013 - Je suis faible!
13 janvier 10 - mercredi
Ma longue promenade 'chien', en plein milieu de la partie de carte, avait été peu remarquée, ils étaient 4, donc je n'étais pas obligée de jouer. Heureusement. En voyant ma tête, ils ont pensés que j'étais triste à cause de Maxou. C'était le cas, mais pas seulement.
Malgré avoir été me coucher immédiatement après le départ de tout le monde, impossible de dormir. La présence de Caroline m'avait déstabilisée, mais encore plus déstabilisant était que je n'arrivais pas à me rappeler pourquoi j'étais vraiment supposée être "fâchée"! Si c'était parce que Pascal ne m'avait pas donnée de nouvelles de tout le week-end, c'était un peu "light". J'avais beau me creuser la tête, je n'arrivais pas à trouver de raisons plus sérieuses.
Force était de constater que c'était mes propres peurs et mes propres doutes qui me mettaient dans cet état. Il ne me restait plus qu'à ravaler ma fierté...
Avant midi, Pascal au téléphone... Glups? et... Oh? Il n'avait pas dit qu'il ne m'appellerait pas? J'ai trouvé ça chou, alors je lui ai répondu. Il avait voulu qu'on mange ensemble, mais j'avais déjà prévu de voir Vania alors je pouvais pas.
- Est-ce que tu es fâchée avec moi? Qu'est-ce que j'ai fait cette fois?
- J'suis pas fâchée!
Oups, est-ce que je n'avais pas dit ça un peu vite? Ma voix n'était-elle pas un peu... stridente là? En attendant, j'ai été mangé avec Vania à midi, pendant sa pause déjeuner. Je voulais tout savoir, qu'elle me donne ses impressions et tout.
Pascal et Caro avaient passé presque tout le week-end collé ensemble, mais comme Vania me l'avait fait remarqué; c'était comme d'habitude quoi! En plus de ça, elle trouvait que c'était un peu de ma faute, je l'avais jeté dans les bras de la miss, alors je n'avais pas à me plaindre. Vania les avaient trouvé légèrement plus... en phase? complice? plus détendu? Elle ne savait pas très bien, mais, et elle ne voulait pas me faire de peine, elle trouvait qu'ils faisaient vraiment "couple".
Ha! Pas me faire de la peine, ça me faisait grimper au plafond oui! Pascal avait aussi passé pas mal de temps en compagnie de Jess, de même que beaucoup de temps avec ses copains. Éthan était reparti à Londres pour le boulot. Mouais, je me demandais cette fois si elle ne tentait pas de me remonter le moral en essayant de minimiser les choses? C'était gentil quand même.
Par contre, elle ne savait pas s'ils avaient passé la nuit ensemble. Si oui, ils avaient été discret. Le lendemain matin, d'après ce qu'elle sait, ils sont descendu séparément. Par contre, elle avait trouvé Pascal plus... prévenant, ou disons plus tendre. (coup de poignard dans la tête; tendre? iiiiiahhh) Il lui passait plus volontiers le bras autour de ses épaules, ce qu'il ne faisait pas d'après son souvenir. Hum, d'après le mien non plus, ou... sauf quant on cachait qu'on était ensemble, il le faisait aussi bien avec moi qu'avec Caroline?
Vania m'a appris que la plupart pensait que je n'étais pas au chalet parce que, soit Pascal et moi, nous nous étions disputés, soit parce que c'était terminé et il ne m'avait pas invitée, soit encore, parce qu'il m'avait tout simplement demandé de ne pas monter. Qu'on faisait une sorte de pause ou, encore une fois, parce que c'était fini.
Pascal, de même que Thomas, avaient beau leur dire le contraire, ça n'empêchait pas les commérages et hypothèses en tout genre! D'ailleurs, Vania ne comprenait pas que je sois restée sur Lausanne, ni que Pascal soit monté sans moi! Mouais.
Vania avait discuté avec Pascal de ce qui s'était passé après Nouvel An, Vania pensait que c'était une preuve d'amour, mais se demandait s'il serait près à en faire autant? Là, j'ai failli m'évanouir! Elle est dingue ou quoi? Un mec, partager? rhhho. Le mec ne se pose pas la question de ce qu'endure sa partenaire, ni si elle s'était sentie blessée ou quoi, rien! Ça me faisait rire qu'elle lui ait dit un truc pareil... hahaha... à Pascal? Lui qui m'avait clairement dit que jamais, au grand jamais, qu'il ne fallait pas que je compte sur lui pour en faire autant... hahaha... Vania!!!! mdr. Pascal avait dû changer de couleur! Apparemment, Thomas lui aurait fait la même remarque. Pauvre chou.
