058 - Carnaval du supplice (1/2)
Carnaval du supplice
Samedi..... 27 février 2010 - (058...1/2)
Pascal et Caro n'étaient plus là à mon réveil. Après la soirée que j'avais passé, je n'avais pas de raison de me précipiter en bas au salon. J'ai pris une douche et je me suis recouchée. J'en ai profité pour me remettre les idées en place. Si j'avais pleuré, ce n'était pas parce que Pascal avait couché avec Caro, mais parce qu'il avait été d'un froid et m'avait ignorée toute la soirée. Je m'étais sentie de trop, jetée, seule. Ça me faisait encore mal en y pensant. J'avais une assez bonne idée de ce que ce serait quant on ne sera plus ensemble.
Armée de mon sourire, je suis descendue le cœur dans les tongues. Parce qu'il était si distant, je savais déjà que je n'oserais pas l'approcher. Je crois qu'il tenait quand même à moi à cause de la manière qu'il m'avait serré dans ses bras quant il me croyait endormie.
J'ai eu de la chance, ils n'étaient pas dans la cuisine, alors j'ai pu me servir mon café et le boire en toute tranquillité. J'espérais de tout mon cœur que Pascal viendrait au moins me dire bonjour et faire mine qu'il m'avait vue, mais rien.
C'était un des premiers moments assez pénible de la journée, j'espérais qu'il n'y en ai pas d'autres. Je suis sûre que Caro devait jubiler et ça, ça me faisait mal aussi. Je crois que je lui en voulais. S'il y avait un problème, il aurait dû m'en parler, plutôt que d'agir comme ça. Ciel, j'avais envie de rentrer, je ne pensais pas pouvoir supporter encore une soirée comme hier soir.
J'ai pris mon courage par la main et mon bouquin de l'autre et j'ai été m'asseoir autour de la même table qu'eux, sur un des fauteuils pour lire. Question de faire bonne figure, mais il n'était pas question que j'adresse la parole à Pascal en 1er. En passant, je lui avais passé la main dans la nuque. C'était juste un geste de tendresse, une petite caresse.
J'ai posé mon bouquin quant Thomas est venu s'asseoir sur le bras de mon fauteuil. On a parlé du Carnaval. Pour les oreilles à Pascal, j'ai dis à Thomas que je ne savais pas si je participerais au Carnaval et que je pensais peut-être rentrer avant parce que j'avais toujours la crève et que je ne me sentais pas trop bien. Je pouvais sentir Caroline exulter sur place.
Je suis sortie sur la terrasse fumer et là, Pascal a enfin bougé. Il est arrivé derrière moi et m'a entouré de ses bras en posant son menton sur mon épaule. Sentir la douceur de sa joue, son odeur et sa chaleur faisait battre mon cœur au delà de la raison. On est juste resté comme ça sans rien dire. Il a tiré quelques taffs de ma cigarette en frottant sa joue contre la mienne. Caroline est venue rompre le charme, et de toute façon, il faisait froid, alors on est retourné à l'intérieur.
J'étais heureuse, il avait fait un geste, même si je ne savais pas ce qu'il avait... Après, c'était reparti comme avant, chacun dans son coin. Et Caroline s'occupait de lui en parfaite petite femme. Elle lui allumait sa clope et le lui posait entre les lèvres. Mais bon, Pascal avait fait un petit pas, j'étais contente.
(En lisant le message que m'a laissé "petit conseil d'une amoureuse", le vendredi 5 mars, je me rends compte avec le recul, qu'elle a raison; les rôles sont inversés :( mais sur le moment, j'étais juste contente que Pascal semblait moins froid.)
Samedi midi, on avait nos costumes pour le carnaval. Je n'avais pas pu choisir celui que je voulais et de je ne savais pas encore si j'allais me faire l'affront de participer au Carnaval ou pas. On avait aucune idée des costumes des garçons, et eux des nôtres. Le soir, garçons et filles s'habillaient séparément. Les filles au chalet et les garçons chez un de leurs copains. Les garçons quittaient le chalet en début de soirée pour aller manger entre copains, vers les 19h.
