042 - Je passerai la nuit avec Thomas
Jeudi.... 11 février 2010
Ce matin, Pascal m'a réveillée. Rhhhh. Bon d'accord, je le lui avais demandé. J'avais l'intention de descendre sur Lausanne et passer la journée à la maison. J'avais des tonnes de trucs à voir. J'avais un peu les flopettes d'utiliser la voiture à Pascal, elle était toute neuve et si j'avais un pépin, hum. Ha oui, hihihi, Pascal avait changé de voiture. Comme je ne voulais plus mettre les pieds dans sa Mercedes jeep, ou land rover. Bref, je ne connais rien aux voiture, je ne savais pas si ce genre de voiture était une traction arrière ou avant, et avec la neige! J'aurai dû le lui demander, mais, ça n'aurait pas changé grand chose. J'ai toujours conduit des tractions avant, et mes seules expériences avec des tractions arrières étaient désastreuses sous la pluie ou la neige. Alors, j'aurai eu les flopettes. Je n'avais plus qu'à rouler prudemment.
J'ai été contente de retrouver mon chez moi. Ciel, que j'aime être chez moi!!! Affolant. J'suis une casanière, l'air de rien.
Vraiment, le rêve serait d'avoir un petit ami ou amant que je verrais 1 voir 2 fois par mois, qu'il ait une copine pour meubler les autres jours et pour éviter qu'il me colle, et je pourrais faire ce que je veux de mon temps... No strings attached... (sans attaches)... Ce serait le pieds. Pas besoin de faire de projets ensemble, ni de vivre ensemble, pas besoin de s'appeler tout le temps... Le pieds quoi! Mais bon, la vie en avait décidé autrement. Là, j'étais embourbée dans un chemin que je n'aurais pas choisi si j'avais eu toute ma tête. Et Dieu sait qu'on a plus toute sa tête quant on tombe amoureux! Sans compter la souffrance qui survient à la fin... Afff.
Je me suis larvée dans un bon bain et fais tous mes petits trucs nanas. Hanté chaque recoin de mon appart. Évidemment, mon cœur a cherché mon petit nounours, il manquait quelqu'un. Je n'arrive toujours pas à mettre une forme ou un visage sur "nounours" sinon je me liquéfie. Dans l'après-midi, j'ai fait une petite sieste et je me suis préparée pour reprendre le chemin du chalet.
Je voulais d'abord attendre le passage de mon neveu qui allait sans doute s'enfermer dans sa chambre, après je pouvais filer, ni vue, ni connue. Il ne saura même pas que j'ai quitté la maison. Mon honneur serait sauf.
Mon neveu est passé et m'a laissé Channa, le petit boxer femelle. Une vraie petite sauterelle. Je n'avais pas le choix, je devais la prendre avec. Mon neveu ne dormait pas à la maison. A la bonheur, encore mieux pour moi. Je me suis arrangée avec un copain pour lui laisser la sauterelle.
Dès qu'ils sont partis, le temps de gicler mon vieux training, et de m'enfiler quelque chose de décent, et hop, en voiture. Finalement, sa nouvelle jeep n'était pas si difficile à conduire, mais utiliser le lecteur CD, stéréo avec le bidule pour la route, iiiiah, impossible. Chaque fois que j'ai voulu mettre de la musique, le truc muche ordinateur de bord, plan de la route, etc, sortait. En plus, je ne savais pas comment l'arrêter. Pfff. Trop compliqué pour moi. J'ai fait la stéréo; j'ai chanté à tue tête, ça m'évitait de m'entendre penser, après tout, il n'y avait personne pour s'en offusquer!!!
Ça m'avait fait du bien de m'éloigner un peu du chalet. Je me sentais plus sereine, moins stressée. C'était comme si j'avais laissé les paquets de problèmes quelque part en chemin. Enfin... peut-être que je les avais seulement laissé à Gstaad en fait.
Je n'avais pas été très pressée de remonter au chalet et je suis arrivée assez tard, passé 23h, et ils étaient déjà tous sortis. Personne ne m'attendait. Ça m'a un peu déçue étant donné que, Pascal ne m'avait pas appelée pour me dire où ils étaient, et je n'avais pas envie d'aller courir tous les bars pour les trouver, alors j'ai décidé de rester au chalet à bouder.
Thomas ne me voyant pas arriver, s'est inquiété et a eu la brillante idée de m'appeler. J'étais déçue que ce ne soit pas Pascal. Très déçue.
Parce qu'il a beaucoup insisté, j'ai été les rejoindre au Clochard. J'étais un peu furax que mon mec ne se soit pas préoccupé de savoir où j'étais, ni rien, trop pour apprécier qu'il me prenne dans ses bras dès mon arrivée, quant c'est Thomas qui avait eu la gentillesse de m'attendre, dehors dans le froid devant le bar. C'était vraiment adorable de la part de Thomas. Comme c'était lui qui m'avait cherchée, lui qui m'avait appelée, qui m'avait attendu, je trouvais normal de passer du temps avec lui. Ça n'a pas manqué d'attirer l'attention à Pascal qui a essayé de monopoliser mon temps.
Mais par sa faute, ce soir, j'étais de mauvaise humeur. Pascal a voulu discuter. Il était nerveux, cherchait ses mots, ce qui ne lui ressemblait pas. Pascal cherchait à être rassuré et quelque part à me contrôler. Il a voulu me rassurer aussi en me disant qu'il ne se passait rien avec Caro. Il avait presque réussi à me culpabiliser, avant de me balancer qu'il avait changé d'avis, et qu'il ne pouvait pas supporter qu'il se passe quoi que ce soit avec Thomas.
Trop tard...
Mon petit ordinateur de bord m'a rappelé... que l'avant dernier week-end de janvier, il en tenait une autre dans ses bras, et ce n'était pas moi... Je me rappelais aussi une conversation qu'il a eu avec Thomas... Pascal lui a dit que Caroline lui plaisait beaucoup. Il aimait ses formes généreuses et qu'elle avait presque autant de poitrine que moi. Qu'il ne pouvait pas nier que ça lui plaisait de coucher avec elle, et qu'il recommencerait volontiers. Même, il ne verrait aucun inconvénient à sortir avec nous 2 en même temps. Pascal avait admis avoir de la peine à résister aux avances constantes de Caroline. Qu'il avait aimé ces moments avec elle, parce que ça c'était plutôt bien passé.
En plus, je suis tombée sur une photo de Pascal et Caro. Ça ne m'a pas plu du tout. Je n'avais même pas de photo avec Pascal et elle... oui. J'étais jalouse. Je me suis crevée les yeux sur la photo essayant d'interpréter l'expression de Pascal, la sienne... pourquoi ils s'étaient cachés dans un coin, bref... j'étais remontée. J'ai subtilisé la photo, elle ne le reverra plus. Je pensais à tout ça quant Pascal me parlait...
Donc, je savais que, si Thomas le voulait, je passerais la nuit avec lui... C'était décidé.
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------ Trop tard, je passerais la nuit avec Thomas - 11.fév.10.jeu - (042) ------