01/2014 - Nouveau départ? - (1)
Mercredi, 1er janvier 2014 - 01/2014 - Nouveau départ? -(1)
Déjà 2014! Est-ce qu’on peut me dire comment cela se fait-il que le temps passe si vite? Enfant, je trouvais que le temps était extrêmement long d’un Noël à l’autre. Je préparais mes listes de cadeaux à l’avance, et au fils des mois, j’oubliais Noël. A l’approche du mois de décembre, ma liste était incomplète, et même, je n’avais plus les mêmes envies.
J’ai attendu avec impatience d’atteindre mes 16ans, mais rien n’avait changé. J’étais toujours la même qu’à 14ans! Alors j’ai espéré les 18, puis les 20, mais rien ne semblait beaucoup changé. A part que j’avais quitté l’école pour entamer un apprentissage qui ne me passionnait pas vraiment. A l’époque, mes parents me manquaient. J’ai aussi réalisé que je détestais cordialement les changements.
Sur la route, qui était sensé me conduire chez moi, mes pensées voguaient dans tous les sens; rentrer ou passer à Gstaad? Je pourrais rentrer me changer, les routes sont bonnes, et je laisserais encore un peu de temps pour réfléchir??? Chaque jeep Audi que je croisais me serrait le coeur. Je me disais que je pouvais au moins m’accorder le petit plaisir de voir Pascal une dernière fois? Est-ce de la faiblesse? C’était difficile de résister à l’envie de voir Pascal… juste quelques minutes…
Je suis donc rentrée me changer, et poser mon sac à la maison, pour ne pas être tentée de rester à Gstaad.
J’ai mis un chemisier d’un blanc immaculé, décolleté à souhait, une jupe noire moulante, et par-dessus, une longue veste sans manches. Pour l’occasion, malgré ma cheville qui me faisait toujours mal, j’ai opté pour des talons, que j’enfilerais seulement une fois devant la boîte. Ou, au pire, je pouvais toujours laisser mes bottines noires, qui me tenait bien la cheville.
Une fois maquillée, avant de reprendre la route, j’ai averti Thomas de mon arrivée. Je ne voulais pas qu’il en parle à qui que ce soit. Au cas où je changeais d’avis. Là, Thomas a répondu qu’il n’accepterait pas de “change of heart” (de changement d’avis). Que dans 45 minutes, il m’attendrait devant, si je ne venais pas, j’aurai sur la conscience le fait qu'il gèle sur pied. Ça m’a fait rire.
En même temps, ce n’était pas drôle, j’y allais uniquement pour avoir une chance de croiser Pascal, et si possible, lui parler. Je ne pourrais pas être libre de mes mouvements. Nul. Je suis arrivée au Pub vers les 22h50… J’avais mis le turbo!