003 - Palpitations
03 janvier 2010 - dimanche
(Les premières heures... dimanche matin)
On a baissé la température dans le sauna et fermé la porte d'accès à la piscine. Question de ne pas être dérangé ou surpris. On avait aussi pris les coussins des chaises longues, beaucoup plus confortable que le bois.
Caroline après m'avoir jeté un regard complice a embrassé Pascal. Il a d'abord été trop surpris pour réagir, surpris qu'elle s'attaque à lui devant moi. Puis je l'ai embrassé à mon tour, puis Caroline... Il était attaqué des 2 côtés. Il était perdu. Il n'en fallait pas plus pour le mettre dans le mood, il n'en pouvait plus. Le pauvre, comment aurait-il pu résister?
Quant Pascal a essayé d'aller plus loin avec moi, mais je l'ai gentiment repoussé. Moi, je pouvais pas, ça me bloque. Et je l'avais déjà consommé, j'avais ma dose... Petit à petit, j'ai cédé la place à Caroline et je me suis mise en retrait. Pascal est vraiment beau, sa sensualité se dégage dans chacun de ses gestes. Il a aussi beaucoup d'endurance, probablement dû aux sports, et beaucoup de self-control.
Caroline s'enflammait sous les caresses de ses mains expertes, il embrassait sa bouche avec gourmandise, observant ses réactions, taquinant le bout de ses seins durcis du bout des lèvres. Caroline laissait échapper de petits murmures de plaisir. Lentement, Pascal promenait ses lèvres sur son corps, descendaient pour s'arrêter à son nombril. Son souffle s'accélérait au fur et à mesure.
Il remontait lentement embrassant son ventre, s'attardant un moment sur ses seins, les caressaient. Ses gestes se faisaient plus précis, plus intense. Caroline se cabrait sous l'intensité de ses caresses et laissait échapper des gémissements incontrôlables. Ses doigts se crispaient, se promenaient de manière saccadées sur lui. Elle s'agrippait à ses épaules, à ses cheveux, son dos. Leurs souffles s'accéléraient encore, leurs lèvres se cherchaient, se trouvaient. Du bout des doigts, il a écarté ses lèvres pour l'embrasser, laissant son autre main descendre le long de ses cuisses qui entouraient ses hanches. Pascal a attrapé une de ses main qui lui labourait le dos, pour la maintenir fermement au-dessus de sa tête, il a passé son autre main sous elle pour la glisser doucement contre lui, la maintenant fermement et Caroline a laissé échapper un long râle de plaisir. Ils s'embrassaient, leurs souffles se faisaient courts, haletants. Leurs doigts enlacés, Pascal l'embrassait, la taquinait, Elle se cabrait, se collait à lui, se laissait porter par les mouvements de leurs corps enlacés...
C'est vrai que c'était existant de les regarder. Je pouvais voir Caroline perdre pieds et ses gémissements raisonnaient dans tout le local piscine. J'ai demandé à Pascal plus tard, si j'étais aussi... bruyante, ça l'a fait rire, apparemment oui. Hum. Caroline avait raison, on oublie tout dans ces moments là, parce que quant Pascal m'a tirée à lui, je n'ai plus pensé à rien et je me suis laissée emportée au bord du gouffre de la folie. Je n'ai jamais connu un homme qui savait aussi bien s'y prendre pour me faire perdre la tête. C'est un expert. Ouf, ce n'est qu'avec moi qu'il laissait échapper des "I Love You" entre 2 souffles, de sa voix rauque, tendre et caressante. On a eu droit au 2ème round, mais je l'ai laissé continuer avec Caroline. Moi, je n'aurai plus pu marcher après, je n'aurai pas tenu le coup.
Il a été adorable après avec toutes les 2. Peut-être un peu plus avec moi, peut-être parce que je suis sa copine. Mais c'était très bien, vraiment chouette.
