075/2012 - Je l'adoooore trop fort

Publié le par JaneDo

Jeudi, 15 mars 2012  -  (075/2012) – Je l’adooooore trop fort

Je l’ai donc appelé pour lui proposer de se retrouver à l’endroit habituel près de son boulot. Et ce n’était pas parce que sa femme était là, mais peut-être plutôt parce que je savais que je ne le verrais sans doute pas beaucoup si je ne me sortais pas les pouces pour proposer des trucs.

Ça l’a fait rire. Jeeez, j’adooore l’entendre rire.

  • Aïe… Ça va être juste, j’ai une réunion à 14h et je ne peux pas arriver en retard.
  • Jess est bien arrivée?

Man! Pourquoi je lui parlais de sa femme moi, j’suis bête ou quoi ! Pfffff, comme si j’en avais quelque chose à cirer qu’elle soit bien arrivée. M’en tape, elle aurait aussi bien pu rester à l’autre bout du monde, ça m’aurait arrangé tiens. Rhhh, j’suis nulle.

  • Heu, oui… mais… Ecoute, il faut que je te parle de quelque chose… Peut-être pas tout à l’heure, mais tu veux bien me rappeler ça au cas où j’oublie?
  • Oui, mais c’est quoi? Je ne pourrais pas vraiment te le rappeler si j’ai pas une idée de quoi il s’agit?
  • C’est à propos... Non, je ne veux pas en parler au téléphone, rappelle moi simplement simplement qu’il faut que je te dise un truc, d’ac.
  • Oh, tu ne veux pas me dire tout de suite, je suis pas fameuse pour attendre, je risque de me faire tout un tas…
  • Non, stop, ne commence pas à baliser, c’est juste un truc dont je me suis rendu compte, un truc que je veux changer, c’est tout. J’y ai pensé sur la route hier en allant chercher Jessy, j’avais… Jeeez  Jane, je ne veux pas en parler au téléphone.
  • STP dis moi, je ne veux pas rester dans le vague, ça me stress.
  • Rhhh, toi alors… On en parlera promis, mais pas maintenant, pas aujourd’hui.

Mince, je faisais la grimace. Je déteste ne pas savoir, la plupart du temps après, la personne te dit qu’il ne se souvient plus, ça m’énerve.

  • T’aurai mieux fait de te taire, du coup… C’est bon ou c’est mauvais ?
  • C’est… pas génial…
  • Alors dis moi ?

Il rigolait comme un gosse. J’suis contente que ça le fasse rire, moi ça ne me faisait pas marrer du tout. Puis, je me suis dis que s’il en riait, c’est que ça ne devait pas être si grave, sinon, il aurait pris un ton sérieux et cérémonial. Après avoir bien rit, il a dit que c’était une blague.

  • Nah, c’est pas si mauvais que ça, surtout pas de raison que tu commences à baliser, d'accord? Bon, faut que je bosse un peu, à toute…

Heureuse comme une petite puce qui a trouvé le chien dans lequel se nicher, je suis rentrée avec un sourire vissé d’un coin à l’autre de ma tête. Qu’est-ce qu’il a les mains douces, on ne peut pas imaginer que des mains si grandes pouvaient être si douce, hum, j’aime quant ses lèvres effleurent mon visage, sa respiration, le ton de sa voix… afff  encore…

Quant on se voyait comme ça en catimini, on ne discutait pas beaucoup, on n’avait pas le temps, pas envi non plus. Les seuls trucs qu’on discutait en général, c’était quant on allait se voir, si on sortait le week-end, quant, comment, quoi.

Bref, on essayait de s’organiser pour réduire les contacts téléphoniques. Pascal me rappelait toujours que je pouvais l’appeler autant que je le voulais, lui par contre, il devait éviter.

J’étais en avance, et comme d’hab, légèrement impatience. J’ai essayé toutes les positions pour avoir l’air détendue et cool ; m’allonger sur le lit et faire semblant de lire, debout devant la fenêtre à fumer, assise sur le canapé un bouquin sur les genoux… Bref, le stress quoi. C’était bête quoi, parce qu’il frappait toujours à la porte.

Hafff, je l’ai bombardé de "je t'aime" et "je t’adore". Il n’a pas été avare non plus ni en sourires ou en mots d’amour. Wah, je l’aime trop! J’étais trop heureuse, ça me faisait presque peur. Pascal n’avait même pas envi de retourner au boulot, miam.

Ce soir pourtant, je ne le voyais pas, il avait déjà un truc avec sa femme, c’est pour ça qu’elle était ici en fait, ensuite, elle repart vendredi. Youpiiii et bon voyage!

Donc, je me consacrais à mes potes; Tchoy et Dol. Pour éviter d’avoir à sortir, je les invitais à la maison. Avec eux, pas besoin de faire à manger, de m’habiller ou autres, juste avoir quelque chose à boire. J’avais prévu de les mettre à la porte vers minuit et de finir ma soirée tranquille, le nez planté dans mes bouquins avec la télé comme musique de fond. Miam, me réjouis déjà. Si ça joue pas pour eux, tant pis, je pourrais m’écraser sur mon canapé plus tôt c’est tout. Cool.

Et vendredi, je verrais surement mon petit amour. Ah, il m’aime, j’en suis sûre.

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K
Jane t'emballe pas... Tu te réjouis toujours trop vite ensuite tu es déçue parce qu'il te pose un lapin!!! Et oui quelle idée de lui parler de sa femme franchement!
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