001 - Ok, j'ai compris, c'est fini! (3)

Publié le par JaneDo

Samedi, 1er jan 2011; (la journée et le soir)

Je me suis réveillée en nage. Pascal m’avait emprisonnée dans ses bras toute la nuit, et comme je bouge peu, j’avais dormi comme ça, mais, j’avais eu chaud. On a traîné au lit jusqu'à ce que Caroline s'en aille. On était en manque de câlins!

C’était passé midi quant on s’est levé pour descendre déjeuner. Pascal est sorti peu après avec quelques copains. Ses parents étaient de retour, alors après le déjeuner, j’ai été me recoucher. J’étais raide et je n’avais pas envie de rester dans les pattes de ses parents!

Pendant la journée, j’ai pu passer pas mal de temps en compagnie de Pascal et c’était vraiment chouette. Je ne me suis pas gênée pour aller vers lui chaque fois que j'en avais envie.
On s’est amusé à la piscine, pour une fois, je me suis baignée. Nos chaises longues étaient côte à côte, mais quant Thomas se trouvait là, Pascal se mettait de l’autre côté, laissant Thomas entre nous.

Les seuls moments où je gardais mes distances, étaient quant sa femme était à ses côtés. Ses parents ne se doutaient pas de nos arrangements secrets pour le week-end.

Toutefois, j’avais pensé que la situation ne gênait pas Jess, mais c’était faux, elle m’a fait une petite remarque à propos de Pascal. Elle lui accordait un peu de lest ce week-end, mais elle était au courant qu’on avait rompu. Je n’ai pas jugé nécessaire de me prendre la tête avec elle ou de lui répondre. Apparemment, elle n’était pas au courant du pacte entre Pascal et Thomas.

  • Je t’avoue que je ne te comprends plus, je ne comprends rien, tu as voulu rompre et te voilà agissant comme si rien ne s’était passé, je comprends pas?
  • Tu préfèrerais que je te fiche la paix?
  • C’est pas ce que je veux dire, j’essaie juste de comprendre... Qu’est-ce que tu veux vraiment?

Mon dieu, pourquoi je posais une question pareille! Comme si j’avais envie de le savoir!!!!!!!

  • J’aimerai bien, je voudrais que ce ne soit pas ce que tu veux, j’espère que tu me dise que tu ne le veux pas vraiment, ça, ça me ferait vraiment vraiment plaisir, et j’aimerai alors que tu m’explique pourquoi tu l’as fait, pourquoi tu m’as fait ça? Ça m’a brisé le cœur et j’ai cru mourir.

On était assis au coin du feu, ses parents traînait dans le jardin d’hiver, mais on chuchotait. J’étais contente qu’on puisse parler ensemble, et j’avais commencé mon nouveau “moi”. Pascal était assis là quant je suis descendue et discutait avec 1 de ces copains, sans scrupule, je suis venu m’asseoir à côté, dès que son copain est parti, on s’est retrouvé que les 2 et Pascal m’a fait un grand sourire, en me disant que ça lui faisait plaisir pour une fois de n’avoir pas à me courir après comme un dératé et que j’ai pris l’initiative de venir vers lui. Ça m’a donné du courage pour continuer.

Pascal m’a proposé d’aller marcher un peu, prendre l’air. D’habitude, je serais restée au chaud au chalet, prendre l’air quant il fait si froid, c’était pas vraiment mon truc, mais là, j’ai accepté.

  • Écoute (gros soupir)... Je ne le veux pas vraiment, mais il faut avouer que Thomas n’a pas tord, qu’est-ce que j’ai à offrir? Rien. Des heures d’attente, des rendez.vous manqués, de longues semaines sans nouvelles, parce qu’il fait avouer que je suis pas un maniaque des sms! De longues semaines seule, et quant je suis là le week-end, je ne peux même pas te toucher, tout ce que je peux t’offrir, c’est quelques heures en cachette ça et là, dormir ensemble une fois de temps à autre... C’est pas ce que je peux appeler, te rendre heureuse?
  • C’est un peu à moi de voir, tu ne pense pas? Et si ça me convient? Pourquoi me briser le cœur? Parce qu’à t’entendre, tu me brise le cœur pour mon bien? C’est ça?
  • C’est clair quant tu le dis comme ça... Y a des moments où je ne me pose pas la question, je suis juste heureux qu’on se retrouve enfin, puis quant je suis seul, j’y pense et je trouve ça horrible. Je me dis que si je t’aime, je dois te rendre ta liberté.
  • Pas comme ça! C’est quoi cette liberté qui veut que je sois libre, mais malheureuse sans toi?
  • Peut-être au début...
  • Oh, ne me sort pas le couplet; “Peut-être au début, ensuite tu me remerciera”... Ce serait le summum!
  • Sans moi? Tu veux vraiment de ce genre de relation?
  • Je le veux!

