036/2012 - Retour au paradis...
Dimanche, 5 février 2012 - (036/2012)
Pascal ne bougeait toujours pas, alors j’ai dû utiliser le plus vieux truc du monde, essayé de provoquer sa jalousie et dieu sait qu’il l’était.
Un des copains à Paul avait essayé de me draguer en début de soirée, je l’avais un peu expédié sur les roses en coupant froidement courts à ses tentatives. Surement dur à piger pour lui, il est venu danser avec moi et cette fois, je ne l’ai pas envoyé promener, bien au contraire. Je l’ai laissé me serrer contre lui quant la musique l’autorisait, il enfilait ses pattes autour de ma taille, essayait de me marmonner des trucs à l’oreille, et je riais comme si c’était drôle. Mais aucune idée quoi, je ne l’écoutais pas, j’étais bien trop occupée à éviter qu’il n’aille trop loin.
Bon, il était loin de danser comme un dieu! Alors après m’être donnée en spectacle un petit peu, rien que pour les yeux de mon cher et tendre Pascal, j’ai décidé que c’était préférable qu’on aille s’asseoir pour discuter. Exprès, on s’est isolé à l’écart. Comme je l’ai pensé, Pascal n’a pas tenu longtemps avant de se pointer pour me demander si on pouvait discuter un moment. L’autre idiot, dont je ne me souviens même pas du nom lui a demandé s’il ne voyait pas qu’on était occupé et Pascal lui a demandé de la fermer. J’ai failli éclater de rire.
- Je peux savoir à quoi tu joues?
- Désolé vieux, elle ne veut pas te parler, alors laisse nous tu veux.
J’ai cru d’abord que Pascal allait le cogner, mais non, il m’a encore demandé de lui accorder 2mn, mais comme il me l’avait si bien fait l’autre jour, je lui ai demandé de retourner boire son verre, je n’avais aucune envie de parler ce soir. C’était pas très cool, il avait au moins fait l’effort de venir, mais tout aussi vite, je me suis dis que moi aussi, j’avais fait l’effort d’aller vers lui et il m’avait remballé comme du papier mâcher, alors chacun son tour. Ce n’était pas si méchant, juste un prêté pour un rendu!
Cette fois, il a battu en retraite. Je l’ai suivi plantant l’autre sans un mot. Je l’ai attrapé par son pull.
- Hum! Il me semble avoir entendu ces mots il y a pas si longtemps, non? Ha oui, au chalet!
Je lui ai fait remarquer que je n’étais pas si méchante puisque je coupais court à son malaise, moi. Je voulais bien qu’on discute. Oh, mon pauvre petit cœur, il avait le regard brouillé, ça m’a coupé illico l’envie de continuer à l’emmerder. Pascal m’a prise par la main pour qu’on aille dans une des pièces vides pour discuter. On connaît la maison, on avait déjà passé tout un week-end en amoureux dedans.
Caro s’était précipitée pour nous demander où on allait et Pascal lui a dit qu’on voulait être seul. Miam, miam. A vrai dire, à ce moment précis, je ne me rappelais plus vraiment pourquoi on se faisait la gueule. Dans le petit salon du fond, il y avait un couple qui se bécotait, Pascal leurs ont demandé de libérer la pièce, on avait une réunion là dans moins de 5mn. Ça m’a fait sourire.
Dès qu’ils sont partis, Pascal m’a demandé si je me rendais compte qu’on se faisait la tête sans raison, que c’était des broutilles, qu’il était le seul qui avait le droit d’être mécontent, après tout, j’étais sa copine et j’étais partie plus de 10jours sans lui en parler.
Hum… Je n’avais pas vraiment envie de finir la soirée à faire des analyses sur qui avait raison ou tord, j’avais franchement juste envie d’être dans ses bras, le reste, je m’en foutais comme de l’an 40. Mais, j’ai quand même répondu en lui faisant remarquer que la plupart du temps, je ne savais rien de ses faits et gestes, tout le monde oui, sauf moi. Pascal a dit que ce n’était pas la même chose, il ne se sentait pas à l’aise pour me balancer sa femme à chaque phrase, que si j’avais été mariée et que je filais avec mon mari, il comprendrait que je ne veuille pas lui en parler, mais là, ce n’était pas le cas.
Foutaises… Enfin, pas tout à fait… Je crois que je comprenais, mais disons que si je ne savais rien, je préférerais que personne ne sache, pas être la seule à ne pas savoir. Bon, j’avais peut-être mes tords, mais lui aussi, alors, je préférais qu’on en reste là. J’ai verrouillé la porte, je n’avais pas envie de passer la soirée à bavarder, ce qui est fait, est fait.
Je me suis approchée et j’ai caressé son visage adoré. Envie de ses bras. J’allais lui demandé s’il attendait le déluge pour me prendre dans ses bras quant il a enfin compris que les hostilités étaient terminés. Il a encore marmonné que c’était toujours comme ça qu’on passait sur les choses, qu’on devrait les régler avant de passer à autre chose, mais il a abandonné en voyant mon petit sourire.
Pascal a passé son bras autour de ma taille et m’a tirée lentement à lui… J'aime tellement ses gestes, ça me promettait plein de bonheur et j'avais envie de lui de la tête au pieds. Afff, dès que ses lèvres ont trouvés les miennes, j’avais la tête aussi vide que le désert de Gobi!
- Et si on s’en allait d’ici ? On pourrait aller chez toi, ou chez moi, même au chalet.
- Je crois que je n’aurai pas la patience d’attendre d’être au chalet!
- C’est plus près que chez moi?
Rhhh les hommes, parfois ils ne pigent que dalle! J’avais envie de lui, maintenant et tout de suite, pas question d’aller se refroidir dans les voitures jusqu’à chez lui ou chez moi! Trop long!
Il a tout de suite compris par contre quand j’ai entrepris de lui enlever son pull et que mes petites menottes se sont chargées de faire glisser la fermeture éclair de son pantalon. Afff, je l’adore… Sa tendresse n’a pas de limite et être dans ses bras valle tout l’or du monde…
Pascal avait quand même envi qu’on quitte la fête, qu’on aille chez lui et qu’on passe le dimanche à se larver dans les bras l’un de l’autre. J’allais pas dire non, rien de plus facile pour me couper la chique que de faire l’amour avec lui. Mais il n’y a pas à dire, c’est quand même plus agréable d’être chez soi. Toute rouge, je l’ai suivi pour aller saluer Paul qui nous a fait un petit clin d’œil entendu et on a filé.
Chiant d’avoir 2 voitures! Pascal m’a assez facilement convaincue de laisser ma voiture ici, on viendra la chercher demain.
C’était un dimanche de rêve… Aussi collante qu’une limace, je l’ai scotché toute la journée. J’aime tellement le regarder, j’aime ses sourires, ses petites expressions étonnées et le reste. J’ai pu m’en mettre plein les yeux et plein le cœur. Je n’aurai échangé ma place avec personne, je lui appartenais et chaque fois que j’étais avec lui, je m’en rendais compte. Je suis folle de lui!
Pascal a quand même voulu savoir si j’étais allée seule à St-Domingue et pourquoi…