090/11 - Pourquoi lui? Pourquoi pas moi?
Pourquoi lui? Pourquoi pas moi?
Jeudi-31.mars.11 - (090/11)
Ah, cher Thomas!!! Ce soir, il avait un match, il aurait aimé que j’aille au match parce qu’ensuite, l’équipe mangeait ensemble. Je n’avais pas envie de sortir, d’abord, j’avais rendez-vous avec une copine, et je pensais rentrer ensuite chez moi pour passer une soirée tranquille. J’ai pensé qu’on pouvait passer une soirée chacun de son côté et se voir vendredi soir.
Mais, cette fois, Thomas s’est fâché... Glups!
Il avait l’impression qu’à l’approche du week-end, une fois de plus, je prenais mes distances, il en avait marre d’être le bouche-trou. J’avais beau lui assurer que ce n’était pas le cas, qu’on s’était vu presque tous les jours cette semaine, que j’avais besoin de temps en temps de mon espace, ce n’était que ça, rien d’autre, il ne m’a pas cru. Thomas était persuadé que j’allais soit disparaître tout le week-end et peut-être filer en Allemagne si Pascal ne rentrait pas. Alors, je lui ai promis que je n’allais nul part, que je resterais sagement à la maison, je voulais juste être un peu seule.
Thomas n’a rien voulu savoir, il voulait que je me décide, lui ou Pascal, il ne voulait plus attendre indéfiniment. De toute façon, c’était terminé avec Pascal, alors il voulait savoir ce que j’attendais? Si je ne venais pas ce soir, alors il me ficherait la paix. Ce qui voulait dire, il laissait tomber. Aoutch! Pourquoi maintenant alors que j’avais décidé en mon fort intérieur d’être avec lui? Il est parti à son match triste et furieux. Ça me faisait mal au cœur de l’avoir mis dans cet état, je me sentais coupable, s’il jouait mal ou n’était pas concentré.
J’ai donc fini par me décidé à aller au match. Je n’étais pas très à l’aise, mais je voulais qu’il se détende en voyant que j’étais là.
Son regard s’est éclairé en me voyant prendre place dans les gradins, mais il avait toujours l’air triste. Son jeux était plus agressif que d’habitude, il n’a presque pas souri pendant toute la 1ère partie. Quant il quittait le terrain, je lui ai fait signe de regarder son natel. Je lui avais envoyé un message; “Je t’aime espèce d’idiot, et puisque tu insiste, je te collerais aux fesses toute la nuit! Ta Glue ;)”.
J’étais heureuse de voir que mon message l’avait drôlement détendu, ça se voyait dans sa manière de jouer. Il m’avait lancé un petit sourire en retournant sur le terrain. J’étais contente d’être venue.
Le souper avec l’équipe était interminable et ma épuisé les neurones, c’était un cocktail de testostérone, bruyant au possible. J’avais mal à la tête et rien à dire. Ça s’est prolongé encore dans un bar près de Vevey. J’avais une envie folle d’être chez moi, allongée, les doigts de pieds écartés sur mon canapé devant la télé. Pourtant, j’avais plaisir à être avec lui, toute la soirée sa main emprisonnait la mienne, je le suivais partout, Thomas ne me lâchait pas et ne me quittait pas d’une semelle.
Minuit, on a enfin pris le chemin de la maison.
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Pourquoi ça ne marche pas entre nous Jane? Qu’est-ce qu’il a que je n’ai pas?
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Thomas...
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Pourquoi? Pourquoi pas moi? J’espérais que tu finirais par m’aimer autant que tu l’aime lui, je ne pensais pas que ce serait aussi dur de me faire une place dans ton cœur...
Je n’ai pas su quoi répondre. J’avais pensé que Thomas allait remettre le sujet sur le tapis, je pensais que ça lui avait passé. Après avoir roulé un moment en silence, il a pris ma main, m’a fait un bisou dans la paume (oups, c’était un geste que je croyais unique à Pascal), puis il a gardé ma main sur sa jambe. Dans des moments comme ça, mon cœur de midinette se gonfle d’amour, et je l’aimais et me détestais de ne lui causer que de la déception.
Je lui ai alors avoué que j’avais pensé essayer sérieusement de jouer le rôle de sa petite copine, mais je ne voulais rien lui dire au cas où j’échouais. Je ne le connaissais pas assez encore pour me sentir sûr de moi. Il était prêt à répondre à toutes mes questions, tout ce que je voulais savoir, mais comme je lui ai expliqué, ce n’est pas des choses auxquels on peut répondre comme ça, ce sont des choses qu’on ressent. Je lui ai dit que de l’avoir vu avec une autre fille m'avait blessée, avant ça j'avais confiance en lui, maintenant, je ne savais pas trop et je n’arrivais toujours pas oublié ça.
Puis, je me suis tue, je ne voulais pas gâcher le reste de la soirée en la transformant en prise de tête, ou qu’on passe toute la nuit à discuter. Il était tard et il travaillait le lendemain.
Thomas ne l’a pas compris, il a voulu qu’on jette tout sur la table et qu’on discute une bonne fois pour toute de tout, mais j’ai proposé qu’on remette ça au lendemain et j’ai prétendu être fatiguée. Pour détendre l’atmosphère, j’ai plaisanté en disant que je n’avais pas eu mes moments de solitude cette semaine, alors j’étais limite. Avant de laisser tomber, il m’a rappelé que Pascal faisait et avait fait pire et ça n’avait pas l’air de me poser plus de problème que ça.
Je pense qu’il a dû réaliser que ce n’était pas très malin de ramener Pascal dans la conversation!
Heureusement, en arrivant à la maison, on avait laissé tout ça derrière nous, dans un tiroir bien scellé. J’aurai cru qu’après une soirée aussi bien remplie, après un match, le souper, etc, qu’il serait fatigué, mais même pas. Ça doit être un truc de mecs ça, ils ne sont jamais fatigué pour la bagatelle!
J’ai réalisé un peu plus tard que quant j’ai fait ma petite confidence à Thomas, c’était passé minuit, donc le 1er avril, je pourrais toujours prétendre plus tard que c’était un poisson d’avril? Mouais, je crois pas que ça l’amuserait! Tristement, ce jour m’a rappelée qu’il y avait un an, Pascal avait presque failli me faire mourir de chagrin... Alors, j’ai adoré celui qui dormait près de moi, lui qui avait toujours été là pour me tendre la main. Il avait l’air si détendu, si chou, j’aimais être avec lui. Je me suis collée à lui et dans son sommeil, il m’a serrée contre lui dans ses bras solides et tendres. Afff, je l’adore!