Dans la soirée, mon neveu était sorti faire du fitness avec son frère, alors j'en ai profité pour filer chez Pascal, mais il n'était pas chez lui, alors je suis rentrée. Je profiterais pour passer plus tard quant mon neveu se sera retiré dans sa chambre. S'il ne me voit pas en circulant à travers l'appart, il pensera que je sors probablement le chien...
En tous cas, ça avait l'air de lui faire plaisir de me voir... Et moi, je cherchais dans tous les coins de mon cerveau de quoi rester sur la défensive en attendant qu'il parle. Je restais un peu froide après avoir dit que je n'étais pas fâchée.
- Tu ne m'as pas donné de nouvelles de tout le week-end, j'aurai de quoi être fâchée...
- Vraiment?
Il avait son petit air amusé, il est tellement chou, pfff, il en avait rien à cirer de ce que je disais.
- Oui!
Pascal a dû me rappeler un détail que je connaissais par coeur depuis le temps; on dépose les natels en arrivant au chalet. Et fallait pas se faire attraper à biduler son natel!!! M-voui. Rha-la-la, du coup, il fallait que je trouve autre chose.
- Ok. Je crois que tu cherche une raison de me faire la tête ou un truc du genre, mais... Est-ce qu'on peut faire ça... plus tard?
Pascal avait d'autres idées en tête et discuter ou se disputer là de suite, n'en faisait pas partie. J'ai essayé de poursuivre mon truc, mais il m'a fait taire. Il avait envi de faire l'amour et je n'en avais pas envie. A la pensée qu'il avait dû passer son week-end à faire l'amour avec..., ça m'horripilait. Je ne voulais pas qu'il me touche.
Mais, ses yeux, son sourire, sa manière de ne pas faire attention à ce que je disais, répondant à tout ce que je disais par son petit sourire et de vagues "hun hun", tout en m'embrassant. Il me coupait la parole avec ses bisous en me traînant vers sa chambre... Zut, j'étais fichue. Pas la peine de résister. J'ai tenté une dernière résistance en disant que j'étais là juste pour parler...
- Babe? On pourra se disputer tout ce que tu veux après...
- Mais, je...
- Chuuu-uut. On aura tout le temps que tu veux après... pour l'instant, je n'ai pas envie de parler... Chuuuut...
Personne ne savait me faire oublier mes colères comme Pascal. Comme s'il devinait que c'était pour le principe, pour le jeu ou que sais-je, il n'était pas bloqué par mes sourcils froncés et mon expression revêche. Cette manière de me traiter comme une sale gosse qui avait juste besoin de faire son petit cinéma, alors ça pouvait attendre. Je trouvais ça vraiment trop sexy. Ça me plaisait drôlement chez lui.
Mes ex se faisaient facilement mener en bateau et souvent tombaient dans le panneau me fournissant même les munitions pour leurs tirer dessus ;) Pascal, lui, n'était pas impressionné le moins du monde. N'importe quel autre mec aurait été impressionné et on se serait disputé.
Comment être encore fâchée face à ses yeux verts amusés, à son expression mi-sérieuse, au bord du rire, alors qu'il ne faisait visiblement, que semblant de m'écouter, et que son attitude et son sourire montraient clairement qu'il ne m'écoutait pas! Et... que je le faisais marrer! J'avais trouvé mon maître!!!
Pfff, j'ai flanché!
Est-ce que ce n'était pas un peu ça qui me rendait si folle de lui??!! Il voulait bien se disputer, mais après... Mais moi après? Heum, je ne saurais même plus comment je m'appelle! Oui, je crois que ça faisait partie de son charme!
Une fois ne lui suffisait pas... Après, c'était bien trop tard pour parler... Alors je suis rentrée...
C'était mieux. Il fallait que je retrouve les raisons qui m'avaient torturées tout le week-end, que je fasse le poing, que je me prépare à discuter sérieusement avec lui. J'avais trop de questions sans réponses, et il fallait que je lui parle!
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------ Je suis faible! - (013) - mercredi - 13 janvier 10 ------