051 - Confusion Totale ! (1/2)
Samedi..... 20 février 10
(051...1/2)
3h samedi matin... Thomas proposait qu'on finisse la soirée spaghettis/café chez lui. J'avais même l'impression qu'il m'a lancé un petit sourire. Mais je devais débloquer non! Je me suis rendue compte que j'étais un peu jalouse de le voir draguer une des filles à côté de lui au bar. Nos regards se sont croisés, je me demande s'il savait à quoi je pensais...
Pour éviter ces impressions bizarres vis-à-vis de Thomas, je n'ai pas voulu aller chez lui. Je crois que ça a fait plaisir à Pascal. Enfin, c'est ce que j'avais cru du moins....
On a continué la discussion qu'on avait commencé un peu plus tôt concernant Caroline. Pascal cherchait à comprendre. Après lui avoir fait penser que j'étais d'accord qu'il sorte avec nous 2, il avait attendu presque 1 semaine, au cas ou je changerais d'avis avant de lui poser la question. Rien. Pas de réaction. Pascal lui avait donc demander de sortir avec lui jeudi soir après son entraînement et voilà que le jour d'après, je lui apprends que je n'étais plus d'accord. Il voulait savoir pourquoi? Qu'est-ce qui avait donc changé? Pourquoi je n'avais rien dit plus tôt? Pourquoi lui demander de ne pas aller à la fête hier soir? Pourquoi si soudainement?
Je ne pouvais pas lui dire que c'était après avoir lu le message de "petit conseil d'une amoureuse", sinon j'aurai dû lui parler de mon journal, ou inventer autre chose et ça deviendrait compliqué à expliquer... Je ne pouvais pas non plus lui dire que je l'avais vu avec elle au refuge? Je ne voulais non plus pas qu'il pense que j'avais peur d'elle... Rrrrrrrh, les choses ne se passaient pas du tout comme je les avais imaginé dans ma tête!!!
On se faisait des câlinoux tout en discutant, mais je ne pouvais pas lui donner plus, j'avais mes ragnagnas. Alors j'ai immédiatement deviné qu'il voulait aller s'envoyer en l'air avec Caro quant il a fait semblant d'avoir oublié qu'elle lui avait demandé d'aller la dépanner!!!
- Sa voiture n'est pas du tout en panne, n'est-ce pas? C'est juste une excuse pour aller la retrouver, je me trompe?
Pascal s'est lancé dans une trouble explication, comme quoi elle lui avait envoyé un message et qu'il avait oublié, la laissant plantée dans la nature. Ayant entendu leurs discussions au refuge et sachant qu'il n'avait pas regardé son natel une seule fois de la soirée, je savais qu'il mentait. Je saluais l'effort. Je ne me serais sûrement doutée de rien si je ne les avais pas entendu. De plus, je ne pourrais pas les empêcher de se voir indéternum, j'étais coincée, parce que mise à part ce soir, il y avait tous les autres soirs de la semaine, et si ça ne suffisait pas, il y avait toutes les autres heures de chaque journée...
C'était perdu d'avance, je ne pouvais pas être collée à ses basques 24h/24h. Je me suis mise à trembler, me sentant carrément impuissante. C'était râpé, je me sentais battue, abattue. Je n'aurai peut-être pas dû lui faire savoir que je savais qu'il allait la retrouver. Comme je l'avais fait, il me restait le replis derrière les larmes et m'en aller s'il s'avisait de partir la rejoindre.
Mais voilà, s'il n'essayait pas de me rattraper pour aller quand même vers elle, là je souffrirais à mort, et je lui en voudrais à vie. J'étais vraiment coincée, et impossible de retenir ma langue maintenant que j'avais commencé. Et dire que ça faisait un moment qu'on ne s'était pas pris la tête! C'était trop beau!
- Ne ment pas... Elle t'attend n'est-ce pas? Il n'y a pas de panne...
