Ven 25 oct 2024 - Natacha a gagné
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Ven 25 oct 2024 - Natacha a gagné encore
Heureusement que je suis rentrée le matin et revenue en début d'après-midi, parce que Pascal est rentré plus tôt du boulot. J'avais déjà commencé à préparer quelque chose à manger. Je voulais lui faire une surprise. J'espérais qu'il reste avec moi, malgré son rendez-vous prévu avec Natacha.
J'ai eu l'impression qu'il était heureux de me voir là en arrivant à la maison. Il m'a serré contre lui. Je me suis sentie toute chose en frottant ma joue contre la sienne. Il sentait si bon, il était si tendre que je croyais que c'était gagné pour ce soir. J'étais contente qu'il soit rentré plus tôt pour moi.
On a laissé le ragoût mijoté pour se faire des câlins. Comme j'étais contente qu'il soit là, qu'il soit si adorable avec moi...
Pascal avait l'air relax. Il n'avait pas l'air pressé, donc j'en ai déduis qu'il restait à la maison. Je me sentais rassurée et j'étais toute contente. Il a dit quelque chose qui m'a fait rire.
J'étais dans la cuisine et il était accoudé au bar et me regardait, ce qui me rendait un peu mal à l'aise. Je riais il a soudain lancé; "I love you...".
Ça venait de nul part, j'étais surprise parce qu'on était juste en train de parler et je riais de ses réflexions. Il souriait. J'adore son sourire. Il a vu que je ne comprenais pas.
Alors il m'a dit qu'il aimait m'entendre rire, quand je me ronge les ongles en lisant. Qu'il aimait que je sois là. Mon cœur s'est emballé aussitôt.
Quand il a été se changer, j'en ai profité pour mettre la table. Je pensais qu'il allait se mettre en training, mais ce n'était pas le cas. Il était habillé pour sortir. J'étais trop surprise pour sortir un mot. Et hélas, la honte, les larmes ont jaillis et je me suis mise à pleurer. J'avais compris, il sortait. Il allait encore me planter là.
Pascal s'est précipité pour me prendre dans ses bras. Mais le flot avait commencé, impossible de l'arrêter d'un coup. Même si dans ma tête je m'insultais d'être si ridicule. Pascal m'a fait asseoir, il voulait me parler. Que pouvait-il bien inventer cette fois, hein? Il pensait vraiment réussir à me faire avaler son bobard?
Il a commencé par dire qu'il voulait que je reste, qu'il n'allait pas faire tard. Puis, il m'a dit qu'il pensait d'abord m'inventer une excuse, mais que finalement, il préférait me dire la vérité. Alors là, j'en doute! Mais bon, attendons de voir!! Mais, Pascal m'a surprise...
Il a dit qu'il avait rendez-vous avec Natacha et son frère. Il m'a raconté qu'hier soir, elle avait voulu m'appeler. Il lui avait fait du chantage, si elle m'appelait, il n'irait pas au rendez-vous ce soir. Comme elle a fini par plier, il se devait d'y aller. Et aussi, parce que son pote risquait de s'énerver contre lui.
Au milieu des larmes entre 2 hoquets, je lui ai demandé s'il avait l'intention de rompre avec moi.
- Est-ce que ce rendez-vous en famille... c'est... parce que vous sortez ensemble?
- Comment tu peux dire un truc pareil. Non, je ne sors pas avec elle. Mais... j'avoue que... je l'ai laissé le croire. J'en suis pas fier, mais je ne savais pas comment m'en tirer autrement. Mais non, tu n'as rien à craindre. Ce que je lui raconte, ce n'est que ce que les mecs ont l'habitude de bafouiller pour que la nana se calme. J'apprends...
- Tu peux me le jurer?
- Je te le jure sur ma tête. Tu es la seule femme pour moi. Tu le sais. Alors, arrête de pleurer, ça me brise le cœur...
- J'ai eu tellement peur. Je pensais qu'on passait la soirée ensemble et je te vois habill...
- Chuuut. Je t'assure que tu n'as pas à avoir peur.
Je me suis jetée contre lui pour le serrer très fort. J'avais encore le cœur qui me tapait dans les oreilles. Je ne sais pas si je devrais le croire, mais même s'il ment, il le faisait très bien. Je lui ai dis qu'il pouvait y aller, maintenant, je me sentais rassurée. Il n'avait pas à s'inquiéter, je serais là quand il rentrera. Je ne bougerais pas.
Je lui ai dis qu'il n'avait pas à se dépêcher pour moi. qu'il pouvait prendre son temps. J'étais un grande fille, je l'attendrais. Je ne voulais pas qu'il ait l'air d'être pressé, juste parce qu'il savait que j'étais à la maison. Que j'étais contente qu'il ait pensé qu'il pouvait me dire la vérité et pas me laisser me faire des idées. Je l'ai embrassé.
J'avais de quoi lire, je n'allais pas m'ennuyer, ni tourner en rond en me demandant ce qu'il faisait. Qu'il m'ait raconté, voulait dire qu'il n'y avait rien d'inquiétant. Si non, il ne m'aurait rien dit du tout. J'avais confiance.
L'air de rien, j'ai été les espionner. Ce n'est pas facile de rester plantée dans la voiture sans se faire remarquer. D'autant plus que Pascal connait ma voiture. Alors, après les avoir repéré, j'ai attendu un moment et je suis partie. Les gens qui passaient ne faisaient que me regarder bizarrement. Pascal était souriant et charmant comme d'habitude.
A la maison, je me suis vautrée sur le canapé et lut. Mon livre était passionnant. Nymphéas Noir de Michel Bussy.
Encore un auteur que j'ai plaisir à lire. Et ce livre là, je ne risque pas de l'oublier, c'était vraiment du délire tellement c'était bien. Depuis le début, j'imaginais pleins de choses, mais j'étais loin du compte à la fin. Bravo Michel Bussy.
Pascal est rentré vers les 23h. il était claqué. Natacha lui avait fait une scène après le départ de son frangin. Elle pensait rentrer avec lui et était très déçue qu'il refuse. Pour finir, il lui a dit que je l'attendais à la maison. C'était d'ailleurs pour ça qu'il rentrait si tard. Il sait bien qu'elle essayait de faire en sorte qu'il ne rentre pas...
Moi, tout ce qui comptait, c'est qu'il soit là. Le reste, qu'elle lui ait fait une scène ou pas ne m'intéressait pas vraiment. D'être dans ses bras c'est tout ce qui m'importait. Baf, après les larmes, je lui ai sauté dessus. j'avais envie d'être aussi collante que possible. Je n'arrivais pas à me détacher de lui. Je l'aime plus que tout au monde... quoi qu'il fasse.
J'ai été si désespérée qu'il parte rejoindre Natacha que j'ai failli perdre la tête. Elle avait gagné la 1ère manche, mais pas la 2ème!
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