Sam 19 sept 2026 - Tranquille?

Publié le par JaneDo

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Sam 19 sept 2026 - Tranquille?

Enfin, la paix. Pourtant, je me sentais coupable vis-à-vis de Pascal. Je ne savais pas comment lui expliquer, ni comment éviter qu'il fasse un truc qui me fasse dresser les cheveux dans la nuque. Je savais qu'il y aurait du monde dans le jardin cet après-midi. Qu'ils seront encore là en début de soirée, ou peut-être même toute la soirée. Je voulais éviter le monde… pour l'instant.

J'ai fini par appeler Pascal, qui m'avait laissé un nombre incalculable de messages et d'appels en absence. J'étais un peu gênée. Je ne savais pas quoi lui dire. Pascal m'a proposé de rester à la maison, lire, regarder la télé, et que je n'étais pas obligée de parler. Alors j'ai accepté. Les bouquins que j'avais emmené chez lui, je les ai tous lus, alors j'ai ramené quelques nouvelles lectures.

Quand je suis arrivée, il était encore dehors. Et il y avait encore du monde… Je ne voulais pas les voir. J'ai fermé la porte-fenêtre qui donnait sur le jardin.

Afff, pour être sûre de ne croiser personne, j'ai filé dans la chambre.

J'étais surprise que Pascal n'est pas fait le guet pour me voir arriver. Il n'a rien fait pour me protéger des autres. Je m'attendais à un peu plus de considération.

J'entendais les gens entrer et sortir. J'ai même entendu Nolan lui demander s'il allait vraiment se faire chier en s'enfermant à la maison avec moi. Sale con. J'ai même sursauté à l'idée qu'il ait raconter à Nolan. Là, je serais vraiment super furax. Si c'est le cas, je me casse. Je pense que Pascal a dû se rendre contre de ma présence. Il a passé la tête dans la chambre…

Il a souri, pas moi. Je n'étais pas d'humeur à sourire, ni à socialiser. Il est venu s'assoir sur le bord du lit, et m'a dit qu'il allait avertir Paul qu'il ne fallait plus qu'on traverse chez lui, boucler les portes pour qu'on ait un peu de "privacy". Je l'en ai empêcher. De toute façon, j'allais lire et faire la sieste, alors il pouvait bien traîner avec ses amis encore un peu. Et "toc" pour ce con de Nolan.

Pascal est sorti rejoindre ses potes, mais 1h après, il était de retour. Il m'a dit que je pouvais bouger dans l'appart si j'en avais envie, qu'il nous avait enfermé. Il m'a proposé d'aller nous promener au bord du lac. Euh, je ne voyais pas comment on pouvait éviter nos potes si on traversait le jardin. Il avait pensé qu'on descendrais par l'autre côté, du côté de chez Caro. On irait dans l'autre sens.

Trop risqué. Peut-être plus tard. Il s'est couché à côté alors que je lisais et a passé son bras sur moi. Et il s'est endormi. Ca m'a fichu la cosse, alors moi aussi. Quand on s'est réveillé, il faisait nuit, et il y avait que 3 u 4 traînards dans le Gazebo. Après avoir enfilé un sweat, on a traversé le jardin pour aller se promener. Pascal me tenait par la main, mais évitait de parler. C'est cool.

On a marché, comme il me tenait pas la main, je n'avais pas besoin de faire attention où je posais les pieds. Je me laissais guider. Je pouvais me renfermer dans ma bulle et laisser mes pensées s'évader. Je lui étais reconnaissante qu'il ne parle pas, qu'il n'essaie pas de me questionner. Après avoir longuement marcher, on est rentré et Pascal m'a fait quelque chose à manger.

Du poulet au curry avec du riz parfumé. J'adore. Comment a-t-il pensé à ça? Avait-il fait les courses en conséquence? Il était donc persuadé que j'allais venir chez lui? Hum! Gonflé! Mais bon, ce soir, il était parfait. Il est resté juste là, sans me forcer à m'ouvrir.

Il parlait très peu. Il m'avait demandé s'il pouvait jouer du piano pour moi, ou s'il mettait son casque pour ne pas me déranger. J'aime bien le piano. Je devinais que Pascal n'allait pas jouer un morceau entrainant. Que c'était juste pour jouer. J'adore l'entendre jouer. Ça m'a fait pleurer dès les premières notes. Pascal a remarqué mes larmes, mon regard triste et a voulu arrêter. Non, il pouvait continuer.

C'est pas comme si c'était la musique qui me rendait triste. Ce sont mes pensées, ces images qui ne me quittent pas. C'était des morceaux mélancoliques, qui me faisait penser aux derniers évènements traumatisants des derniers jours. Je me suis rappelée comme je fixais mon Papa, en espérant le voir respirer. De mon incompréhension que la vie puisse disparaître aussi facilement. Comme ça me semble encore inimaginable. Impossible. Encore des choses que ma tête ne capte pas.

Plus tard, on a lu tous les 2 allongés sur le canapé avant d'aller se coucher. A 1h du matin, je baillais, j'étais out. 

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