A son expression, c'était inutile qu'il dise quoi que ce soit de plus. C'était un aveu. J'aime les jeux d'échec, de cartes, tous les jeux de stratégies, et je sentais là que j'avais un jeu entre les mains et qu'il me fallait jouer mes cartes avec prudence et finesse. Dans ses moments là, malgré le stress, le coeur qui bat à 100 à l'heure, je retrouve une sorte de calme, comme si j'entrais dans un "no-man's-land", déconnectée et ma tête fonctionne à toute allure...
Je serais mal avisée d'essayer de l'empêcher d'y aller... Je ne pouvais pas non plus, après ce que je lui avais dit ce soir, le laisser croire que ça marchait pour moi... Je ne pouvais pas le laisser partir sans faire de scène... Mais une scène serait mal venu et le précipiterait direct vers elle, qui pour l'occas, aurait le beau rôle. Elle sera heureuse, calme et souriante versus la crise et les larmes de mon côté... Je devais reprendre le contrôle, faire marche arrière sans pour autant retirer quoi que ce soit de ce que je lui avais dis!
Pascal se demandait comment il aurait pu réussir à me cacher les choses que je préférais ne pas savoir si je devinais aussi facilement tout? Il essayait de respecter ma demande de discrétion, mais cela semblait difficile.
Je lui ai dis que même pour moi c'était brouillon dans ma tête, mais une chose était sûre, je ne supportais pas qu'il me laisse en plan pour courir la retrouver. Du moment que je m'en doute, je préférais qu'il ne ment pas. Ou peut-être pas? Je n'en étais pas sûre moi-même. En règle général, je préfère qu'il mente comme un arracheur de dent pro! Mais de savoir qu'il partait chez elle, ça me dérangeait. Je voulais qu'il soit discret, s'il arrivait à me cacher tout ça, au moins, je n'en souffrirais pas. Mais s'il n'y arrivait pas, je ne supportais pas qu'il aille se cacher chez elle. J'ai avoué que ça me faisait peur qu'il aille chez elle et que ça me faisait beaucoup plus de mal que ... comme il avait dû s'en rendre compte avec ce qui s'était passé avec Thomas.
Quant on ne sait pas ce qui se dit, ce qui se passe, quant on a l'impression d'être à l'écart, on prend peur. Ça fait peut-être mal quant c'est sous les yeux, mais ça fait vachement plus mal quant on est dans le noir. Je lui ai dit que c'était trouble, mais je ne voulais pas non plus qu'il vienne chaque fois me lancer dans la figure qu'il est ou était avec elle!
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Alors? On fait quoi maintenant? Je ne veux pas qu'elle ait l'impression qu'on s'est juste amusé avec elle. Ce serait vraiment vache, je ne crois pas qu'elle mérite ça! Mais là, je suis un peu perdu... Je crois que c'est dans ces moments là, qu'on dit que les femmes sont incompréhensibles...
Je crois que même moi, je voyais à quel point j'étais compliqué, ou plutôt, c'était compliqué.
- En gros, tu me propose de sortir avec Caro, même si avec elle, ce n'est que physique, tu veux savoir, sans savoir? Tu propose ça et ensuite, tu me dis que ça te fais du mal? Tu ne veux pas savoir ou plutôt, tu ne veux pas que je te dise que tel soir, je serais avec Caro? Tu préfère que je ne la vois pas pendant la semaine, sinon tu te sentirais lésée? Donc, je dois la voir le week-end? Quant je la vois, tu ne veux pas que ce soit chez elle, d'après ce que j'ai compris? Tu ne veux pas qu'elle monte trop souvent dans ma voiture, sinon tu n'y mettras plus les pieds? Donc, tu ne veux sûrement pas qu'elle vienne ici, sinon tu n'y mettra plus les pieds non plus? Tu ne veux pas que qui que ce soit puisse se douter que je sors avec elle? Donc, tu veux que je ne la vois que le week-end, mais alors là, évidemment tu devinera, mais tu veux ne pas pouvoir t'en douter? Et tu ne veux pas que ce soit sur le temps qu'on passe ensemble? Heu... Tu voudrais bien m'expliquer en fait comment tu voyais les choses? Surtout, maintenant que je lui ai parlé? Ou plus simple, pourquoi ne pas lui dire toi? Tsssh, surtout après lui avoir fait penser que ça venait de moi et qu'on avait pas comploté ça ensemble avant...