On était resté un moment agglutiné, toutes les 2 collées à lui comme des huîtres, avant de se décider à quitter le sauna pour aller s'habiller avant de redescendre attendre l'arrivée des autres. Le temps avait dû passer vite, parce qu'ils étaient tous déjà rentré. Les conversations ont cessés quant on est sorti de la piscine, dans un silence religieux, ils nous ont regardés passer en peignoir de bains pour nous engouffrer dans les escaliers qui conduisaient aux chambres. Gênant au possible. Une fois habillé, on est redescendu tous les 3 ensembles.
On a continué à faire la fête, comme si de rien, jusqu'au matin. J'étais quand même un peu sur les rotules, mais j'ai tenu le coup en me remplissant de café. On a dansé, chanté, fait les fous. Bon, moi, les batailles de boules de neiges, dehors dans le froid, pas trop. Mais comme certains, je suis restée au chaud et participé vocalement.
Vania m'a appris qu'ils nous avaient entendu aussi. Certains avaient voulu aller se baigner, non seulement la porte était fermée à clé, mais ils ont entendus le bruit provenait de la sauna. Ils se sont précipités pour écouter. Glups. Mes oreilles ont pris un coup de fard.
Pascal était encore plus mignon si c'était possible. Il avait l'air... comblé. Son regard était intense, ses yeux étincelaient (...comme quant...), son sourire était encore plus sexy. Il avait l'air calme même s'il faisait le fou avec ses copains. Il était vraiment palpitant. Caroline aussi avait l'air plus... épanouie, son sourire aussi avait l'air différent... Je me demande si j'avais, moi aussi, cette expression radieuse et épanouie?
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- - - - - - Palpitations - (003...1/2) - dim.03.jan.10 - - - - - -
8h du matin, on n'était pas encore couché... Le petit rouquin a voulu aller acheter des croissants pour le petit déjeuner, mais il ne connaît pas grand chose à Gstaad, Pascal et Caroline ont décidé de l'accompagner.
Étonnamment, ça ne m'a pas dérangée plus que ça. Je crois que le plus dur, c'était de le laisser à Caroline la 1ère fois. Après ça, de les laisser ensemble ou de les voir s'embrasser, c'était de la nieuniotte. Peut-être parce que je trouvais que Pascal savait faire en sorte que je ne me sente jamais menacée... je sais pas. Je flippais encore peut-être un peu quant il s'agissait de les laisser seuls quant ça allait plus loin. Une peur panique qu'il en arrive à éprouver des sentiments plus profonds pour elle et lui dise qu'il l'aimait. Ce serait horriblement douloureux. Ou était-ce trop tard? Alors, ce serait de ma faute, et bien fait pour ma gueule.
Le petit rouquin, n'étant pas très discret, il avait raconté que Pascal et Caroline s'étaient balader main dans la main et s'étaient fait des bisous. Un vrai petit couple d'amoureux. Il pensait que c'était fini entre Pascal et moi, mais que celui-ci ne voulait sûrement pas me faire du mal et que, j'avais tellement peur de le perdre que je supportais tout ça pour ne pas me faire plaquer.
Le petit rouquin était persuadé qu'après les vacances, Pascal allait sans doute me mettrait les points sur les i, ce serait fini. Je ne voulais pas prêter attention aux affabulations du petit rouquin. Pascal ne me ferait jamais un truc aussi moche.
D'ailleurs, ils se faisaient de petits mamours sans arrêt... Le coeur au bord des lèvres, je les ai vu s'éclipser un moment en direction de la piscine. J'ai pris sur moi. Je ne voulais pas savoir ce qu'ils y faisaient. Pour moi, ils ont été se baigner... Mais ce qui était évident, c'est que Pascal était très tendre avec elle. Petite pointe d'envie. Caro est revenue avec les yeux tous brillants... Aux anges quoi.
