091/2012 - Caro dans les pattes... et c'est ma faute! (2)

Publié le par JaneDo

Samedi, 31 mars 2012 - (091/2012)  -  Pas un week-end à 2… mais à 3!  -  (2)

Je lui ai dit que j’étais sûr qu’elle ne dormait pas, qu’il s’inquiétait surement pour elle, que je comprendrais qu’il ait envi d’aller voir comment elle allait. Je voulais juste qu’il patiente jusqu’à ce que je sois endormie. Puis non, ça me rendrait folle de ne pas savoir ce qu’ils se diront, ou comment il sera avec elle, alors je lui ai dis que s’il le voulait, elle pouvait venir dormir avec nous, il n’y avait pas de problème pour moi. Je ne voulais juste pas qu’elle sache que je n’étais plus très fâchée avec elle. Mais, Pascal ne voulait pas qu’elle partage notre lit.

Hum, donc, j’ai pensé qu’il préférait aller la voir sans moi, il voulait être seul, loin de mes oreilles et de mes yeux… Pas top.

Pourtant, rien dans son comportement ne montrait de l’impatience, au contraire, il continuait à me passer la main dans les cheveux, me caressait la nuque, me faisait des bisous… (Hum, ce qui m’a fait malheureusement pensé qu’il s’échauffait pour après… oui, je suis l’As des pensées négatives !!!) …comme s’il voulait m’empêcher de dormir, alors que moi, j’essayais de me mettre à ronfler au plus vite pour ne pas le sentir partir.

Pour y arriver, j’ai adopté une respiration profonde et régulière espérant sombrer de ses bras dans ceux de Morphée. Pascal me demandait comment je pensais m’organiser pour la journée, mais je commençais à me sentir engloutie et je n’arrivais plus à suivre notre discussion. Malheureusement pour moi, avant que ma conscience ne s’évanouisse, je l’ai senti bouger et j’ai su qu’il allait vers Caroline, alors ça m’a réveillé. J’ai continué à faire semblant de dormir tout en me demandant si je n’aurai pas dû le retenir.

Le moment d’euphorie de tout à l’heure s’était évaporé, je regrettais d’avoir proposer une chose pareille, parce que ça me faisait quand même quelque chose.

Savoir qu’il était attiré par une autre fille me tordait complètement l’estomac.

Surprise, j’ai constaté que Pascal avait laissé la porte ouverte entre les chambres. Caro avait voulu la fermer, mais Pascal lui a demandé de ne pas faire de bruit, il ne voulait pas me réveiller, il n’était venu que pour s’assurer qu’elle allait bien et qu’il ne restait pas.

Depuis mon lit, je pouvais les voir s’installer dans le canapé. Pascal n’aurait pas dû y aller à torse poil, trop tentant, il est trop sex comme ça. Etaler tout ça devant Caro, c’était comme une invitation à se faire sauter dessus!!! Je les entendais aussi même s’ils essayaient de chuchoter.

Caroline s’est plainte de se sentir délaissée, elle était sûre que ça ne me dérangerait pas si elle dormait avec nous. En fait, elle nous avait entendu et elle savait que j’étais ‘intouchable’. Elle lui présentait ses atouts dans son déshabillé transparent, ça me donnait chaud de penser qu’en plus, c’était de ma faute. En fait, je ne faisais qu’attiser la flamme entre eux, que rajouter du piquant à cette situation ambigüe. Je n’aurai pas dû accepter de la laisser venir nous flinguer le week-end, il y avait de quoi m’enrager contre moi-même.

Je pense qu’elle a dû tenter quelque chose et j’ai été surprise d’entendre Pascal lui dire qu’il ne voulait pas. Pourtant, Caroline a assuré que ça ne me fâcherait pas, sinon, je ne l’aurai pas laissé venir. Elle lui a parlé de nos vacances en Sardaigne, lui rappelant les bons moments qu’on avait passé tous les 3, lui a demandé s’il pensait que je réussirais à lui pardonner, même malicieusement suggéré que je devais la craindre peut-être un peu. J’aurai voulu voir la tête que faisait Pascal à ce moment-là pour savoir s’il le pensait aussi.

Puis, il lui a rappelé qu’il l’avait avertie de ne pas venir, qu’il voulait juste passer un week-end tranquille avec moi, c’est elle qui avait voulu nous suivre.

Ha! J’étais surprise de chez surprise que Pascal n’ait pas sauté sur l’occasion comme je l’aurai imaginé, agréablement surprise en bien qu’il ait repoussé ses avances, sachant à quel point il était porté sur le sex. Je ne l’aurai pas cru si je ne l’avais pas vu et entendu, et même là, j’avais de la peine à le croire. J’ai même été jusqu’à me dire que c’était peut-être à cause de la porte ouverte, ou peut-être pour la titiller encore plus, ou encore, il allait finir par craquer, il suffisait qu’elle le titille encore un peu.

