035/2012 - Au programme; mieux contrôler mes humeurs!

Publié le par JaneDo

Samedi, 4 février 2012  - (035/2012)

J’ai attendu Pascal en vain, pas d’appel, pas de visite. Le rat des bois. J’étais bien trop orgueilleuse pour l’appeler en 1er. Ce soir, je sortais, je voulais le croiser et si j’en ai l’occasion, je lui dirais que son envie de me parler l’autre jour ne devait pas être très sincère.

J’ai passé la journée rongée par l’impatience et les doutes, je crois que l’attitude de Pascal est trop ambigüe et n’annonçait que des complications. Je ne comprenais pas pourquoi il m’avait ignorée comme il l’avait fait, rien que parce que je ne lui avais pas parlé de mon voyage? Ça me semble un peu léger non?

Il fallait que je me repose pour être en pleine forme, avoir un teint lumineux, le regard brillant de malice et pas cet air de chien battu, donc, j’ai beaucoup dormi pour me rattraper de ma nuit mouvementé sans sommeil.

Je me suis donnée la peine d’appeler Thomas pour savoir ce qu’ils faisaient ce soir, si on ne pouvait pas aller manger un truc tous ensemble avant de sortir. C’était surtout une proposition pour ne pas avoir l’air de l’appeler pour voir Pascal.

Thomas avait prévu de faire une soirée chez lui, il n’avait pas trop envi d’être dehors par ce froid, en plus, on ne pouvait fumer nulle part. J’ai trouvé l’idée sympa et je lui ai promis de ne pas arriver la dernière pour une fois.

Glups, en arrivant chez Thomas, j’ai trouvé que la maison avait l’air un peu trop calme, et j’avais raison, il n’y avait personne. Je me suis sentie un peu mal, une sale impression d’avoir été snobé, floué, etc. Est-ce qu’il m’avait dit que venir à la maison pour pas que je les suive? Il n’y avait pas de message sur la porte, rien, puis, avec le cœur qui battait à 100 à l’heure, j’ai regardé mon natel la boule au ventre. S’il ne m’avait pas laissé de messages, alors le message était clair. Pffffouh, Thomas avait laissé un message pour dire qu’en fin de compte, ils faisaient la soirée chez Paul au-dessus de Montreux. Incroyable la sensation de soulagement que j’ai ressenti.

Aïe, je vois que je pense tout de suite toujours au pire!!!

En tous cas, j’allais être en retard, la dernière certainement pour ne rien changer à mes habitudes. Pourtant, je m’étais donnée de la peine à arriver assez tôt chez Thomas. Il y avait du monde, plein de gens que je ne connaissais pas. Je pense que ce devait être des amis à Paul, donc je comprenais pourquoi ils avaient soudainement décidé de bouger la soirée chez lui.

Rhhh, comme d’habitude, Pascal était entouré de ses clones habituels, y compris Caro. Je n’ai pas été le saluer. J’ai salué tous ceux que je connaissais, mais ni Pascal, ni Caro, parce qu’elle était à ses côtés. C’est d’ailleurs le 1er reproche que je lui ai fait quant il a daigné venir me dire bonjour. Ça lui avait quand même pris plus d’1/2h, donc, j’étais de mauvais poil.

  • C’est pas de ma faute, ce sont des copines à Paul. On discutait quant elles sont arrivées, et tout à coup, je me suis retrouvé tout seul, planté. Je savais pas comment me tirer sans avoir l’air mal poli.
  • Mouai, c’est toujours ton gros problème, ne pas faire « malpoli » hein? Et c'est jamais de ta faute!!!
  • Jane, tu ne va quand même pas me faire une scène parce que je discute avec 2 ou 3 filles, si?

Ça m’a énervée encore plus qu’il continue sur sa lancée alors que Caro est venue nous rejoindre, ça me faisait passer pour une emmerdeuse. D’ailleurs, Caro a souri en entendant sa remarque. Sa présence m’emmerdait, parce que je ne pouvais pas lui parler librement et je me suis sentie encore plus conne de demander à Caro de nous laisser, me faisant encore plus passer pour une pétasse de 1ère ! Sa remarque comme quoi c’était pas trop sympa m’a poussé dans mes tranchées, j’avais envie de le mordre, le taper, lui faire mal quoi. Je me demande s’il ne faisait pas exprès pour m’énerver.

Là, j’ai enfin pu placer ma phrase pour lui dire qu’il n’avait pas l’air de vouloir vraiment me parler.

J’aurai peut-être pas dû lui parler en étant aussi énervée, mais il avait le don de me mettre sur la brèche. Je n’aurai sûrement pas dû commencer par lui faire des remarques, des reproches, renvoyer Caro, etc, mais je ne pouvais plus contrôler mon humeur, j’avais vraiment, vraiment envie de mordre.

Pascal m’a dit qu’il avait eu envi de me rattraper, me suivre chez moi, mais il en avait aussi marre qu’on ait une relation en dent de scie. Que c’était sans arrêt le grand huit et ça commençait à l’épuiser. Je crois qu’il a utilisé le mot « énervé » et non « épuisé ». Qu’après tout, je n’avais qu’à pas partir. J’ai rétorqué qu’il avait l’air trop occupé pour avoir envi de parler, qu’après le coup du chalet, j’ai préféré rentrer. Puis autre erreur de ma part, surtout après qu’il m’ait dit qu’il en avait marre de mes sautes d’humeurs, j’ai tourné les talons pour aller me pendre ailleurs sans lui laisser le temps de me répondre après lui avoir dit qu’il pouvait retourner discuter avec ses pétasses.

Rhhh… Dès que j’ai tourné les talons, je me suis intérieurement baffée, mais c’était fait, je lui avais tourné le dos, planté au milieu de notre discussion et j’étais bien trop fière pour faire marche arrière. C’était une des fois où j’aurai dû descendre de mon grand cheval blanc et retourner sur mes pas et peut-être m’excuser.

Pascal est donc retourné dans son coin et il évitait de regarder dans ma direction. J’avais commis un impair impardonnable. Je me demande des fois pourquoi j’agis aussi connement!

Le reste de la soirée est dans un petit brouillard. J’avais un peu trop bu, pas assez mangé et ça m’est vite monté à la tête. Intérieurement, je sais que ça m’énervais de voir que Pascal avait l’air de s’amuser, il m’ignorait complètement. Je n’avais pas l’air de lui manquer du tout. Puis, sans le vouloir, Thomas m’a remonté le moral en m’apprenant qu’hier soir, après mon départ, Pascal était dans un pire état que moi, qu’il avait dû le ramener et qu’il n’avait pas arrêté de lui scier les oreilles à cause de moi.

Alors comme ça, il s’était saoulé la tête? Alors je lui avais manqué!

Ça m’a fait un bien fou de le savoir. Tellement de bien, que je riais finalement de tout, dansais avec tout le monde, heureuse de savoir qu’il m’avait sur l’estomac hier soir. Je crois que ça m’a fait ralentir sur la boisson et j’ai cru remarqué qu’il m’observait discrètement de son coin. Malgré tout, je restais à l’écart, je ne voulais pas aller vers lui, je voulais que ce soit lui qui fasse le 1er pas vers moi.

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