Ven 8 Nov 2019 - Retour à Gstaad

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Ven 8 Nov 2019 - Retour à Gstaad

J'avais pris un somnifère hier soir, alors je me suis levée vraiment tard ce vendredi. 16h30. Et j'ai attendu que la nuit tombe. Je me suis alors préparée pour partir à Gstaad. Je voulais prendre ma propre voiture, donc Caro y allait de son côté. Je pensais rentrer samedi dans la soirée, sous le prétexte que j'avais un anniversaire.

J'avais toujours le moral en dessous de zéro, alors je n'étais pas emballée d'aller au chalet ce week-end. Mais, comme Pascal risque d'être de retour le week-end prochain, il fallait que j'y aille. Depuis que Pascal était parti, j'avais un peu déserté. Maintenant que je sais qu'il revient, je ne voulais pas qu'on pense que j'allais avant au chalet aussi souvent, seulement parce que Pascal était là.

C'était pourtant le cas, mais, tout le monde n'a pas besoin de le savoir ou d'en être convaincu.

Thomas m’avait mise dans la même chambre que Caro. Quelle hyper poisse, moi qui rêvait d'un peu de solitude cachée dans la foule. Râpé!. Ça ne me convenait pas du tout. Je ne suis qu'une invitée ici, alors est-ce que j’avais le droit de me plaindre? Et encore moins de me montrer capricieuse. Non. Caro est montée aussi pour m’aider. C'était sympa de sa part.

Personne ne semblait avoir vraiment envi de sortir ce soir, ils étaient plutôt parti pour faire des jeux. Surprise, Yumi était venue passer la soirée avec nous. Son chalet est juste à côté et elle est amie avec Thomas et Pascal depuis des lustres. Je suis redescendue à temps pour participer au jeu.

Un jeu simple, auquel j'avais déjà joué. Écrire le nom de quelque chose, personnage célèbre ou pas, fiction, acteurs, etc, mais quelque chose de connu et coller le billet sur le front de quelqu'un. On devait deviner ce qui était collé sur son propre front, exemple; "James Bond". Simple.

A chacun notre tour, on avait le droit de poser 3 questions, et ainsi de suite jusqu’à ce qu'on trouve ce qu'on a sur le front. Wah, je ne voulais pas jouer, parce que j'avais peur d'avoir un gage impossible.

J'ai préféré prendre un verre et attendre le jeu suivant. Un pas de trop dur. Puis quelqu'un à proposé un Billard et j'ai sauté sur l'occas. J'étais pas très calée, mais j'aimais bien. A force, je vais finir par devenir pro! On s'amusait bien, et je me défendais tout aussi bien. Je faisais équipe avec Lucas, qui joue super bien, quant on est venu nous demander si on voulait sortir avec reste de la troupe.

On a donc fini au bar du coin. Une heure après, j'avais déjà avalé 2 vodka, une de plus et je parlerais Russe. J'avais envie de danser, alors quant ils ont proposé d'aller en boîte, j'étais aux anges. J'ai passé pratiquement 2h à danser et à boire. Beaucoup dansé avec Paul et Thomas. Puis Thomas m'a raccompagnée, parce que je ne tenais plus sur mes jambes. Et j'avais envie de dormir. J'étais raide.

Bizarrement, Bastien a passé son temps à essayer de me joindre! Quel foutu idiot. Il a attendu tout ce temps pour appeler? Et le week-end en plus. Trop nul. Il s'imaginait que je vivais sur une étagère, avec marqué "à dispo pour homme seul le week-end"? Il m'a laissé 2 messages me demandant ce que je fabriquais, si j'avais envie de prendre un verre avec lui. Avec son gros accent vaudois.

Dès que l'euphorie descend, je suis à nouveau complètement stressée et la dépression menace. Je suis déprimée à fond les roulettes.

J'essaie de le noyer dans l'alcool quant je sors, et avec la bouffe quant je suis à la maison. Je voudrais avoir le courage de peindre, mais même là, ça coince. Je n'en ai pas l'énergie. Je souffre 24 sur 24, angoissée à n'en plus pouvoir. Et je pense à tout ce qui s'entasse sans que je trouve la force de faire quoi que ce soit.

Je les ai entendu rentrer du fin fond de mon lit. Je sais qu'ils trainaient encore en bas à faire la bringue. Je serais bien descendue, mais j'étais bien trop raide. Exténuée.

L'envie restait juste au niveau de la pensée, mais les pieds et le reste ne voulaient pas sortir du lit. Puis Caro est montée se flanquer en training avant de redescendre. J'avais juste ouvert un œil, elle a essayé de m'encourager à faire comme elle.

Caro aussi était là pour les mêmes raisons que moi, pour ne pas qu'on réalise qu'elle était plus souvent ici quant Pascal était là. Et voulait faire bonne figure. Alors, j'ai fini par émerger de mon lit. En bas, j'ai avalé 3 cafés coup sur coup. J'ai rigolé, encore bu, et chanter aussi. On a fait du Karaoké. Mort de rire, je chante mieux quant je suis cuite, et je l'étais encore un peu. 1h de sommeil on & off, pas suffisant pour que l'alcool s'évapore.

Je me suis couchée tard vers les 9h. Dire qu'il y en avait qui allait encore trainer à faire du sport ou aller patiner. Horreur. Moi, j'avais mal partout. J'étais rompu. Mais, contente d'être venu à Gstaad. Je n'avais pas pu lire une seule ligne de tout le week-end. Je n'ai pas senti quant j'ai sombré dans les bras de Morphée. Mais avant de m'évanouir dans les affres du néant, j'ai pensé à Pascal...

Le week-end prochain, Pascal sera de retour... j'étais impatiente, et aussi, pas très impatiente... Je ne savais pas ce qui allait se passer, et cela me torturait.

J'avais tellement envie de le revoir, tellement envie de sentir la force de ses bras, de me lover contre lui. Mais, j'étais totalement consciente que si je ne voulais pas m'effondrer, souffrir, je devais rester loin de lui. Oublier même qu'il était en Suisse. Oublier qu'il était à 2 doigts, à 2 pas... Oublier à quoi il ressemble, le son de sa voix, le ton de sa voix quant il me chuchote à l'oreille, comme il est quant on fait l'amour. Oublier qu'il existe même.

Ma tête sait que je dois tirer un trait et changer de direction, mais mon cœur... Mon cœur reste sourd à la raison. Têtu. Mon cœur ne veut rien entendre, ne veut rien savoir. Et dire que j'ai toujours été réglé par la raison. Le cœur avait toujours été secondaire, un muscle qui permet de vivre, sans plus. Je n'aurai jamais pensé que les sentiments pouvaient rendre aussi stupide et débile.

Je sais que je devrais écouter ma raison et non les effluves de je-ne-sais-quoi. Être amoureux ou amoureuse, c'est une fabrication de l'imagination. Peut-être trop de Conte de Fée quant on est petite!

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article