047/11 - Une parmi les autres??
L’Oublié de la St-Valentin
Mardi - 15.fév.2011 - (046/11)
Hahhhh, il fait moche aujourd’hui, tout gris et j’adore. Une journée à passer au lit, sous la couette, au chaud, avec la télé et mon ordi sur les genoux. Miam, miam. Mince... Tout à mon bonheur, j’avais oublié... oublié Thomas, oublié qu’il avait, lui aussi, fait des plans hier soir pour la St-Valentin! Je ne suis pas sans coeur, pourtant, je ne pourrais pas l’expliquer, mais je l’avais complètement zappé. Forcément, il avait dû s’attendre à ce qu’on fête la St-Valentin ensemble. Ha la la, je n’avait même pas pensé à ce qu’il pouvait ressentir.
Comment est-ce que j’avais pu oublier la réalité à ce point là?
Lundi soir, en lisant ses messages, je me suis sentie vraiment mal. Impossible de lui dire que je n’avais pas vraiment pensé à lui. Pascal me connaît bien, je pense que c’était la raison pour laquelle il avait coupé mon natel. Je me sentais coupable comme jamais. Le pauvre, il disait m’avoir attendu toute la soirée. Après le boulot, il s’était dépêché de rentrer et s’était donné la peine de cuisiner pour l’occasion, il voulait me surprendre, lui si nul en cuisine. Il avait même prévu des plats de secours, au cas où.
Franchement, j’étais la pire des petites amies!
Pour m’excuser, j’ai inventé le plus gros mensonge de la planète; la mine triste, je lui ai dis que, la plupart de mes copains ont toujours foutu en l’air la St-Valentin, alors pour ne pas être déçue encore une fois, j’avais pris la fuite et coupé mon natel. J’avais préféré me cloîtrer, de cette manière, je n’aurai pas de chagrin, parce que ce serait de ma faute si je n’avais pas été disponible.
Je ne sais pas s’il m’a cru ou s’il a fait semblant...
Pour me faire mieux pardonner, je l’ai couvert de câlins et de bisous, il a tenu à transformer cette soirée en petite St-Valentin. Il a été trop chou, ce qui n’a fait augmenter mon sentiment de culpabilité. Suspicieux, à un moment où je m’y attendais le moins, Thomas m’a posé la question fatidique; “Dis moi juste que tu n’étais pas avec Pascal?”. Pas d’autre choix que de lui mentir.
Un numéro sur sa liste?
Mer - 16.fév.2011 - (047/11)
Mercredi était une journée fructueuse côté boulot, mais côté vie sociale, le néant. Je ne voulais voir, ni entendre personne, répondre au téléphone, ni même mettre le nez dehors. J’ai passé la journée à bosser. Entre 2, quant je ne chantais pas à tue tête comme un disque rayé, ma tête vagabondait du côté de Munich et Pascal.
On n’avait pas parlé de se revoir, donc, je ne savais pas où on en était. Est-ce qu’on était de nouveau ensemble ou pas? Aucune idée. Après tous mes “j’sais pas” à ses questions, on a évité la question. Je crois que j’attendais que ce soit lui qui prenne les décisions, qui décide pour nous 2. Il n’en a rien fait. Donc, j’étais un peu paumée. Je ne savais même pas s’il rentrerait le week-end, s’il continuerait ou non à voir cette Nina!
J’ai voulu milles fois l’appeler et milles fois, je n’ai pas osé!
Est-ce que j’étais devenue seulement une de ces filles avec qui il couchait de temps à autre? Un numéro de sa liste? Ou est-ce que je comptais un peu plus que ça? Je me voyais mal poser la question à Pascal de toute façon. En attendant, je pensais que c’était préférable que j’évite un peu Thomas, et aussi surprenant que ça puisse paraître, c’était difficile. Il me manquait tout de même beaucoup.