Je voulais parler à Pascal avant la soirée et ça semblait impossible. Dès que je réussissais à le coincé quelque part, quelqu'un venait nous interrompre. Je lui ai demandé de me rejoindre dans la chambre, mais Caro est venue s'incruster. J'ai dû me résoudre à lui demander de nous laisser.
J'ai reproché à Pascal d'avoir été froid, distant, d'avoir passé une horrible soirée, qu'il m'avait ignorée et qu'on ne s'était pratiquement pas dit 2 mots de la soirée. Je ne comprenais pas? Je voulais qu'il m'explique.
Le vert de ses yeux s'est assombri. Il avait à nouveau son air détaché et distant. Aïe, ça me faisait trop trop mal...
Calmement, Pascal m'a balancé que, si je ne voulais pas le voir jeudi soir, il aurait préféré que je le lui dise en face et il serait rentré chez lui au lieu d'aller traîner dans un bar en pleine semaine. Il n'était sorti que pour me voir. Il n'a pas compris pourquoi j'étais partie sans même lui dire un mot. Disparue. Il a alors essayé de me joindre sur mon natel et a très vite compris que je ne voulais pas lui parler non plus. Il ne savait pas pourquoi je lui avait fais un truc pareil. Il s'était senti comme un con. Thomas avait disparu peu après lui aussi. Bref, tout le monde le laissait tomber.
J'ai failli lui rappeler que ce n'était pas le cas, Caroline était accrochée à son bras, alors il pouvait difficilement dire "tout le monde". Heureusement que je n'ai rien dit!!!!!! Ç'aurait très mal passé!
Pascal s'est précipité chez moi espérant avoir une explication. Il m'avait attendu plus de 2h. Personne. Je ne suis pas rentrée. Le visage fermé, la mâchoire contracté, Pascal était légèrement hors de lui. Enfin, glups, un peu plus que ça. C'était donc ça, il n'avait pas passé 2h avec Caro mais à poireauter chez moi. Oups, je m'étais faite des idées. Pascal avait à nouveau son regard froid.
Pascal m'a demandé pourquoi j'étais partie comme ça, où j'étais et ce que je faisais. Je ne m'attendais pas à une question de ce genre et j'ai dis la 1ère chose qui m'était passé dans la tête; "que j'avais eu envie de rouler au hasard". Je ne sais même pas pourquoi je n'ai pas eu la franchise de lui dire que, de voir Caro se rappliquer avec lui m'avait fait péter un câble. Pourquoi? Je suis d'un con des fois, c'est même pas croyable!
Les sourcils froncés, Pascal a fait une sorte de grimace et a simplement hoché la tête en se mordant la lèvre. Il me fixait en serrant les dents. Si seulement j'avais pu deviner qu'il savait que je mentais, j'aurai peut-être eu l'idée de corriger le tir... mais niet.
Caroline attendait dans le couloir. Pascal s'est dirigé vers la porte et j'ai pensé qu'il allait la verrouiller pour que Caroline nous laisse tranquille. Avant de sortir et laisser Caroline entrer, Pascal m'a rappelé qu'il avait une clé de chez Thomas et qu'il savait que j'étais. Ironique, il m'a dit que pendant ma "promenade au hasard", bizarrement, ma jumelle était chez Thomas. Mieux, dans sa chambre. Il nous avait entendu.
Il s'était réjoui de me retrouver, et s'était rendu à l'évidence que je n'avais pas envie de le voir, mais plutôt rejoindre Thomas. Même si ça ne lui aurait pas fait plaisir, il l'aurait compris étant vraiment mal placé pour avoir le droit de dire quoi que ce soit.
