030/11 - Sur la corde raide

Publié le par JaneDo

Le cœur sur la corde raide
Dimanche 30 janvier 2011 - (030/11)

Pascal a encore dormi sur le canapé, forcément, on avait pris la chambre d’amis. Je n’ai pas bien dormi. Thomas a voulu faire l'amour et j’ai dû lui expliquer que je ne pouvais pas, après tout ce à quoi on avait dû assister, avec sa sœur et Pascal à 2 pas, franchement non. Mais on pouvait se faire des bisous, rien que des bisous!

Je me suis réveillée assez tôt, doucement je suis sortie de la chambre en faisant attention de ne pas réveiller Thomas. Je crois que j’avais envie de discuter avec Pascal, le voir, ou peut-être seulement le regarder dormir. Arfff, je suis vraiment mazo. Silencieusement, je me suis avancée jusqu'au canapé et je l’ai regardé un moment avant de m’asseoir sur bord du canapé. J’ai eu envie de lui caresser le visage, caresser cette bouche, ces lèvres que j'adore, caresser son front, afff, mais ça risquait de le réveiller, et si Thomas sortait de la chambre à ce moment là, je crois que, je serais mal.

J’allais me lever pour aller me préparer un café et Pascal m’a attrapé par la main. Alors il ne dormait pas, il savait que j’étais là tout le temps!?! Argh, j’ai eu un petit coup de chaleur de honte.

Il a gardé ma main dans la sienne quelques instants, on se regardait sans rien dire...

Puis, il m’a lâchée et je me suis levée pour aller préparer du café. Les 2 autres dormaient encore, alors on a profité pour parler un peu, en chuchotant. L’épisode de la main était un peu gênant, je ne savais pas vraiment quoi en penser, alors j’ai fait comme si je n’avais rien remarqué.

  • Pascal, qu’est-ce qui t’arrive?
  • Oh! Tu fais l'ambassadrice maintenant?
  • Pas du tout, je me pose des questions! Je ne te reconnais pas.

Pascal s’est même pas donné la peine de répondre, il m’a juste dévisagée sans un mot.

  • Écoute, je n’ai pas à te juger, ni rien à dire, d’un côté, ça ne me regarde pas, mais après tous tes efforts depuis 2ans...
  • Ça t’as raison, ça ne te regarde pas! Ne t'en mêle pas! Tu as oublié toutes les saloperies qu'on nous a fait pendant ces 2ans?

Glups, il avait été un peu agressif là...

  • Si tu continue comme ça, je t’en colle une...

Pascal a éclaté de rire en marmonnant; Je t’adore. On s’est regardé sans rien dire encore. Glups, ces moments de silence commençaient à devenir pesantes. Il me regardait droit dans les yeux, j’ai dû baisser mon regard, je n’arrivais pas à soutenir le sien et je n’arrivais pas à le lire. Je pense qu’il a compris mon embarras et ça l’a fait sourire.

Glups et re-glups, je me suis sentie fondre sous son sourire. Hum, me reprendre illico.

  • Ça a l’air de marcher avec Thomas... Tu as l’air heureuse...

Glups, c’était reparti, mon cœur était à nouveau sur la corde raide... Je sentais de petits picotements dans les joues qui indiquaient que je rougissais. Heureusement, ce n’est qu’une figure de style, parce que si j’ai tous les signes du blush, rien ne transparaît sur ma figure, juste mes oreilles. D’ailleurs, j’avais les oreilles écarlates. Pascal m’a fait la remarque en riant, ce qui n’a fait qu’accentuer la chose et qui l’a fait encore plus rire.

Sur le moment, je n’ai pas réalisé que son rire était désabusé, ni que le fait que je rougisse, voulait dire pour lui; “oui, je suis heureuse”. J’avais seulement rougi parce que j’étais embarrassée. Son 1er rire était amusé, pas la seconde fois. J’avais aussi rougi parce que sa proximité me troublait comme toujours, et que les battements de mon cœur s’étaient accéléré.

Thomas et Jess se sont rappliqué presque en même temps, comme s’ils s’étaient donné le mot. L’attitude Pascal a immédiatement changé. Il s’est renfermé, et après la politesse de ne pas dégager à leurs approches, il s’est quand même retiré. Après avoir débarrassé le canapé des couvertures et autres qu’il a été poser dans la chambre d’amis, il s’est planté sur le canapé à gratter sa guitare.

