016 - Discussions intéressantes avec Caroline! (1/3)

Publié le par JaneDo

Samedi - 16 janvier 2010 - (1/3)

Les 1ères heures du samedi matin, le 16 janvier 2010...

Thomas a voulu qu'on déplace la soirée chez lui. Ils ne pouvaient pas se permettre de sortir en boîte, ils avaient un match en début d'après-midi. En tous cas, ça allait être galère pour virer tout le monde!!!

Je me suis demandée si Pascal avait voulu ramener Caroline pour éviter qu'on se parle? Caroline m'avait proposé d'aller chez elle discuter comme Pascal semblait vouloir rentrer. Tout à coup, je me sentais hors jeu; Pascal semblait vouloir??? Comment pouvait-elle me dire, à moi, ce que Pascal semblait vouloir?

C'était quand même curieux de nous voir, Caroline et moi, se chuchoter des trucs à l'oreille. Je pouvais aisément imaginer la réaction de ceux qui nous observaient. Je me suis détachée pour parler avec un copain, qui bien sûr, m'a posée des questions; "Quoi? Caroline et toi êtes amies maintenant, c'est quoi ce binz?" Bref, trop bizarre.

C'est là que Pascal en a profité pour venir me demander si ça me gênait pas qu'il la ramène pour venir me rechercher ensuite. Je ne pouvais pas lui dire ouvertement non, sans passer pour une "jalouse".

  • Tu as peur de nous voir parler ensemble ou quoi?
  • Tsss, pas du tout. C'est quoi comme question ça? Pourquoi j'aurai peur de vous voir discuter ensemble?
  • Je sais pas, à toi de me dire?
  • J'ai juste envi qu'on soit seul, tous les 2, qu'on rentre... Qu'on puisse discuter un peu...

Je n'avais pas envie de rentrer et je n'avais pas envie d'avoir l'air d'être effrayée. Mais j'avais peur, j'étais angoissée! Donc, je préférais repousser l'échéance. Je lui ai dis que j'allais chez Thomas. Tant qu'il y avait du monde, impossible de discuter, et je crois que j'avais envie de parler avec Caroline avant de me retrouver seule face à lui.

Chez Thomas, dès que je suis sortie sur la terrasse fermée, une sorte de jardin d'hiver, pour fumer, Caroline est venue me rejoindre. Je m'y attendais. J'avais été surprise de la voir, je pensais qu'elle voulait rentrer? Mais puisqu'elle était là, j'allais la cuisiner pour savoir ce qui me préoccupait enfin, mais je ne voulais pas initialiser la discussion. Si elle voulait m'apprendre que Pascal et elle étaient ensemble, je crois que je préférais que ça vienne de sa bouche que de la sienne!

Pascal nous observait depuis le salon, les sourcils froncés, ça le tracassait de nous voir discuter.

  • Jane? Je ne te dérange pas?
  • Non. Ca va aller. Viens.

On s'est calé dans les fauteuils, et j'ai attendu qu'elle lance la discussion. Elle ne savait pas comment. Elle a commencé par me remercier encore pour mon geste à Nouvel An.

  • C'est pas facile de discuter ensemble sachant qu'on est toutes les 2 amoureuse du même garçon. Je ne sais pas très bien comment me comporter... Est-ce qu'on est devenue amie? Est-ce qu'on est toujours des ennemies? Je ne sais pas très bien comment qualifier notre... relation?!
  • Hum... Je crois qu'on est plutôt des rivales!

Je ne souriais pas.

  • Mais alors pourquoi? Je veux dire... Tu le sais, je suis folle de Pascal. Jamais un garçon ne m'avait autant plu. Je le veux toujours autant et je suis toujours prête à n'importe quoi, mais... Je dois dire que tu m'as... scotchée avec ce que tu as fait et depuis, je ne sais pas très bien sur quel pieds danser...

Je la laissais parler, je n'avais jamais été très forte pour les discours, ça m'embarrasse.