Ça l’a fait sourire d’entendre autant de conviction dans ma voix, puis il a foncé les sourcils pour regarder au loin. Grahhhou, je me suis dis qu’il allait encore me sortir des raisons bidons, mais pas du tout!

  • J’ai envi de t’embrasser là! Si on était ailleurs, seuls, si mes parents n’avaient pas les yeux rivés sur nous, je t’embrasserai, petit miss “Je le veux”.

Il a ri. God, que j’adore son petit rire. Bref, j’aimais tout chez lui et c’était ça mon gros problème.

Mais, je crois que j’ai saisi qu’il ne voulait pas continuer comme ça, et que si j’insistais, il baisserait sa garde, mais très vite, on sera de nouveau au point de départ; il voudra à nouveau rompre. Alors, après avoir pris une grosse inspiration et cherché tout le courage dont je pouvais faire preuve, j’ai pris les devants; “Je lui ai dit que je comprenais que ce n’était pas facile, que je l’adorais pourtant, mais j’avais compris qu’on était plus ensemble, mais que j’étais contente de passer ce week-end avec lui.”.

Ce que je ne disais pas, c’est que j’avais surpris une conversation entre lui et sa femme, et elle lui rappelait sa promesse et qu’il devait faire attention que je ne me mette pas à imaginer des choses, juste parce qu’il passait du temps avec moi. Sa promesse? Je ne sais pas ce qu’elle avait voulu dire, mais je sentais que je ne savais rien des relations entre eux. Du coup, je me suis même demandée si Pascal ne profitait pas un peu de mon amour aveugle envers lui, pour s’amuser avec moi!?!?

Oui, oui... Je sais, Pascal ne devait plus rien piger! La minute d’avant, je lui faisais comprendre que j’acceptais la situation, tout ce que je voulais, c’était être avec lui. La minute d’après, alors qu’il semblait rassurer et peut-être pensé qu’on pouvait encore essayer, je lui coupais les pattes en disant que j’acceptais notre rupture! Ouais, même moi, je ne me comprend pas des fois!!!

Par contre, je n’avais pas passé beaucoup de temps avec Thomas. Il restait en retrait. J'avoue que, comme toujours quant Pascal est dans le coin, je le zappe, je l’oublie, je ne fais pas attention à lui. L’après-midi, il avait été faire du snowboard et je ne m’en étais même pas rendue compte. A son retour justement, il nous avait retrouvé à la piscine.

Après la piscine, Thomas m’avait fait monter dans sa chambre, j’avais pensé que c’était seulement pour parler, mais il avait des trucs à me montrer.

D’abord, il m’a posé des questions pour savoir si je continuais à voir Pascal, et pourtant, je suis sûre qu’il savait qu’on avait rompu, et à plusieurs reprises. Il m’avait ramassé à la cuillère plus d’1x. J’ai hésité à lui mentir, parce que Thomas savait probablement plus de choses que je n’imaginais. Et comme j’ai eu raison! J’ai été évasive, répondant à ses questions par des questions. Quant je me suis presque retrouvée coincée, j’ai voulu prendre la fuite en prétextant ne pas vouloir en parler, alors Thomas m’a tendu un dossier.

Ha! Un dossier rempli de rapports et de photos sur mes visites en Allemagne et de mes rencontres avec Pascal les week-ends quant il était là. De mauvaises photos où l’on nous voyait enlacé dans tous les coins possibles. Même si les photos n’étaient pas très bonnes qualités, on pouvait aisément nous reconnaître.

Donc, il savait, il avait toujours su...?

J’étais bouche bée, presque choquée. Je n’ai pas osé le regarder, ni lui demander si son père était au courant aussi, ni s’il m’avait fait suivre de sa propre initiative.

Quelques unes de ces photos m’ont fait particulièrement mal; celles où l’on me voyait perdue dans Munich à la recherche de Pascal. On pouvait deviner ma peine et comme je me sentais anéantie. Celles aussi où l’on me voyait assise parterre devant sa porte, arf, c’était... et aussi celle où, les yeux exorbités, je fixais quelque chose à travers la vitre d’un bistrot, ensuite on voyait la voiture à Pascal avec Caroline qui en sortait. Je savais très bien quant elles avaient été prises et ça m’a fait revivre ces horribles et douloureux moments.