Thomas a pris son café pour s’asseoir vers lui et je me suis retrouvée plantée avec Jess. Poisse. On avait pas grand chose à se dire. A voir ses yeux, elle avait dû passer la plus grande partie de la nuit à pleurer et Pascal faisait mine de ne pas le remarquer. Atroce.

Tout en préparant le petit dêj, Jess jetait des regards d’animal aux abois en direction des garçons et je me suis mise à regretter de ne pas avoir mentionné à Pascal qu’elle souffrait vraiment et qu’il n’avait pas le droit de la traiter ainsi.

On entendait des bribes de leurs conversations, Pascal a demandé à Thomas s’il pensait passer la semaine en Allemagne pour être sûr qu’il entre dans les rangs? Il était clair que ce n’était pas possible.

Et si d’aventure Thomas y songeait, je rentrerais en courant, en volant, train, avion, m’en fiche, mais je rentrerais, je ne supporterais pas un jour de plus.

On voulait rentrer, l’idée de partir en début d’après-midi a été avancé, et j’étais folle de joie, mais Jess ne voulait pas nous laisser partir, elle insistait pour que Thomas parle encore à Pascal. Jess voulait savoir s’il y avait quelque chose entre lui et cette fille, et si c’était le cas, elle voulait que Thomas lui fasse promettre d’y mettre un terme. Pauvre Thomas, il ne se sentait pas le cœur de contrer ou même d’essayer de forcer Pascal, mais il devait le faire pour sa sœur.

J’ai proposé à Jess de sortir marcher un peu pour laisser les garçons discuter tranquillement sans nos oreilles collés à leurs lèvres.

C’était une promenade lourde et casse-pieds. Jess n’a pas arrêté de se plaindre tout le long, essayant de savoir de quoi j’avais parlé avec Pascal avant qu’elle ne se lève, s’il m’avait dit quelque chose, si je pensais qu’il se passait quelque chose avec cette fille, s’il lui en voulait de n’avoir pas encore rompu avec Ethan (ça, je ne le savais pas), s’il était d’accord pour avoir un bébé (ça, je ne savais pas non plus). Thomas lui avait dit de laisser un peu d’espace à Pascal, que ce n’était pas en lui courant après ou en le traquant, ou à se lamenter sans cesse qu’elle réussirait à le faire revenir, au contraire, elle devait partir et le laisser seul. De toute façon, s’il voulait continuer à voir cette fille, elle ne pourra pas l’en empêcher, mais ce serait nettement moins palpitant si elle n’était pas là à l’attendre, à lui pleurer dessus, à tout essayer pour l’en empêcher.

Ça, je dois dire que Thomas avait raison!

On est rentré 1h plus tard, ma tête me faisait un mal de chien, il y avait toute une bande de petits bonshommes qui jouaient au tennis dedans!

Vers 16h, on a enfin pris le chemin du retour. Ciel, j’étais soulagée et aussi... un peu triste, je crois. Ce qui n’arrangeait rien, c’est que je sentais que Thomas m’observait et il a passé son temps à me demander si ça allait, à s’excuser de m’avoir imposé ça, comment je me sentais d’avoir revu Pascal (glups), si ça c’était bien passé le matin quant on s’était retrouvé tous les 2... Bref, j’ai compris que, lui aussi cherchait à savoir de quoi on avait parlé. A vrai dire, je ne m’en souvenais pas, ma mémoire était en chantier et ne voulait pas fonctionner.

Mes soupçons s’étaient avérés, Pascal avait bel et bien entamé une liaison avec cette femme, il l’avait avoué à Thomas. Il semble qu’ils se voyaient depuis quelques temps et que c’était devenu de plus en plus évident qu’ils s’appréciaient. Cette semaine apparemment, les choses avaient pris un autre tournant, ils s’étaient déclarés. Ce week-end devait être leur 1er week-end et probablement aussi, leur 1ère fois, je pense que Jess s’en était douté. Les femmes ont un 6ème sens pour ces choses là.

Thomas ne se rendait peut-être pas compte qu’entendre toutes ces choses étaient une horrible torture pour moi. Ma carapace avait craquer et j’étais en pleine opération de contrôle, attendant seulement de retrouver mon antre où je pouvais enfin me laisser aller!

Rien que l’idée que cette autre fille puisse le voir à torse nu me rendait malade, verte. Aïe, aïe, je n’étais pas encore guérie!