On a finalement été se coucher tous les 3 vers les 11h. Hors de question d'aller sur les pistes après une nuit sans sommeil... De plus, on ne pouvait dormir que quelques heures. On avait prévu d'aller tous manger ensemble sur le chemin ou une fois sur Lausanne avant de se quitter.
Vers les 16h30, comme Pascal me tenait dans ses bras pour dormir, le fait qu'il s'enlève m'a réveillé, mais j'ai continué à faire semblant de dormir. Caroline lui proposait de descendre pour déjeuner ou à la piscine, elle voulait lui parler. Pascal ne voulait pas quitter son lit.
▪ Elle dort?
Après avoir sans doute vérifié, Pascal s'était levé pour aller se lave les dents. Caroline l'a suivi. Elle avait voulu utiliser ma brosse à dent (iiiiiiark), mais Pascal avait dû l'en empêcher, et lui expliquait que j'étais très sensible, qu'elle ne pouvait utiliser mes affaires, sinon j'aurai une allergie. Bravo, il se rappelle de ça, heureusement qu'il y a fait attention. Comment est-ce qu'elle pouvait imaginer utiliser ma "brosse à dents", dégueu!
Après, ils sont revenus se coucher. Ils se sont mis à chuchoter. J'ai entendu un petit bisous. Puis des petits bisous. J'étais raide, je pensais sombrer à nouveau dans les bras de Morphée, je n'avais pas envie de me lever. Pascal lui a dit qu'il allait me réveiller dans un moment, il faudrait qu'on commence à se préparer à partir sûrement.
▪ Est-ce qu'on se verra? Enfin, je veux dire, est-ce...
▪ Je sais ce que tu veux dire... Je ne pense pas.
▪ Mais pourquoi? (un peu plus bas) Tu crois que Jane...?
▪ Écoute...
J'adore sa manière de commencer ses phrases avec; écoute... D'ailleurs, je l'imitais beaucoup, comme avec ses "crap" ou "gross". J'utilisais certaines de ses façons de s'exprimer et même quelqu'une de ses mimiques...
▪ Écoute... Ce n'était qu'un intermède. Tu le savais bien depuis le départ.
▪ Mais on pourrait de temps en temps se voir pour prendre un verre? Non? Que les 2?
Pascal a soupiré. Il a gardé le silence une bonne minute (interminable) avant de lui répondre.
▪ Je ne peux pas faire ça. De plus, on se voit déjà tout le temps au bureau.
▪ Sauf qu'au bureau tu es froid et distant.
▪ Excuse...
▪ Mais pourquoi pas?
Ils ont encore baissé le ton.
▪ Écoute, c'est pas qu'on est juste bien ensemble ou qu'on s'entende bien... C'est tout ça, mais en plus, je l'aime Caro, et pas qu'un peu. Je sais où tu veux en venir, je veux pas. Ce serait... Parce que pour faire ce qu'elle a fait, c'est qu'elle m'aime. Jane me fait confiance. J'ai pu faire des conneries, mais ce que tu propose serait comme une insulte. Une insulte grave.
Mais... Je l'AdOre lui... Elle aussi a fait une pause avant d'enchaîner.
▪ Et si Jane était d'accord?
Il a eu comme une sorte de demi rire ou hoquet.
▪ Ce serait carrément moche de lui faire ça! Tu oserais le lui demander?
▪ Oui...
▪ T'es gonflée... Après ce qu'elle a fait ce week-end, tu aurais le culot de pousser le bouchon??? Fais le pas.
▪ Pourquoi?
▪ Fais le pas, c'est tout.
▪ Il faut que j'essaie... J'ai envie de te voir. Tu va tellement me manquer sinon.
▪ On verra bien comment les choses vont se passer. Je ne veux juste pas lui faire du mal ou la blesser. On verra...
▪ Et moi?
Bon ok. Assez. Je me suis retournée en faisant semblant de sortir de mon sommeil et je l'ai cherché de la main. Glups, il y avait la main de Caroline. Elle l'a vite retirée. Pascal qui était couché sur le ventre, s'est retourné vers moi. Il m'a fait un grand sourire.
