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Mar - 8 sept 2020 - Missing you...
Ce devait être vers les 3h du matin là-bas, quant j'ai laissé un message à Pascal. Juste pour dire que j'étais bien arrivée., et qu'il me manquait. J'ai décidé de ne plus cacher ce que je ressentais. Même si ça devait le mettre dans une position difficile.
Alors oui, il me manquait. Il a répondu à mon message en me disant que je lui manquais aussi. J'ai reçu droit derrière un autre message, où il me disant qu'il savait que j'étais bien rentrée.
N'ayant pas reçu de nouvelles, il avait été inquiet.
En fait, je savais ce qu'il voulait dire par inquiet; il se demandait s'il avait encore commis un impair, que j'étais fâchée en partant, et qu'il ne s'en était même pas rendu compte. Bref, c'était ce qui l'avait inquiété. Je l'ai rassuré.
J'étais juste crevée. Trop de longs voyages, de longs trajets, ça m'avait assommée. Son message m'a réchauffée le coeur; je lui manquais, alors même un simple "je suis bien arrivée" aurait comblé un bout. Du tac au tac, j'ai répondu qu'il me manquait encore plus qu'il n'imaginait.
J'ai un peu hésité avec le message suivant, puis non; il me manquait plus que je ne pouvais lui manquer. Lui avait Caro. Et si ça ne suffisait pas, il a aussi Jess, ses parents et le petit Patrick. Ha! J'avais dû toucher un point sensible, parce que sa réponse à mon message ne venait pas.
J'avais balancé mon natel, parce que Pascal ne répondait pas. Idiote;
Puis mon natel a sonné. C'était Pascal. Il avait lu mon message et ça lui faisait de la peine. Il disait que je lui manquait vraiment beaucoup. Qu'il était triste que je ne le croyait pas. Toutes les Caroline du monde ne pouvait pas l'empêcher de penser à moi et d'avoir envi d'être avec moi.
Ça m'a rappelée ce qu'il m'avait dit à propos de son fils; il aurait eu envi de rester, de le voir grandir. Mais, l'idée que c'est exactement ce qu'espérait Jess et ses parents, faisait qu'il avait envi de faire exactement le contraire. Je savais qu'il était très partagé à ce sujet. C'était délicat d'en parler, alors j'ai gardé pour moi mes craintes de le voir finalement décider de rester là-bas.
Quel bonheur de l'entendre. Ça me donnait envie de le voir, de pouvoir le toucher, le sentir, sentir sa chaleur, aïe, il me manquait. Je le lui ai dis. J'ai dis aussi que je comptais les jours jusqu'à son retour. Pascal m'a redemandé si ça ne me disait pas de venir m'installer là-bas, à New York. On en avait déjà parlé.
Qu'il me redemande ça, alors qu'il était encore là-bas, a fait vibrer la sonnette d'alarme. Il y pensait sérieusement!
On s'est confié pendant une bonne heure. J'aimais entendre sa voix. Ça me faisait penser à des tas de choses; comme quant il me dévisageait et me sortait de nulle part des "I love you". Ça me faisait toujours fondre. Aussi à sa voix quant il me chuchotait à l'oreille quant on faisait l'amour.
Ça me faisait aussi peur d'être si craque dingue de lui, même après toutes ces années...
Avant de raccrocher, il m'a dit qu'il rentrait ce week-end, donc, je n'avais pas à compter. Ça m'a fait frisonner de bonheur. Mais, j'avais de gros doutes. Cela pouvait changer d'ici le week-end, alors il ne fallait pas que je me fasse trop d'illusions. En même temps, j'avais trop mal au coeur pour lui. Sa position n'était pas facile.
Quelque part, je me disais qu'il allait falloir que je fasse des concessions, et lui donner un peu aussi...
Je pensais que je devrais peut-être envisager d'accepter de vivre avec lui. Dès que j'ai eu cette pensée, ça m'a fait frissonner dans le mauvais sens. Il est à peine plus âgé que l'aîné de mes neveux, et il est marié, et avec enfant en plus.
Comment faire fasse à ma famille, et surtout mes neveux, que j'appelle mes gamins, avec ça! Je ne pourrais jamais le présenter à me famille... Jamais jamais. Je me suis sentie mal...
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