022/11 - Contente de retrouver des bouts de moi...
Samedi, 22 janvier 2011 - (022/11) - Contente de retrouver des bouts de moi...
Le lendemain matin, samedi, peu avant 11h, je suis passée prendre Caro pour monter à Gstaad. J’avais fait un saut chez Thomas qui était rentré dans la matinée, mais il n’était pas là. Dès qu’il est rentré, Thomas a filé à Gstaad où il pensait me trouver. Il avait dû penser que je m’étais précipitée là haut en espérant voir Pascal. Mais, ce n’était pas le cas, j’espérais qu’il soit surpris en bien.
On est arrivé après midi, et effectivement, j’ai pu voir sur le visage de Thomas qu’il était heureux de me voir, heureux que je ne sois pas montée sans lui. Il m’a dit plus tard dans la soirée qu’il avait s’était précipité au chalet, parce qu’il avait effectivement pensé que j’étais avec Pascal. Après notre arrivée, Thomas est parti rejoindre les autres pour faire du snowboard.
Hier soir, alors que Caro se faisait plein de films (moi aussi), Pascal avait été jouer au tennis avec Paul, puis ils ont été prendre un verre avec quelques copains avant de monter au chalet. Ils avaient l’intention d’aller skier le lendemain matin. Ils sont sortis avec l’équipe prendre un verre au clochard. Pascal, Paul et un autre copain sont ensuite partis avec Yumi et des copines à elle. Caroline n’avait pas réussi à savoir quant et si ils étaient rentrés.
On s’est installé et j’en ai profité pour faire une sieste. J’étais levée quant ils sont rentrés au chalet. God, je frémis toujours quant Pascal était dans les parages! L’enfer.
Comme toujours quant tout le monde était au chalet, il y a ceux qui se changent, ceux qui profitent de se détendre à la piscine, les petits groupes qui se forment ça et là, ceux qui se lancent dans des parties de billards ou autres jeux de sociétés, quelques garçons qui tripotent les guitares ou le piano de la maison. On traîne dans les salons du chalet, on discute activement du programme de la soirée, on essaie de décider si on mange au chalet ou au resto, bref, c’est une vrai petite fourmilière.
J’ai toujours un bouquin qui traîne vers la cheminée. J’aime lire dans mon coin, mais ce soir, je préférais rester scotchée à Thomas. God, ce qu’il était adorable avec moi... Dès que je m’approchais, il me prenait par la main, m’entourait de ses bras, ou si je m’asseyais sur le bras de son fauteuil, il plaçait son bras derrière, ou autour de moi.
Yumi et ses copines sont arrivés avant qu’on ait décidé si on sortait manger ou pas. Finalement, on a décidé de rester au chalet et manger sur place. Avec la troupe qu’on était, c’était un peu difficile d’improviser un repas, alors on s’est décidé pour du chinois, des pizzas, etc. Une équipe a été chargé d’aller chercher tout ce qu’on a commandé par téléphone, et Thomas en faisait partie.
Dès qu’il est sorti, je me suis retrouvée face à Pascal. Pour me donner une contenance, je m’étais installée vers la cheminée pour lire et Pascal est venu s’asseoir là. Je ne l’avais pas vu arriver et ça m’a fait un peu sursauter quant il m’a pris le livre des mains pour voir ce que je lisais. Mince, j’ai commencé à trembloter d’être si près de lui et j’avais les joues en feu, heureusement ça ne se voyait pas trop. Les palpitations avaient recommencés et j’allais perdre pieds quant les images de lui et des 2 filles; Caro et Marilou sont venus me remettre les idées en place.
J’ai retrouvé mon calme presque immédiatement; je n’avais pas envie de lui parler et je n’avais pas envie de le laisser me troubler, mais je ne voulais pas non plus prendre la fuite et lui montrer que j’étais encore sous sa coupe. On a discuté tranquillement jusqu’à ce que Thomas rentre au chalet. Chaque fois que quelqu’un tentait de nous interrompre, Pascal les ignorait et continuait à s’adresser à moi, comme s’ils n’étaient pas là. Idem pour Caro qui a voulu venir s’asseoir vers nous, sauf qu’il lui a demandé de nous laisser. Pas cool. Par moment, lorsqu’on discutait, les regards qu’il me lançaient me faisait vaciller quand même un peu.
Certains de ses regards étaient pleins de sous-entendus, appuyés, taquins par moments... Je me demande pourquoi il avait voulu me parler, ce qu’il avait essayé de me faire comprendre... J'adore ses yeux verts, je sais que je l'aime toujours, alors c'était difficile de jouer les bonnes copines!
Sentir son bras effleurer la mienne, ses doigts tripoter mon livre, miam son odeur, sa voix, l'entendre rire, sa façon de me regarder, voir ses lèvres formuler les mots, arfff, tout me rappelait à lui. Je suis dingue, mon coeur s'affolait encore!
Dès que Thomas est rentré, j’ai couru l’aider avec la bouffe. Piouhhh, c’était pour fuir l’emprise de Pascal.
On a traîné au chalet jusque vers les 23h... Une partie de la troupe voulait sortir se bourrer la tête et faire la fête, l’autre partie préférait rester au chalet. Ils avaient l’intention d’aller faire du snowboard le lendemain, tôt dans la matinée, alors ils n’avaient pas envi de traîner dans les bars et les boîtes jusqu’au matin.
Je n’avais pas l’intention de sortir et regarder Pascal faire le con toute la soirée. Même si je pensais avoir le contrôle de mes émotions, je n’étais pas tentée de me mettre à l’épreuve, Je suis restée au chalet avec le petit groupe qui jouait au billards.
J’avais décidé de lire tranquillement au coin du feu, c’est mon passe temps favori en vacances. J’étais assez fière de moi. J’avais réussi à ne pas me faire entraîner à faire ce que je ne voulais pas. Et rester au chalet était pour moi un petit pas dans la bonne direction. Thomas a longuement insisté pour que je les accompagne, hésité à rester au chalet, mais ç’aurait été inutile, je n’ai besoin de personne pour tenir mon livre!!!
Dès qu’ils sont partis, j’ai été me baigner à la piscine, me suis offerte un moment de relaxation dans la sauna, en évitant de me rappeler les souvenirs qui s’y rattachait, avant de m’installer confortablement au coin du feu. Je ne sentais hyper bien et détendue. Je me suffit à moi-même, je n’ai besoin de personne pour me sentir bien, et j’étais contente de retrouver un bout de moi-même... De me retrouver... Retrouver des bouts de moi tout simplement!