091/2012 - Un w-e à 2? Pas sans compter Caroline! (1)

Publié le par JaneDo

Samedi, 31 mars 2012 - (091/2012)  -  Pas un week-end à 2… mais à 3!

Quant Pascal m’a appelée en quittant la salle pour me dire qu’il aurait du retard, que je pouvais déjà aller où on avait dit, que je savais où était la clé, j’ai compris qu’il était avec Caroline et qu’il ne voulait pas qu’elle sache qu’on allait au chalet. En même temps, ça a déclenché mes alertes ; il ne pensait pas juste la jeter devant sa porte.

Ça m’a énervée; il n’allait quand même pas me faire encore un coup pareil?

Pascal allait devoir se décider à choisir avec qui il voulait passer la soirée, et pendant qu’on y était le week-end. Je n’étais pas d’humeur à attendre même 1/4h. S’il ne se décidait pas à me suivre illico presto, alors il n’avait qu’à rester avec elle. Pas question que j’attende sagement. C’était elle ou moi, mais pas question que je poirote pendant qu’il se prélasse avec Caroline. Ah non alors!

Ce n’était pas la 1ère fois qu’il me faisait ce genre de plan, et je passe des heures à l’attendre en vain, ensuite j’ai droit à des tonnes d’excuses inutiles. Ni 1, ni 2, j’ai foncé chez elle pour atterrir devant un spectacle des plus lamentables

Ils n’étaient pas chez elle, mais chez lui. Sa femme n’était donc pas là! Mais, n’avait-il pas oublié qu’il m’avait dit ne pas vouloir nous avoir chez lui? Alors elle, elle foutait quoi là?

Caroline s’accrochait à lui et ne voulait pas le laisser partir. Elle voulait le suivre, suppliant et assurait qu’elle se ferait toute petite, dormirait sur le canapé, dans un coin, n’importe où, mais elle voulait juste être près de lui, être où il était. Elle ne voulait pas qu’il l’abandonne toute seule, elle ne voulait pas être toute seule.

Pascal essayait de la convaincre de rentrer chez elle, qu’elle ne pouvait pas venir avec lui. Par moment, je voyais son visage se décomposer sous ses larmes. C’était pitoyable. Disons que, jamais je n’aurai osé faire ça, mais j’aurai bien voulu si je n’étais pas si fière! J’admirais son courage, parce que c’était difficile pour lui de la repousser brutalement et méchamment, et elle le savait.

Puis, ils m’ont vu debout dans l’entrée… Mon visage n’exprimait que la surprise. Les rideaux étaient tirés, alors j’avais essayé la porte à tout hasard. Au pire, j’avais ma clé.

Caroline a lancé qu’elle avait deviné qu’il partait quelque part avec moi, et elle lui demandait pourquoi il ne voulait pas l’emmener aussi. Elle le suppliait du regard, puis son regard s’est tourné vers moi, mendiant  mon aide. J’avais mal au cœur, mais je me rappelais aussi avoir eu encore plus mal au cœur quant elle avait fait mine de m’ignorer l’autre fois, je ne voulais pas oublier ça sinon, j’allais encore tomber dans le panneau.

Mais, c’était franchement difficile de la voir se traîner à ses pieds accrochée à sa jambe, et je suis loin d’être sans cœur.

 

J’ai fait signe à Pascal qu’elle pouvait venir, et je me suis détournée. Pascal a voulu qu’elle le lâche pour qu’il puisse me parler, mais entre 2 hoquets, Caro a dit qu’elle avait peur qu’on en profite pour l’abandonner toute seule, et filer tous les 2.

Pascal s’est baissé pour essayer de la faire lâcher prise. Chaque fois qu’il arrivait à détacher une main, elle s’accrochait de l’autre. Waouh, elle est forte, avait l’art de le faire fondre. Avec un air résigné, Pascal l’a serrée contre lui. Il lui a répété qu’elle ne pouvait pas l’accompagner, qu’elle devrait comprendre et rentrer sagement chez elle. Mais devant le flot de larmes qu’ont provoqué ces quelques mots, il a capitulé.

Il l’a envoyé attendre dans la voiture, il voulait me dire 2 mots. J’aurai voulu lui dire de l’envoyer balader, qu’il n’avait qu’à se débrouiller pour ne pas se retrouver dans des situations pareilles, mais je n’ai rien dit. J’aurai fini par ressembler à sa femme! Incertaine, son visage collé à la fenêtre, Caroline regardait en direction de la maison. J’ai compris qu’elle avait réellement peur qu’on parte sans elle, ça m’a coupé mon envie de revanche.

Faiblesse, je l’ai donc laissée venir avec nous, j’avais pourtant dit que je ne la laisserai plus s’immiscer entre nous, mais faut croire qu’elle sait comment faire plier son monde!

Pascal n’a pas voulu aller au chalet avec elle, ce serait comme indiquer une de nos cachettes, alors il a préféré réserver une suite à l’hôtel à Villars. Si elle nous cherchait là la prochaine fois, elle ne nous trouvera pas. Villars était juste assez loin pour qu’on ne croise personne, et juste assez près pour que je n’aie pas trop de route à faire pour aller chez mon père samedi. On aurait pu aussi aller au chalet à Paul, mais il aurait fallu le prévoir plus tôt.

  • Ha Jane, ÇA, c’est de la torture…

Afff, oui, j’avais ces saletés de ragnagnas, et Pascal ne pouvait pas me toucher. On s’embrassait et ça devenait trop « hot », Pascal m’a lachée avant que ça ne dégénère et s’était affalé de son côté, sur le dos. Il se mordait la lèvre inférieure et avait son bras sur les yeux, mais l’expression du bas de son visage me faisait savoir qu’il y avait plus que ça. Je l’ai cuisiné, je voulais savoir ce qui se passait dans sa tête et pourquoi il avait dit ça comme ça.