Je suis restée stupidement restée plantée là, la bouche ouverte. Je n'ai rien su dire et pourtant là, j'aurai dû utiliser ma langue pour dire quelque chose, mais mon cerveau était tout ramollo. Je n'aurai JAMAIS dû lui mentir. C'était le pire que j'aurai pu faire. Sur le moment, je n'aurai jamais pu me douter que c'était une connerie, et au lieu d'arranger les choses, ça n'a fait que les empirer.
Caroline s'est trouvée bête d'être entrée alors que Pascal s'en allait. Elle s'est sentie obligée de rester. A ma tête, elle a voulu savoir ce qui se passait. J'allais tout de même pas lui tendre la corde pour me pendre? Ça, je l'avais déjà fait moi-même. Je me suis sentie vide et fatiguée. Caroline a eu l'air de penser qu'on s'était disputé à cause d'elle. Ce n'était pas le cas. Ou peut-être un tout petit peu. Non, c'est le fait qu'il arrive avec elle, une fois de plus, qui a mis le feu aux poudres.
▪ C'est à cause d'hier soir? A cause de nous? Tu nous en veux?
▪ Pas du tout. Il était déjà fâché en début de soirée voyons!
Que Caroline s'associe avec Pascal, dans le "nous", m'a fait un peu fait tiquer. Je l'ai tout de suite stoppée. Du tout. Je lui ai dit qu'il n'y avait pas de raison. Elle mourrait d'envie de me dire qu'ils avaient couché ensemble alors que je dormais. Caroline semblait penser que j'avais dû demander à Pascal d'arrêter de la voir et que Pascal avait dû refuser et c'est ce qui nous avait fait nous disputer. Je lui ai fais comprendre que sa présence ne me dérangeait pas du tout et que Pascal était fâché à cause de jeudi soir, parce que j'étais partie sans rien lui dire. Pfff, on pouvait lire en elle comme à livre ouvert; elle était un peu déçue.
Je comprenais maintenant pourquoi Pascal avait été si froid et m'avait évitée toute la soirée d'hier. Il me rendait la monnaie de ma pièce!
Pascal est sorti l'après-midi un moment faire du patin avec quelques potes. A son retour, on a pas eu beaucoup l'occasion de se parler, il m'évitait autant que possible. Pour le coup, je me sentais vraiment pas bien. Il aurait fallu qu'on puisse se parler, mais il n'avait pas l'air enclin à la discussion. Quelque chose ne tournait pas rond entre nous et ça se sentait. Il n'était pas aussi prévenant ou câlin que d'habitude et accordait beaucoup plus d'attention à Caro en continuant à m'ignorer. Impossible de l'approcher et d'avoir une discussion avec tout ce monde.
J'étais mortifiée et j'avais de la peine à garder le sourire. J'étais bloquée, je ne savais pas quoi faire. Dans des cas comme ça, je me sens épuisée et je me réfugie dans le sommeil. Je n'aurai peut-être pas dû. J'aurai dû continuer à insister, trouver le moyen de lui parler, au lieu de ça, j'ai été me coucher. Et Pascal était parti quant je me suis réveillée.
Je n'ai pas trouver la force de me traîner au Carnaval. Au bord de la dépression, je suis restée toute seule au chalet. Tout le monde était sorti faire la fête. Au moins, je pouvais continuer ma séance de larmes sans témoin. Les yeux comme une pastèque géante, j'ai hanté le chalet.
Si je ne me sentais pas aussi coupable, je serais rentrée, mais là, ce serait une mauvaise idée. Je devais faire le point dans ma poche, rester pour trouver l'occasion de lui parler. Même si mes pulsions me poussait à vouloir prendre la fuite, ou dormir ailleurs, je ne pouvais pas prendre ce risque. Je frémissais à l'idée de devoir subir encore Pascal et Caro en train de faire l'amour alors que j'étais là à me ronger les sangs.
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------ Carnaval des coeurs perdus - 27.fév.10.sam - (058...1/2) ------
Message de ....."Petit Conseil d'une amoureuse"; - Posté ; Samedi 27 Février 2010 à 13:41
'' je pense la meme chose...il ne sait meme pas que ce" petit cadeau" vient de toi, il croit simplement qu'il a réussi à la jouer fine, et qu'il suffit que tu sois un peu alcoolisée en soirée pour en profiter...
