050/11 - Ok! D'accord! C'était prévisible!

Publié le par JaneDo

Ok! D'accord! C'était prévisible!
Sam - 19.fév.2011 - (050/11)

Samedi, vers midi, raide morte, parce que j’avais mis des plombes avant de trouver le sommeil, je suis descendue avaler quelques cafés pour pouvoir tenir debout. Je ne pouvais quant même pas passer tout le samedi à dormir, et aussi, je voulais trouver le moyen de parler à Pascal.

Mais grosse déprime; impossible de le trouver. Il semble qu’il soit parti. Il était probablement en route pour l'Allemagne. Enfin... c’était ce que je pouvais espérer de mieux!

Vania était arrivée après mon départ à la discothèque, après, de retour au chalet, elle ne m’avait pas trouvée. Elle m’avait bien laissé quelques messages pour me dire qu’elle était là, mais je n’avais rien vu.

Je n’ai pas fliplé quant je n’ai pas vu Pascal au déjeuner, parce que j’ai pensé qu’il était sorti skier avec toute la bande. Thomas, la mine bougon était resté en arrière pour me parler, et j’avoue que je n’étais pas d’humeur. En plus, j’étais encore dans les vapes. Il s’est confondu en excuses dans tous les sens pour son comportement d’hier soir, mais il a bien vu que je ne l’écoutais pas vraiment, et que ça ne passait pas.

Il a prétendu que c’était parce qu’il m’aimait qu’il lui arrivait parfois de perdre son sang froid... Puis quoi encore! Comme excuse, y avait mieux!

Je lui ai dit qu’on aurait un vrai problème s’il était toujours dans cet état après avoir bu quelques verres. Je ne supportais pas de le voir agressif et fou-furieux. Je n’aimais pas non plus les crises de jalousies à tout va, ça avait le don de me taper sur le système. Il ne pouvait pas s’amuser à cogner tous les mecs que je croise, ce n’était pas la 1ère fois, ça n’avait aucun sens et ça m’énervait grave. Il a promis que ça n’arriverait plus, mais je ne l’ai pas cru. Ce genre de choses avait plutôt tendance à se reproduire en empirant, jusqu’au jour où il aura le malheur de s’en prendre à moi, et là, ce serait la fin de notre amitié.

  • Amitié?

J’avais été un peu dur avec lui, mais, je pensais tout ce que je lui ai dit. De toute manière, il n’aurait pas dû me forcer à ouvrir la bouche tant que je n’étais pas complètement réveillée!

  • Je vois... Tu cherches un moyen de te débarrasser de moi, je me trompe? Y a du Pascal là-dessous, non?
  • Ne rejette pas la faute sur moi, je ne suis pas celle qui était agressive hier soir...
  • Yo! Vous allez arrêter vous 2 ou quoi???

C’était Vania qui était venue se mettre entre nous pour arrêter la dispute,Thomas n’a pas eu d’autre choix que de nous laisser. Il tirait la gueule. J’ai failli le rattraper pour le consoler. Je n’aimais pas être aussi vache, d’autant plus qu’il n’avait pas tout tord.

Caro qui avait suivi de loin notre prise de becs est venu s’asseoir au bar de la cuisine, dès que Thomas a quitté la pièce. Le coup d’oeil que lui a lancé Vania n’était pas des plus sympathiques, mais je crois qu’elle en avait l’habitude. J’avais beau dire à Vania qu’elle était sympa, ça ne passait pas. Vania ne comprenait pas comment je pouvais la supporter ou être amie avec. Quant elle a su que j’avais dormi chez Caro, elle a levé les yeux au ciel.

En parlant de la soirée en boîte, Vania a remarqué que Pascal semblait s’intéresser à la chanteuse du groupe de son pote. Pour moi, elle imaginait des choses, elle voyait le mal partout.

Caroline avait pris un verre avec Pascal cette semaine, et j’ai été plutôt contente d’apprendre, qu’il y avait de l’eau dans le gaz avec son allemande. La Nina était fâchée avec lui à cause de choses qu’il aurait dites ou faites lors de leur fameux week-end.  Elle lui faisait la tête.

Ouaip, j’étais contente. Il fallait que je lui parle!

Mais j’ai très vite déchantée en apprenant que Pascal n’était pas au chalet et qu’hier soir, après avoir quitté la boîte, il était parti avec la chanteuse et le batteur du groupe, pour rentrer en direction de Lausanne. Apparemment, il avait été raccompagner les 2 membres du groupe qui était resté à Gstaad pour la soirée, et avait prétendu rentrer ensuite en Allemagne. Je ne voyais pas très bien pourquoi il aurait fait autant de kilomètres pour venir jouer avec le groupe, venir prendre un verre avec ses amis jusqu’à Gstaad, puis reprendre la route pour rentrer en Allemagne??? Je ne comprenais pas le truc!

Ça m’a complètement sapé le moral! Le reste de la journée, je n’étais que l’ombre de moi-même. Plus goût à rien et je m’ennuyais comme plâtre!

Après notre conversation, je me suis précipitée appeler Pascal. J’aurai dû le faire plus tôt, si j’avais su, je serais probablement partie hier soir aussi. Il était rentré à son appart où il a passé la nuit et il avait l’intention de rentrer dans l’après-midi en Allemagne. J’avais beau insisté et le supplier de revenir au chalet, il ne voulait pas. C’était triste. J’ai voulu aller vers lui, mais il a refusé, en disant qu’il serait certainement déjà en route, qu’il ne fallait pas.

En fait, j’ai eu l’impression qu’il ne voulait pas me voir. Ça m’a fait de la peine, alors j’ai laissé tombé.

Qu’il ne soit pas là, au chalet, m’a coupé le moral. Je suis retournée me coucher, j’avais besoin de dormir pour noyer ma  tristesse. Je n’avais plus envie de rien. Je n’ai pas eu envie de sortir le soir avec les autres, alors je suis restée au chalet et j’ai lu. Je désespérais, et j’avoue que j’attendais avec impatience que le week-end se termine!

Je ne pouvais le dire à personne, que Pascal m’avait bien fait comprendre que c’était terminé, que je pouvais faire ce que je voulais, ça ne le concernait pas, qu’il ne fallait pas que je me précipite chez lui, que j’étais avec Thomas, qu’il ne voulait pas qu’on se fasse des idées à cause de ce qui c’était passé. Pascal avait préféré ne pas rester au chalet et avait décidé qu’il était préférable de rentrer pour ne pas causer de problèmes.

Thomas a bien sûr remarqué mon humeur, mais il ne pouvait rien faire pour me faire sortir de cet état de léthargie. Je me sentais vide et triste à mourir.

Même si j’étais à des années lumières d’avoir abandonné l’idée d’être à nouveau avec Pascal, je commençais à saisir, petit à petit, qu’il ne voulait pas retourner en arrière. Il restait gentil et tout, mais ça semblait clair, il ne voulait rien avoir à faire avec moi... A part peut-être, s’amuser de temps à autres!

Oui je sais... On me l'avait dit!


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