  • Tu disais vouloir que les choses redeviennent comme avant, mais en même temps, tu as été si généreuse. Peut-être que tu le seras encore? L'espoir fait que je ne sais pas très bien quoi faire... Je ne sais pas si... Est-ce que je peux le voir, enfin, est-ce que ça ne te dérangerait pas trop si... rhahhh, je ne sais pas comment dire... Je voudrais savoir ce que je dois faire... Et comment on est sensé se comporter ensemble?
  • Je comprends pas très bien ce que tu veux dire?
  • Je sais, j'ai un peu de mal à m'exprimer...

Pascal a passé la tête par la porte, il voulait me parler 2mn, mais à la manière dont on l'a regardé, il a dû se sentir comme un intrus, alors il a battu en retraite. J'avais l'impression qu'il essayait de nous empêcher de se parler. Je voulais d'abord parler avec Caro.

Malgré le fait que Pascal lui avait dit que j'avais des obligations familiales, Caro a voulu savoir si c'était vraiment la raison de mon absence. Est-ce qu'elle espérait qu'on se soit disputé?

Pour en revenir d'abord au week-end du Nouvel An, j'ai prétendu qu'il y avait des trucs dont je ne me souvenais pas vraiment. Elle m'a dit que je pouvais lui poser toutes les questions que je voulais, mais je voulais qu'elle me raconte comment elle avait vécu les choses, ce qu'elle avait pensé, ressenti... Si elle aurait préféré que ça n'arrive pas, ou autrement, alors comment, etc...

Caro me voyait comme quelqu'un de distante, limite froide. Dès qu'elle avait rencontré Pascal, elle n'avait eu qu'une envie; d'être avec lui et pour ça, elle était prête à tout. Dès qu'on s'est rencontré, elle avait garder ses distances, sachant très bien qu'elle ne pouvait pas être amie avec une fille à qui elle voulait voler le petit ami. Elle n'aurait jamais imaginé qu'un jour, cette même fille la laisserait approcher du garçon de ses rêves. Surtout que Pascal l'avait immédiatement prévenu qu'il avait quelqu'un dans son cœur et qu'il savait ce qu'elle cherchait.

  • Quand même, tu t'es retrouvée plus d'une fois avec Pascal dans les jeux... Tu n'avais pas besoin de moi pour l'approcher. D'autant que tu travailles avec lui, tu fais du jogging, et en plus, il s'arrange pour faire des sorties avec toi, non?

Elle a ri avant de me balancer avec candeur que Pascal était distant, limite froid dans l'enceinte du travail, et pour les sorties, c'est elle qui s'arrangeait pour se retrouver là où il était. Non, il ne s'arrangeait pas du tout pour faire des sorties avec elle. Tout comme pour le jogging; même si Pascal n'avait jamais montré de signes d'agacements, il ne lui avait jamais proposé d'aller courir avec lui.

Oh mon bébé, j'étais vraiment contente d'apprendre ça, et j'adorais mon petit mec du coup. J'étais aussi assez fière de moi, réussir à la faire parler aussi facilement en aiguillant la discussion vers ce qui m'intéressait. Je dois dire que j'étais assez forte à ce jeu!

  • C'est vrai qu'il n'est pas facile à cerner par moments.
  • Ça tu peux le dire. Et pour les jeux... Hum... s'il m'embrassait ce n'était que pour montrer qu'il participait.
  • Il y mettait du cœur, c'était parfois assez hot.
  • Oui hein? Ôfff, il embrasse si... et sa bouche, il est trop sexy... Je sais que je lui plais, il me l'avait dit... heu, excuse moi, je...
  • T'inquiète pas, je le savais... sinon, je n'aurais jamais proposé ça voyons!
  • Ça ne te dérangeait pas? Moi ça m'aurait énervée! Mais quant on se retrouvait seuls, fini les embrassades etc. Ce n'était que parce qu'ils y avaient les autres qu'il le faisait.

Hum, j'aurai pu lui révéler que quant Jess était de la partie, ces jeux étaient le seul moyen qu'on avait de se retrouver et protéger notre secret, alors on participait. Bientôt, on risquait d'être à nouveau séparé, alors ces jeux allaient nous permettre de nous retrouver... Mais ça ne l'a regardait pas.

