015/2012 - Ca lui arrivait de craquer... pur Caro...
Dimanche, 15 janvier 2012– (015/2012)
On a un peu discuté… Pascal savait que je savais qu'il continuait à voir Caro et pensait que ça ne me dérangeait pas. Je me demande s’il ne se foutait pas un peu de ma gueule ? Comment est-ce qu’il pouvait dire ça après que je sois passée hier soir chez elle ? Peut-être que j’aurai dû lui faire une scène ? C’est vrai que ça ne me dérangeait pas vraiment, je voulais juste être sûr qu’il me préférait à elle, qu’il m’aimait plus qu’elle, c’est tout. C’était pas plus compliqué que ça. Je ne voulais pas qu’elle passe avant moi, mais comment être sûre de ses sentiments? Les mots ne suffisaient pas, on peut tous dire tout et n’importe quoi pour obtenir ce qu’on veut!
Et le fait qu’il ait été la voir plutôt que moi hier soir me faisait sombrer dans le doute…
Je n’ai pas eu besoin de lui chercher à savoir la nature de leur relation, c’est lui qui me l’a dit sans que je pose la question. Je me demande si c’est une bonne chose? Je ne voulais pas être sa pote à qui on raconte tout. C’est une chose de le savoir, mais une tout autre quand on l’entend de vive voix.
Donc, ça lui arrivait de craquer de temps à autre, mais il disait qu’ils étaient amis avant tout. Soit il est idiot ou il fait semblant; on ne peut pas parler d’amitié quand on sait que la fille est amoureuse! Donc si j’analysais bien, il faisait comme il voulait avec elle.
Pascal a proposé qu’on se voit dans l’après-midi, ils avaient loués une patinoire pour faire du hockey. Pfff, ça voulait dire avec toute la clique et sa femme? Non merci, très peu pour moi, et je devais absolument terminer de faire mes bagages et ranger si je ne voulais pas rentrer dans un foutoir à mon retour. Aoutch, du coup, j’ai ressenti le stress, dire que je partais demain pour St-Domingue retrouver un autre Pascal, un qui a occupé mes pensées depuis des années? Je devais encore me pincer pour le réaliser.
Je n’ai pas eu l’impression que Pascal ait tellement insisté pour me faire changer d’avis! Bon, de toute façon, ç’aurait été non, mais j’aurai aimé qu’il le fasse. Ça m’a fait réaliser à quel point j’étais devenue du « acquis » pour lui, il pensait pouvoir me voir quand ça l’arrange… Il allait bientôt se rendre compte que non.
1h après je rentrais le cœur légèrement lourd. L’air de rien, il allait certainement me manquer à mort et j’allais surement baliser à me demander ce qu’il faisait. Puis, l’image fugace de sa femme endormie dans ses bras m’a bousillé le moral. Heureusement, j’avais bien trop d’autres choses qui me préoccupaient pour continuer à me laisser couler dans la déprime. En rentrant, j’ai encore trié mon tas d’habits pour sélectionner ce que je ne prendrais pas, puis je me suis couchée, j’étais rompu.
Vers midi, Dol a commencé à me harceler au téléphone pour aller prendre un verre avant mon départ. Comme j’ai de la peine à dire non à ma famille ou mes amis, je lui ai promis de la rappeler dès que j’aurai bouclé mes valises. Je savais que je n’en ferai rien, mais c’était la seule manière d’arrêter le harcèlement. Tchoy aussi proposait qu’on aille manger ensemble tous les 3 pour fêter mon départ. Que dalle, je ne pouvais pas, j’étais loin d’avoir fini de faire et de défaire ma valise. Je crois bien avoir fait ma valise 1 dizaine de fois!
En fin de journée, j’avais fini, mais je continuais à penser avoir oublié quelque chose, alors j’ai tout revérifié. Vers 20h, c’était bon, j’étais prête. J’ai encore confirmé avec Tchoy, pour être sûre qu’il savait à quelle heure il passait me prendre pour l’aéroport et ensuite, je me suis détendue devant la télé.
J’étais contente d’avoir tout fait, mon appart était nickel, prêt pour mon retour, mes valises devant la porte, mon natel, ipod, haut-parleur et tout, tous chargé et bien rangé dans mes valises. Parfait.
Pascal et Thomas m’ont envoyé chacun de leur côté un message pour me dire qu’ils étaient au Tiger. Pas répondu. J’ai reçu aussi un petit message dans la soirée d’Alain et Christian pour dire qu’ils étaient bien arrivé et qu’on se verrait mercredi. J’avais aussi parlé à Caro qui voulait savoir ce qui se passait avec Pascal, elle trouvait que j’avais l’air fâchée l’autre soir. Je me suis rendue compte qu’elle savait que j’avais voulu le voir le même soir, et je suis sûre qu'elle devait bien rigoler de savoir qu’il avait préféré passer chez elle.
Pfff, m’en fou, demain, je serais chez Pascal de St-Domingue, loin d’ici, loin de toutes nos petites histoires...
Je comprenais son attirance pour Caro, elle était toujours aussi voluptueuse avec sa poitrine généreuse et avait toujours ses petits bourelets qu'il aimait bisouter, moi je les avais perdus, j'avais aussi perdu de la poitrine, ils n'étaient plus aussi énorme. Pascal m'avait encore quelque peu reproché ma perte de poids. Je sais bien qu'il cherchait à comprendre, mais il n'y avait rien à comprendre, je me sentais mieux comme ça et j'espère qu'il finira par s'y habituer et l'accepter.