J’ai quitté sa chambre sans un mot, sans même un regard. De retour dans ma chambre, Caro se préparait pour descendre dîner. Je me suis réfugiée sous la douche jusqu’à son départ. Je lui avais demandé de m’excuser auprès des parents à Pascal pour le dîner. J’en ai profité pour faire une sieste.

Pascal est passé voir ce que je faisais. A travers mes sourcils, je l’ai vu passer la tête par la porte, mais je ne voulais voir personne, juste dormir. Je ne voulais pas que Thomas pense que je faisais la tête, alors je lui ai envoyé un message, comme à Pascal d’ailleurs, pour leur demander de me tenir au courant de leurs déplacements et, que j’irai les rejoindre plus tard, j’avais besoin de dormir un peu.

Ce n’est que vers 23h que je les ai retrouvé au Clochard.

J’étais d’attaque, et j’avais l’intention de profiter de tous les derniers petits moments que je pouvais passer avec Pascal et j’avais l’intention de les rendre inoubliables... J’avais laissé ma timidité dans un tiroir!

Je n’ai pas tourné autour du pot, j’ai été directement vers Pascal et j’ai glissé ma main dans la sienne. Il m’avait vu arriver de toute manière. 10mn plus tard, je le tirai dans un coin pour l’embrasser, parce que j’en avais envie. S’il se posait des questions, tant pis, je ne voulais penser qu’à moi pour le reste du week-end. Après l’avoir allumé, je suis retournée au bar, le laissant chaud comme la braise. J’avais le sourire et je me sentais bien, surtout de le voir me poursuivre du regard et chercher toutes les occasions pour me tirer à lui ou qu'on soit collé ensemble.

J’ai été me plutôt me coller à Thomas, je voulais aussi lui montrer que je ne lui en voulais pas pour tout à l’heure. Ça, j’y tenais. Je ne savais pas pourquoi il avait fait ce qu’il avait fait, et je ne voulais pas le savoir. Ça faisait sûrement partie de son petit côté “dictateur”.

Puis, j’ai compris!!!

Thomas avait voulu m’avouer ce qui c’était passé avec Marilou, alors il a voulu s’assurer qu’il ne soit pas le seul à avoir quelque chose à se reprocher. Hum, c’était mal me connaître! J’en ai profité pour lui dire qu’il n’avait pas de compte à me rendre, on ne sortait pas ensemble, il avait le droit de faire ce qu’il voulait, que je n’avais pas à lui en vouloir. Pour adoucir la pilule, j’ai rajouté que je l’adorais tel qu’il était, qu’il n’avait pas à se torturer pour ça.

Mon regard s’est reporté sur Marilou, madame la grande copine à Pascal en ce moment. Différemment de Caroline, qui elle, était l’amoureuse, Marilou jouait à la grande copine et la confidente. Elle lui tournait autour en jouant à la pote, amusée, je me demandais si elle en parlerait à Pascal ou si ce serait Thomas?! Ou peut-être moi, si aucun des 2 ne le faisait!

J’avais l’amusante impression d’avoir repris le couteau par le manche, d’avoir repris un peu le contrôle de ma vie. Je n’étais pas aussi triste que je l’avais été ces derniers temps, je ne souffrais pas. En tous cas, pas en ce moment. Quelque part au fond de mon cœur, je crois que je ressentais que, Pascal m’aimait toujours, mais je ne voulais plus me laisser mener par le bout du nez. Si Pascal avait envi qu’on soit ensemble, il avait intérêt à me le faire savoir, il allait devoir me le dire clairement.

En attendant, j’allais peut-être le torturer un peu jusqu’à ce qu’il craque!

------ Ok, j’ai compris, c’est fini! (3) -- Sam.01.jan.11 - (001) ------

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J
Pour l'instant, je me tiens debout! :))) Merci Koko-chan... oui, je crois que je vais le torturer un peu, enfin, si ça le touche! Il se peut qu'il en ait rien à foutre aussi :/
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K
Hahaha, voilà la Jane que j'aime bien! T'as raison torture le un peu. Chacun son tour! :)Je suis contente de voir que tu as su te relever et que tu va mieux ;) J'avais un peu souci que tu ne sombre dans la déprime!!!
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