024 - SOS Mathieu... Max va mal
Dimanche... 24 janvier 2010
J'ai retrouvé Pascal en boîte vers les 1h du matin. Il dansait. Je le trouvait mignon comme ça; j'aimais voir son sourire, le voir s'amuser et faire le fou. A mon arrivée, il est venu s'asseoir et ne bougeait plus une oreille. Je n'aimais pas le voir comme ça, j'aimais le voir sourire, faire le fou et s'amuser. J'aime quant il se sent libre et pas qu'il me colle comme ça, comme s'il n'avait pas le droit de s'amuser. Je lui ai dit que je ne pouvais pas rester longtemps, que mon chien n'allait pas fort, je ne voulais pas le laisser seul, alors je voulais rentrer à la maison. Je n'étais venue que parce que je l'avais promis. Mais c'était surtout pour pas qu'il pense que j'étais fâchée ou quoi. Il a proposé qu'on passe chercher Maxou et l'emmener chez lui. Je ne voulais pas.
Caroline a essayé d'engager la conversation avec moi, mais je n'étais pas très réceptive. Je lui ai dis de ne pas faire attention, j'étais plutôt flagada, donc pas très en forme ce soir et que je ne restais pas longtemps. Qu'il ne fallait pas qu'ils fassent attention à moi. Pascal ne me quittait pas d'une semelle. Depuis que j'étais là, assise avec nous, Caro se tenait tranquille. Je me suis forcée à sourire, faire semblant de m'amuser un peu, puis j'ai décidé de prendre la fuite. Avant de partir, j'ai encouragé Pascal à profiter de la soirée et, j'ai dit que Caroline sait ce que je veux dire. Elle ne comprenait pas, pas plus que Pascal. Mais je savais que dès que j'aurai tourné les talons, elle allait se jeter sur lui alors!
Layne m'avait suivi, il voulait savoir pourquoi je partais. Thomas m'a aussi rattrapée vers la sortie, mais en voyant Layne, il a préféré céder la place. Je lui ai expliqué en gros, peut-être un peu plus qu'à Pascal. Il faisait trop froid pour rester dehors à discuter, alors Layne m'a un peu forcée à revenir un petit moment à l'intérieur sur le balcon. En fait, j'ai compris que c'était juste pour que je vois ce qui se passait et ce que faisait Pascal.
J'avais raison... Dès que j'avais tourné les talons, Caro avait foncé sur sa proie. Caroline avait dû comprendre ou croire que je lui donnais carte blanche!!! Elle était accroché au cou de Pascal et l'embrassait dans le cou en se serrant contre lui. Lui se laissait faire, mais heureusement, tant que j'étais là en tous cas, il n'a pas répondu à ses bisous.
Je suis rentrée vente à terre. L'état de santé de mon bébé m'inquiétait plus que je ne pouvais le dire ou le montrer et, bien plus que tout le reste.
J'ai passé la nuit à dormir d'un œil sur le canapé près de mon chien. Après la promenade matinale de mon chien, je me suis préparée pour aller retrouver Pascal avec Maxou. Mais, j'ai remarqué que Maxou n'allait pas au mieux, c'était même pire. il n'arrivait plus à se lever. Impossible que je le laisse comme ça et l'abandonne à son sort. C'est mon bébé. Je l'ai un peu bourré de calmant, mais rien n'y faisait, les attaques continuaient.
J'ai toujours adoré ce chien. Même vieux, Max est toujours resté un bébé. Fifille, sa mère, était difficile, et il fallait toujours être en alerte avec elle. Si on croisait des gens et des autres chiens, elle était du genre agressive et hyper possessive. En sa présence, je ne caressais jamais un autre chien, elle risquait de leur râper sur le poil. C'était un chien de garde, personne ne se risquait à m'approcher; elle montrait immédiatement les crocs. Adorable puce. Avec Maxou, même s'il m'aurait défendu, c'était un chien puissant et il connaissait sa force, ça le rendait gentil et doux comme une peluche.
Je pouvais le prendre partout sans laisse. Ces temps-ci, si je lui mettais parfois la laisse, ce n'était que parce qu'il était un peu sourd et ne voyait plus très bien et n'aurait pas entendu une voiture arriver. Il était gentil avec tout le monde, c'est vraiment un gros nounours. Il n'attaquait que pour se défendre. Il s'est fait attaqué une fois par un de ces pitbull et Maxou l'a terrassé en lui laissant sa carte de visite. Le chien a dû se faire recoudre la moitié de la figure. Maxou avait déjà 15ans, il n'était plus très jeune, mais ça s'est passé en quelques secondes. Il est vraiment très fort et c'est pourquoi j'ai de la peine à le voir comme ça.
1h après, toujours impossible pour lui de faire un pas. Il naviguait entre l'appart et le balcon. En temps normal, j'aurai râlé de jouer au portier, mais la peur et le chagrin me rendait docile. Je profitais de chaque occasion pour l'entourer de mes bras et lui faire des tonnes de bisous. Je voulais enregistrer la douceur de son poil et lui transmettre mon affection. Je voulais sentir sa respiration. Je voulais qu'il aille mieux.
Je suis finalement restée à la maison. Vers les 20h, j'ai appelé Mathieu à l'aide. Max avait besoin de sortir et je savais que je ne pourrais pas le porter jusqu'en haut après. Ni, en bas probablement. Mathieu n'avait pas dû voir ses messages.
Au retour de Marco, j'ai donc tenté une descente avec Max. Ça nous a pris plus d'une 1/2h pour les 2 étages. Maxou ne voulait pas descendre. Ça m'a rappelé Tétine! Grosse vague de tristesse. Il a dû avoir encore des attaques cérébraux, il penchait la tête sur le côté. J'ai donc vérifié ses yeux... Il faisait attaques sur attaques.
Une fois en bas, impossible pour Max de remonter. Il ne voulait pas et s'est couché dans la neige. J'ai donc appelé Marco à l'aide et on l'a porté jusqu'à l'appart. Heureusement que mon neveu était rentré ce soir!
Mon pauvre bébé chien, il va mal... Maxou va mal... J'ai peur, j'ai peur, j'ai peur...
Je n'avais même pas pris la peine d'expliquer à Pascal; je lui ai juste dit par sms que je ne pouvais pas sortir ce soir. J'ai entre-temps téléphoné à ma sœur pour savoir comment s'était passé cette 1ère journée dans leur nouvel appart et savoir comment allait mes nanas.
Je n'arrive pas à me décider à aller me coucher et laisser Maxou tout seul... S'il devait... Je ne veux pas... Je voulais être à ses côtés. J'ai trop mal au cœur. Je vais bientôt le perdre et j'essaie de trouver le courage de l'accepter. Les chiens sont sensibles à nos humeurs, alors je fais mon possible pour rester calme et me montrer souriante et détendue. Mais... j'ai vraiment mal au cœur.
De temps en temps, j'étais obligée d'aller m'enfermer dans les toilettes pour ne pas pleurer devant lui et je ressortais souriante en serrant les dents. Pas question que Max me voit fondre en larmes ou qu'il remarque mon regard affolé. Mince, j'avais besoin de Mathieu, c'était assez difficile à reconnaître. Il savait garder son calme et je sais pas, mais je suis sûre qu'il aurait réussi à faire sortir Maxou. Et j'aurai voulu qu'il soit là pour son chien. Je me suis assise parterre à côté de lui pour caresser ses tempes, les attaques ont diminués un peu et il s'est endormi. Je continuais à caresser sa tête, j'étais contente qu'il se repose un peu.
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------ SOS Mathieu, Max va mal ! - 24.jan.10.dim - (024) -----