  • A quoi tu penses, et qu’est-ce que tu veux dire par "ÇA c’est de la torture"?
  • Rien, juste que c’est de la torture de ne pas pouvoir te toucher, juste not fair.
  • Tu as pensé à autre chose, dis-moi ?
  • Non, ce n’était rien, juste un truc qui m’a traversé la tête. Vraiment rien.
  • Dis moi…

Appuyé sur un bras il me scrutait du regard, j’étais toute attentive, et aussi toute émerveillé de le trouvé toujours aussi beau, si sexy, si… Aoutch, ça faisait battre mon cœur à la folie. Il a fait une petite grimace et s’est mis à jouer du doigt avec ma bouche en me faisant de petits bisous tout autour, et il a répété encore que ce n’était rien. Mais j’étais persuadé que je voulais savoir ce qui lui avait traversé l’esprit, j’ai continué à le cuisiner, je n’avais pas l’intention de lâcher l’affaire. Je voulais absolument savoir à quoi il pensait quant il s’est tourné. Oui, absolument.

Il a détourné le regard un instant, tout en me faisant des bisous dans le cou, ses lèvres descendaient pour suivre la courbe de mes  épaules, afff, j’adore. Il essayait de changer de sujet, de détourner mon attention, mais il allait savoir à quel point je pouvais être têtue. Je ne voulais pas relâcher la pression, j’étais probablement chiante, mais j’ai continué à le presser comme un citron.

  • Chou, dis-moi… Ça va me travailler si tu ne me dis pas, et ça doit être important pour que tu ne veuilles pas me révéler ce que tu pensais.
  • C’est vraiment pas grand-chose, je pensais seulement que c’était cruel de ne pas pouvoir… J’ai envi de toi, toute entière, et je dois me contenter de tes lèvres… J’suis frustré.
  • C’est pas vrai, c’est pas ça sinon tu me l’aurai dit tout de suite. Je sais qu’il y a autre chose et ça ne sert à rien de mentir, je le sentirais aussi.

Il s’était à nouveau tourné sur le dos et regardait le plafond. Je voyais bien qu’il hésitait, alors j’ai insisté encore.

  • Jane, laisse couler… (Gros soupir). Si je te le dis, tu vas te fâcher, on risque de se disputer, et c’est pas vraiment comme ça que j’avais imaginé le week-end!
  • Ôfff, alors là, je veux encore plus savoir. J’ai fait quelque chose de mal? J’ai dit un truc de travers ? Tu ne m’aimes plus ?
  • Orhhh, bien sûr que non… Je t’aime idiote. Rien à voir.
  • Alors si c’est pas tout ça, si tu m’aimes, tu dois me dire. Et je te promets que je ne vais pas me fâcher. J’arrive pas à imaginer pourquoi tu crois que je vais me fâcher ? Pascal… Dis-moi ! C’est encore pire de me faire languir comme ça, c’est affreux.

Il a poussé un long «pouffff», c’était un long soupir résonnant, et il a recommencé à se mordre la lèvre et à faire la grimace.

  • Avant de te raconter, je voudrais que tu te rappelles que je ne suis qu’un pauvre mec, tout simple. Je suis sûr que toi aussi, ça t’arrive souvent de penser à des trucs que tu n’aimerais pas avoir à dire tout haut… et c’est pour ça que je n’en ai vraiment pas envi, mais je sais que tu vas pas me lâcher avec ça.

Puis, il m’a dit que ce qui était de la torture, c’était d’avoir laissé Caro venir alors qu’il ne pouvait même pas me toucher, c’était comme lui balancer une carotte sous le nez.

J’ai compris… Caroline, toute disponible dans la chambre d’à côté, et moi, pas tellement, le laissant … Il avait pensé à elle avec qui il pouvait faire l’amour alors que moi, niet.

C’était un peu… cruel? C’était moi qu’il torturait d’avoir même pensé à elle! Mais, c’est vrai, je ne pouvais pas lui en vouloir, on avait tous des fois des idées tordues qui nous traversaient la tête, c’était juste que ça me rendait un poil incertaine et un tantinet jalouse qu’il ait pensé à elle dans un moment pareil!!!

  • Je ne suis pas du tout fâchée.

Avant que je ne ferme les yeux pour me rouler en boule dans ses bras, il a plongé son adorable regard vert dans les miens pour me dire qu’il m’adore et que je l’étonne toujours un peu plus. Je pense qu’encouragée ou sur la vague du plaisir que j’éprouvais à le surprendre et de l’entendre me répéter aussi sincèrement combien il m’aimait, je lui ai donné carte blanche pour aller retrouver Caro.

Ouais, ouais… stupide je l’avoue! Mais sur le moment, je flottais sur mon petit nuage, et les mots sont sortis tout seul.

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Commenter cet article
N
Oui Jane, tu te laisse trop aveuglée par ton amour pour Pascal, tu n'aurai jamais dû accepter qu'elle vienne ruiner votre week-end. Pourquoi es-tu si gentille avec elle après ce qu'elle t'a fait? elle n'en vaut pas la peine, à la première occasion, elle va encore te trahir. Tu ne t'en rend peut-être pas compte ou peut-être que tu n'en ai pas consciente, ou tu ne veux pas le voir? Caroline avance à petits pas, discrètement mais surement, elle s'est bel et bien installée de manière indiscutable dans le coeur de Pascal... Fais attention à ne pas regretter! :-/
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I
Ah mais t'est nul....... :(
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