060 - Je dois changer!
Je dois changer - (060)
Lundi..... 1er mars 2010
Après l'affreux week-end que j'avais passé, je voulais absolument parler à Pascal. Je n'avais pas pu lui parler au chalet, il y avait trop de monde. Pour une fois, je ne voulais pas attendre que ce soit lui qui m'appelle, ni attendre le jeudi soir, s'il ne m'avait pas appelée avant, pour essayer de régler les choses. J'avais toute la journée pour m'y préparer.
J'étais un peu embêtée parce qu'en début de soirée j'avais le souper de famille, mes neveux et ma sœur seront déçu si je n'y allais pas. Puis, je me suis demandée pourquoi je me sentais toujours obligée d'aller à des trucs pareils? Toujours vouloir faire plaisir aux autres et ne jamais penser à moi, c'était mauvais! C'était un de mes plus grands défauts.
Je m'étais pourtant promis de changer? Oui, mais bon, si j'avais été comme ça, je ne connaîtrais pas aussi bien mes neveux, et ne serais sûrement pas "Tati Banana". Oui mais, j'aurai peut-être été plus heureuse? Donc, pour pouvoir mener à bien mon projet, il me fallait planifier... Aller chez ma sœur en training, rentrer sur les chapeaux de roues me changer, et filer chez Pascal. Je ne pouvais donc pas trop traîner chez ma sœur.
17h00, j'ai dû aller aider ma voisine du rez à faire une lettre. Elle est portugaise, donc le français c'est pas trop son truc. En attendant, ça me faisait toujours faire passer les autres et leurs affaires avant les miennes.
19h30, en route pour le dîner en famille, qu'on appelle "souper" en Suisse. Rose avait fait du poulet rôti. Elle avait voulu que je reste prendre un café après le départ des enfants, mais j'ai prétexté la fatigue pour pouvoir me tirer.
23h00, j'étais chez Pascal... Il n'était pas là. J'étais déçue, mais j'ai décidé de l'attendre. Plus le temps passait, plus la nervosité me gagnait. Les événements du jeudi soir, où Pascal m'avait retrouvée chez Thomas, ont défilés dans ma tête, et ça me donnait des sueurs froides. Ça n'allait pas être facile d'en parler ou réussir à ce qu'il me pardonne ça sans attaquer en lui disant que je savais pour lui et Caro dans les toilettes du Baroque et pour le week-end du petit Nouvel An. Mais, je ne voulais pas utiliser ça, ce serait trop facile.
23h45, le voilà qui rentre enfin! C'était un peu tard, mais tant pis. J'aurai peut-être dû laisser tomber et revenir le lendemain, mais j'avais assez remué tout ça dans ma tête, je ne voulais pas dormir dessus. Je lui ai laissé 10mn avant d'aller sonner. Ouais, j'aurai peut-être dû laisser tomber pour ce soir, parce qu'il était tard, et il n'avait pas envi de parler de ça. Pascal m'a dit que si je voulais rester, je pouvais, mais il était crevé et il n'avait pas envi de parler de tout ça. Je suis restée. Je ne pouvais pas résister à l'envie de dormir près de lui, mon cœur en sécurité dans ses bras.
J'ai proposé de repasser le lendemain soir pour parler, mais il avait déjà quelque chose mardi soir. Évidemment, j'avais envie de lui demander quoi? Qu'est-ce qui pouvait être plus important que discuter et régler nos problèmes? Mais j'ai ravalé mes questions. Alors mercredi soir. Même s'il m'a fait l'amour, je savais que ça ne changeait pas le fait qu'il soit toujours fâché.
Je me demandais comment il faisait pour ne pas avoir envi d'en savoir plus, pour ne pas poser de questions et de rester dans le doute. Puis, je me suis rendue compte que, normalement, c'était moi qui agissait comme ça. Je me fermais et laissait mon imagination faire le travail et restais fâchée parfois sans raisons. Je me rendais compte à quel point ça pouvait être désagréable. Il fallait que je change!
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------ Faut que je change- 1er.mars.10.lun - (060) ------