On s’est arrêté en chemin pour manger, Thomas était chou, mais ma tête était toujours pleine dérive. Je souriais, mais j’avais envie de pleurer. Ce week-end avait été pénible, et je voulais tout oublier. J’essayais de cacher mon humeur et mon trouble sous un flot de mots. Je crois que j’avais plus ou moins bien réussi, Thomas semblait se détendre à mesure qu’on approchait de la maison. Je devais encore lui dire que je voulais rentrer seule, et ça, j’étais angoissée qu’il le prenne mal.

J’ai répondu à un message de Caro et j’ai prétendu qu’il s’agissait d’une copine et qu’en rentrant, je devais passer chez elle, qu’elle n’allait pas très bien. Thomas a assez bien pris la chose. Ouf!

Je lui ai promis de passer chez lui en rentrant. Il pensait sûrement qu'on allait passer la nuit ensemble, je savais que non. Chez moi, je me suis effondrée. Je m’y attendais. Tous les moments de ce long week-end m’ont trottés dans la tête, j’ai repensé à ce qui s’était dit de tous les côtés, revus les regards ou expressions de Pascal et des uns et des autres, tout ça me tordait l’estomac.

Il y avait peut-être eu un mot, une phrase, un indice quelque part et je ne l’avais pas capté, j’avais dû loupé quelque chose.

Épuisé par mes larmes, j’ai fini par m’endormir...

Arf, ça avait été dur de voir Pascal, de le voir agir comme il le faisait. La peur qu'il ait des sentiments pour une autre aussi brisait ma confiance et me torturait. Alors, il était tombé amoureux de cette fille? Ciel, ce que ça me faisait mal. Mon ventre était barbouillé, l’angoisse ou simplement le fait de savoir qu’il pouvait avoir des sentiments pour une autre fille me faisait trembloter non-stop, de la tête aux pieds. Je ne voulais pas qu’il en aime une autre autant ou plus qu’il ne m’avait aimé, je ne le supporterais pas... pas encore.

Malheureusement pour moi, je l’aimais encore... et si fort!


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J
Oui, je suis d'accord, il faut que je lui parle... Ca me fait un peu peur, parce que Sminette pense aussi comme moi, qu'il risque de m'envoyer sur les roses!!! J'ai peur d'attendre, peur de lui parler, peur qu'il ait des sentiments déjà pour cette nana... Bref, je ne suis pas très rassurée et pas sûr de moi du tout!Mais ce soir... ou peut-être demain... je lui parlerai !!! Ha la la, j'ai peur!Il doit être dans le stade tout est beau et rose, complètement énamouré, aïe, je risque de tomber comme un cheveux sur la soupe! Mais je... je dois essayer hein?
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C
Coucou Jane, je pense que tu as raison, Pascal commence à avoir des sentiments pour cette fille, normal, il n'y a plus rien entre vous, avec sa femme ça ne marche pas, trop de resentiments, tu l'a humilié devant sa famille. Trop c'est trop, je pense qu'il passe un stade de ras le bol de tout. Je crois que c'est Smiinette qui t'a dit de t'asseoir avec lui et discuter?Je pense que tu te cache derrière tes sentiments pour Thomas pour passer à autre chose, mais tu aime Pascal, et je crois que le moment est venu pour discuter avec lui, voir si vous avez encore une chance d'arriver à quelque chose... Si tu attends trop, ses sentiments pour cette fille deviendront plus solide et ce sera trop tard... mais, parce qu'il y a un mais... comme c'est le début avec cette fille, il pourrait être dans le stade ou tu ne pourra peut-être pas lui parler parce qu'il est complètement amoureux, c'est nouveau et tout... donc, je ne sais pas! Mais je ne pense pas qu'il faut attendre pour lui parler, sinon ce serait trop tard parce qu'il ne voudra pas faire souffrir quelqu'un qui n'a rien à voir avec son passé. Donc, je te conseille de bien réfléchir à ce que tu pourrais lui dire pour ouvrir la conversation, pour passer la barrière de ce stade au cas ou il se croit totalement amoureux de cette fille. N'attend pas...Je crois que quoi tu tu fasse, tu n'arrive pas à passer dessus parce que malgré que Thomas est adorable, tu aime Pascal...Bonne chance Jane
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J
Celle qui est super sexy? Un peu, elle a les cheveux courts par contre, elle s'habille sexy et a une expression assez sure d'elle-même :$
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D
Yo! Super foto! Elle ressemble à ça la nouvelle petite amie de Pascal?
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