Vu comme ça, je passais vraiment pour une compliquée fini. Je ne savais pas ce que je voulais. Et pourtant, je savais que ça ne me dérangeait pas qu'il la voit. Après tout, ça mettait un peu de piment, et j'aime bien les choses pimentées. Je voulais que la décision de ne plus la voir autrement qu'en amie, vienne de lui, pas de moi.
Jeeez... Dans ma tête ça avait l'air moins compliqué que quant c'était dit haut et fort!!!!
Je me suis lancée à lui dire ce que je pensais vraiment vraiment.....
- Écoute, honnêtement, pour te donner un exemple... Sachant qu'elle pense que vous sortez ensemble en cachette, donc que je ne sais rien.... Si une fois après une soirée, vous aviez envi de vous retrouver tous les 2, elle pourrait éventuellement venir ici, sous prétexte de discuter et prendre un dernier verre. Vous auriez dû attendre que je me décide à aller me coucher. Il y a la chambre d'amis, et vous pouvez faire ce que vous voulez. Ensuite, ni vu, ni connu, tu serais venu te coucher après son départ. Même si je me serais doutée, ou même si je me serais réveillée, je ne vous aurais pas dérangé. Et si, de temps en temps, mais je dis bien de temps en temps, si tu voulais qu'elle reste dormir, ça ne me dérange pas qu'elle reste dormir avec nous. Mais, pas question que tu passe toute la nuit avec elle en me laissant choir comme une vieille chaussette. Si, une fois, je ne vais pas me coucher quant elle colle ici, c'est que je ne veux pas te la laisser ce soir là, c'est tout. Ou encore, à la place de la chambre d'amis, si vraiment, je n'ai pas l'air de vouloir aller me coucher et que vous y tenez tant que ça, elle peut rester dormir. Tu n'aura plus qu'à attendre que je sois endormie pour la toucher. Mais si ça faisait un moment que tu ne m'avais pas touchée, alors je crois que je pèterais un câble! Tu devra t'arranger pour toujours rester le plus discret possible... Enfin... je crois!
Pascal avait la mine boudeuse et m'observait en réfléchissant à ce que je venais de dire.
-
Discret? Dans notre lit?
- Ben, elle pense que je ne suis pas au courant pour vous 2, non? Par contre, elle sait que je sais ce qu'elle ressent pour toi, donc rien de surprenant à ce qu'elle reste collée ici parfois question d'être avec toi? Ni trop surprenant qu'elle reste dormir parfois? Tant qu'elle pensera que je ne sais pas, elle restera discrète pour que je ne puisse me douter de rien, de peur que je te demande d'y mettre un terme?
- Je me demande comment on a fait pour en arriver là? Pourquoi on est pas resté à ce qu'on avait dit à Nouvel An et point final... Pourquoi se compliquer autant la vie? Si on m'avait dit qu'un jour, je vivrais des trucs pareils, je ne l'aurai pas cru!
- Dis... C'est toi qui a pourtant tout changé quant tu as décidé de passer le petit Nouvel An avec elle...
Pascal a fait la grimace. Il a dû reconnaître que j'avais raison, c'est lui qui avait fait le 1er faux pas. C'est vrai ça... C'est lui qui avait tout compliqué! Je pense qu'il devait tenir à elle, autant qu'à moi. Ma chance était que j'étais sa copine, et elle, une extra.
Je n'avais plus qu'à prendre mon mal en patience, être adorable et ne plus faire de scène. Attendre patiemment qu'il se fatigue d'elle, ou, qu'elle commence à péter un câble de devoir le partager et devenir chiante... Et tout ça, avec le sourire.
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