Jane, tu ne pourras pas etre heureuse comme cela. Tes amies ont raison, il y a de plus en plus de passion et de désirs incontrolables dans leur relation...elle est comme une araignée qui le saisie peu a peu dans sa toile, et il semble désormais pris au piège; il n'essaye meme plus de lui résister, meme dans un lieu public ou il est sencé faire bonne figure avec sa chérie devant ces amis...en plus, est ce qu'il a deja fait ce genre de choses avec toi quand il était avec jess? non, je ne pense pas, il semble qu'il la respectait plus que toi...a part un baisé volé pour le nouvel an de l'année dernière, je ne pense pas qu'il aurait osé...
Il faut que tu comprennes qu'il a toujours eu plusieurs filles à la fois...avant c'était Jess et toi et maintenant Caroline et toi...tu ne peux pas lui donner l'impression que tu es la petite amie formidable qui lui offre ce qu'il n'a jamais eu parce que c'est ce qu'il vivait deja quand tu étais celle qui restait tapis dans l'ombre.
Quand il s'est marié, tu étais au fond du trou, le désirant pour toi toute seule...et maintenant que tu peu enfin profiter d'etre avec lui, tu le jette dans les bras d'une difficulté supplémentaire! Tu l'as assez partagé! tu as assez souffert pour lui! A ton tour de profiter! et s'il ne le comprend pas, mets le au pied du mur, demande lui ce que ça lui ferait si tu jouais au meme petit jeu constant en parallèle avec thomas? demande lui si tout à coup il ne sentirais pas son coeur se briser comme le tient?
je suis désolée, mais je vis tellement ta douleur et ton impuissance quand je te lis que je me sens obliger de te dire tout ce que je ressens...
PS : Demande toi comment est ce que ça va se passer lorsque Jess reviendra au devant de la scene...est ce qu'il continuera a te voir toi? a la voire elle? ou toutes les trois a la fois?
RÉPONSE; .....Posté par Janedo | Samedi 27 Février 2010 à 20:57
Aï-ahhh... je crois que tu as raison qu'il y a plus de passion et de désirs incontrôlables, hein? Zut, je ne m'en rendais pas vraiment compte... enfin, je pensais que c'était juste... C'est vrai, j'aurai dû lui faire une scène! Il n'aurait pas dû faire ça, pas là, pas avec tous nos amis autour... Je n'en étais même pas consciente... l'alcool peut-être! Du coup, j'ai une petite boule flottante dans l'estomac, je crois qu'il a des sentiments pour elle. D'ailleurs ce week-end.. enfin!
Non, il n'aurait pas osé faire ça à Jess. Enfin, je crois pas!
Je n'ose pas le mettre vraiment au pieds du mur, ce serait carrément me contredire, tu ne pense pas? Il faut que je trouve un moyen... Je crois que tu as raison, il faudrait que je me débarrasse d'elle... et j'avais oublié que Jess allait bientôt revenir... ôffff... Le mettre au pieds du mûr? C'est un peu risqué au point ou en sont les choses...
Faut pas être désolée "Petit conseil d'une amoureuse", au contraire, ça me fait plaisir, parce que comme tu peux l'imaginer, je ne parle à personne de tout ça, à part de temps à autre à Vania, mais je fais la forte :s. Je me fais ma thérapie dans mon journal, j'essaie de ne rien oublier et j'essaie d'analyser ce qui se passe... mais j'avoue que dès qu'il me souri, j'suis fichue. Et il est tellement câlin que j'en arrive à oublier tout le reste!
C'est vrai que c'était la mort quant Jess était là, et je devrais profiter de chaque minute, parce qu'elles sont comptées!
Bon, je vais m'accrocher, accrocher mon sourire... et descendre le rejoindre!