré ce qui se passait.

J'ai précisé que ça n'avait pas toujours été le cas. Il y a eu un temps où il avait été froid, distant, et ça m'avait perturbée. J'ai voulu qu'il sache que, ce n'était pas que je me foutais de ce qu'il faisait, mais, tant qu'il est adorable et correct avec moi, alors j'arrive à fermer les yeux. Même si ça fait mal.

Pascal avait rougi. Il se mordait la lèvre inférieur nerveusement. J'ai donc souri, et demandé comment je devais m'habiller. Il a prétendu que jeudi, il avait bien un truc avec le boulot. J'ai ignoré, et demandé s'il pensait qu'on aurait le temps de se changer après avoir mangé.

Probablement parce qu'il se sentait en faute et coupable, Pascal a été adorable toute la soirée. Il restait vers moi, ou m'entraînait avec lui en me prenant par la main. Même quant Natacha s'est pointée directement au Bar. Elle est venue nous faire la bise. Pascal a rougi, ensuite il a fait comme s'il ne la voyait pas.

Pourtant, Natacha est restée vers nous, papotait joyeusement avec Caro. Pascal l'évitait et faisait semblant de ne pas s'intéresser à la conversation, ou répondait par monosyllabe quant elle s'adressait à lui. On aurait dit qu'il se concentrait à me faire des bisous. J'ai bien remarqué les regards furtifs de Natacha.

On est rentré assez tôt, ça devait être pénible pour lui. Ça me fait doucement rigoler. Natacha ne devait rien piger. D'habitude, Pascal évite de trop me câliner quant elle était là, ce qui m'enrageait. En rentrant, je lui ai dis que je ne voulais pas que Natacha sache que j'avais tout découvert, sinon, je serais vraiment en colère.

Natacha s'acharnait sur son natel. Je le sais, parce que j'ai regardé. Il l'avait mit sur silence. On a fait l'amour. J'avoue que j'en avais pas envie au début, parce que, même si je lui ai fais croire le contraire, je lui en voulais.

Quant c'est bon, difficile de résister, et laisser une petite colère tout gâcher. Hum, Natacha lui demandait de trouver une excuse pour la rejoindre au sauna. Elle a attendu pour rien. Vu ce que je lui ai dis, Pascal n'aurait jamais osé me planter dans la chambre pour la voir. Elle ne devait plus rien comprendre. Bien fait.

______________________________________________________________________________________________________________________

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article