▪ Oh! Ma petite marmotte se réveille enfin?
Ciel, j'étais raide. L'empêche que de garder les yeux fermés, ça repose quand même, même si on ne dort pas vraiment. Je lui ai fait un petit sourire et je me suis précipitée à la salle de bains pour me laver les dents. J'avais toujours l'impression d'avoir la mâchoire bloquée tant que je ne me lave pas les dents. Puis je suis revenue me mettre au chaud dans ses bras. Il s'était couché sur le dos. J'ai fait un petit sourire à Caro. Je ne pouvais pas faire plus, le matin, suis muette. D'ailleurs c'est ce que Pascal lui a expliqué en se moquant de moi.
Ma tête lovée au creux de ses épaules, j'entendais le bruit rassurant de son cœur qui bat. J'ai fermé les yeux. Ils ont continués à discuter, cette fois sans chuchoter. Caroline se demandait si elle pouvait descendre avec nous ou sinon elle devait rentrer avec Layne et Alexia, et ça ne lui disait pas grand chose. Pascal lui a rappelé que de toute manière, on allait tous manger un truc alors, on se retrouverait au même point de chute, etc etc.
Puis il a fallu se lever... Crrrrreh. Pas envie. Mais en pensant au café qui m'attendait en bas. J'ai sauté du lit pour enfiler mon training et filer sans les attendre. Café, café, source énergétique, j'arrive! J'en étais déjà à mon 2ème, et pas encore complètement réveillée quant ils sont arrivés. Il y avait déjà la moitié des friends en bas, mais je ne voyais que ma tasse. Ma langue était toujours inactive. J'étais glauque.
Pascal est juste passé me faire un câlin, s'enfiler vite fait une tasse et m'avertir qu'il allait faire quelques brasses avant de manger quelque chose. Caroline est partie avec lui. En passant derrière moi en arrivant dans la cuisine, Caroline m'avait passé la main dans le dos. Une sorte de caresse amicale. Elle souriait et je lui ai rendu son sourire. Elle savait qu'il ne fallait pas trop m'en demander.
Les choses avaient un peu changé... Caroline et moi n'étions plus en guerre ouverte. Au resto, j'ai remarqué que Pascal gardait une certaine distance; plus de petites tendresses. Il lui parlait tout à fait normalement et riait avec elle, mais il ne la touchait plus. D'après 1 ou 2 regards que j'ai capté, elle s'en était rendue compte aussi. Je la connaissais assez maintenant pour savoir que si elle continuait de sourires et d'avoir l'air gaie, elle souffrait.
Une fois le dîner terminé, on pouvait enfin rentré. J'étais hyper naze et je rêvais de retrouver mon lit 1h ou 2. Une partie des fêtards voulaient encore prolonger le week-end et proposaient qu'on se retrouve à notre bar habituel pour prendre des verres ensemble. Qu'on ne ferait pas tard. Je savais que Pascal était lui aussi crevé, mais ça ne le dérangeait pas, il avait envi d'y aller.
En tous cas, moi, je vais retrouver mon lit, et après on verra!
Sachant que je comptais rentrer, Pascal a voulu m'accompagner, mais je préférais le rejoindre plus tard. Alors il m'a déposée. Le temps de faire la fête à mon chien ;) je me suis écroulée dans mon petit lit adoré. Impossible de trouver l'énergie nécessaire pour ressortir après. J'étais trop raide. Pascal m'a appelée pour savoir où j'en étais et j'ai dû lui dire que je n'arriverais jamais à trouver la force pour sortir et qu'après ce serait sûrement trop tard, alors... Je restais chez moi.
1h après, il était chez moi pour qu'on passe la nuit ensemble. C'était bien de se retrouver enfin un peu seul. On était bien fatigué tous les 2, on avait pas beaucoup dormi ce week-end...
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