  • Tu ne peux pas savoir comme j'ai été heureuse ce soir là. Je crois que je n'avais jamais été aussi heureuse de ma vie. Être dans ses bras et dormir près de lui, c'était le rêve. Un rêve devenu réalité. C'était encore mieux que tout ce que j'avais imaginé! Il est tellement, tellement... C'était tellement bon...

Owh, please! Quelle s'écrase sur les détails! Elle se tenait la poitrine avec un petit sourire aux anges. Je me demande pourquoi elle avait dit "mieux que tout ce qu'elle avait imaginé"? Que je sois là??? Un peu étrange comme fille!

  • Qu'est-ce qu'on va faire maintenant?
  • Qu'est-ce que tu veux dire?
  • Je n'arrive pas à m'empêcher d'espérer que peut-être... J'espère toujours... Je ne peux pas m'empêcher de lui courir après, j'espère que ça ne te dérange pas, je ne veux pas que tu me prenne en grippe et que... Je... Non rien.
  • Dis... vas-y, dis moi...
  • Heu, que tu me prenne en grippe et que ce soit une autre qui prenne ma place la prochaine fois... Je veux dire que tu laisse une autre prendre ma place, sachant ce que j'éprouve et que... Ça me tuerait!

Waouh, elle était d'une franchise assassine! Hum, je n'y avais pas pensé... Une autre hein? Va falloir que j'y pense.

Apparemment, contre toute attente, Caro pensait que je n'étais pas du genre à me sentir menacée par une autre fille, que je semblais sûre des sentiments de Pascal. Elle ne pouvait pas faire plus fausse route; je n'étais qu'un être humain avec ses peurs et ses faiblesses. Menacée? pfff, bien sûr que je me sentais menacée, et par toutes les filles qui posaient les yeux sur Pascal, je l'aimais trop pour ne pas me sentir menacée, mais je devais vivre avec.

Je lui ai demandé comment ça c'était passé la 1ère fois, ce soir là, quant je les avais laissé seuls?
Elle avait été dévastée. Caro a cru que je parlais de la fois où Pascal l'avait renvoyée. C'était bien ce que je pensais, Caroline ne se doutait pas que j'avais été présente les 2 fois! Caro avait effectivement été blessée parce qu'il n'avait pas voulu d'elle. Elle n'aurait jamais imaginé qu'elle aurait une 2ème chance et pensait que Pascal n'accepterait jamais, pas devant moi. Ça l'avait surprise que je les laisse seuls, comme le dernier matin où j'avais quitté la chambre pour les laisser ensemble. Pascal avait été beaucoup plus tendre, beaucoup plus... tout.

Aïë, ça je savais pas. Glups. Je ne m'en étais pas du tout doutée... Dimanche matin, alors que je courais me jeter sur la 1ère tasse de café de la journée... Ils faisaient l'amour? Aïïïïïe. Ça faisait mal. Pourquoi est-ce que ça me faisait autant mal? J'suis nulle ou quoi? Je crois qu'on y peut rien, ça me fera toujours mal. Elle savait par Pascal que, lui et moi n'en avions pas reparlé de ce week-end là. Dire qu'ils avaient pensé que j'avais quitter la chambre pour les laisser seul... MAIS PAS DU TOUT! Ça ne m'avait même pas traversé l'esprit. Stupide. 

Elle me parlait tellement ouvertement que soit, elle me prenait pour une bille ou elle imaginait qu'on était comme cul et chemise!!! Elle imaginait quand même pas qu'on était devenue de grandes amies!? Si!

C'était ce qu'elle avait espéré tout du long, même si c'était à 3, c'était pour ça qu'elle voulait partager notre chambre. Elle avait trouvé vraiment cool que je les laisse ensemble. C'était l'occasion de faire l'amour avec lui encore avant de quitter le chalet. Elle m'a avoué que chaque fois qu'ils avaient fait l'amour l'avait rendu encore plus amoureuse de lui. Qu'il était génial, tendre... qu'elle m'enviait. Ces moments pour elle étaient inoubliable.

Yeahhh   pour moi aussi...

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------ Discussions intéressantes avec Caroline! (1/3) - (016) - sam-16 janvier 10 ------

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