J’attendais la chute, tellement persuadée qu’elle aurait lieu, que ça me convaincrait que j’avais raison depuis le début, que je ne réussissais pas à dormir.

Caroline continuait à se jeter sur lui, à chercher le contact. Elle était déjà collée contre lui, sa poitrine s’appuyait contre son bras et il avait surement de la peine à résister. Il allait craquer, j’en suis sure. Je ne sais pas ce qu’elle a fait, mais tout à coup, il a presque sauté du canapé en lui disant qu’il retournait se coucher. Caro s’est levé pour se serrer contre lui. Il l’a serrée dans ses bras en lui faisant un bisou dans les cheveux, puis elle a levé son visage, et là sans surprise, après une petite hésitation, il l’a embrassée.

Là, j’étais sure qu’il allait craquer…

Mais non, après l’avoir embrassée, il s’est retourné pour venir se coucher et a fermé la porte derrière lui. Pascal s’est couché derrière moi et m’a entouré de ses bras. Je me demande s’il avait toujours les yeux ouverts, regrettant peut-être de n’avoir pas profité de la situation?

Probablement rassurée par sa présence réconfortante et chaleureusement tendre, de ses petits bisous légers dans ma nuque, de sa main qui me caressait doucement, je me suis endormie. Le lendemain matin, j’étais contente de me réveiller la 1ère  et de le voir encore là à mes côtés. Emerveillée, je l’ai regardé dormir un long moment. J’ai constaté qu’il avait de longs cils, c’était joli, comment n’avais-je pas encore remarqué ça? Sa bouche, afff, miam, j’avais envie d’embrasser ces lèvres qui s’offraient, mais je ne voulais pas le réveiller.

Puis, il a ouvert un œil en grimaçant, il avait senti mon regard peser sur lui. On s’est tous les 2 précipités pour aller se laver les dents, puis on est retourné se blottir dans les bras l’un de l’autre au chaud sous la couette.

Afff, j’avais pensé qu’on pouvait être un moment tranquille, mais Caroline avait dû nous entendre bouger et elle s’est précipitée pour venir nous emmerder. Elle avait dû ré-ouvrir la porte de notre chambre pendant la nuit, parce que je sais que Pascal l’avait fermée hier soir. Pascal a dû penser la même chose que moi, parce qu’il a été lui parler et en revenant, il a denouveau fermé la porte. Enfin tranquille!

Vers midi, j’ai réussi à joindre mon paps, donc j’ai filé… C’est seulement à ce moment-là que j’ai réalisé que je les laissais seuls et ça ne m’a pas beaucoup plu. Mais je ne pouvais plus rien faire pour changer ça.

Je devais passer chez moi avant, parce que j’avais prévu d’offrir une de mes toiles à papa pour son anniversaire. En partant, je me suis rappelée qu’un copain d’école, et aussi mon ex, Denis, m’avait proposé de prendre un café si jamais j’étais dans la région, donc, je lui ai envoyé un sms pour lui dire que j’allais à Cerniaz, que s’il était dans le coin, il pouvait passer boire un verre chez mon papa.

Denis est arrivé avec une bouteille de vin emballé et tout pour mon père! Jeeez, les gens à la campagne sont vachement plus conviviale, je me suis demandée comment il avait fait pour avoir du papier cadeau et une bouteille, l’emballer et touti quanti.

C’était sympa, aucune gêne entre nous et pourtant, on ne s’est pas vu depuis au moins 10 ou 15ans! Iak, heureusement pendant tout le temps qu’on était chez mon père, je n’ai pas pensé au 1er baiser, ça m’aurait fait pouffer de rire. Se retrouver avec une langue dans la bouche qui tourne comme les ailes d’un hélicoptère, c’est pas terrible, c’était pour ça que je n’ai plus voulu sortir avec lui. Tant qu’on se tenait par la main, qu’il venait tourner autour de la maison en vélomoteur, s’asseyait près de moi à la récré, c’était cool, mais dès que ça a pris le chemin du baiser, niet. J’ai aussi eu mon oncle Roger au téléphone. Le frère à mon papa lui avait fait un cake au mocca pour son, et il était très bon, alors j’ai appelé pour le lui dire.

Le temps a passé très vite, et c’était tout à coup 18h...

Au moins, pendant toute l’après-midi, je n’ai pas pensé à Pascal, ni au fait que je l’avais laissé seul avec Caroline, qu’elle avait profité de sa présence pendant tout ce temps et pas moi. Avec angoisse, en rentrant, je me suis demandé s’ils avaient fait autre chose que parler… A quoi je devais m’attendre…

Comme j’avais entendu Pascal refuser ses avances hier soir, j’avais espoir qu’il ne s’était rien passé, je ne crois pas que j’aurai le courage de chercher à le savoir de toute manière. En tous cas, pas pendant le week-end, on verra en rentrant. Non, je ne pense pas que je chercherais à savoir. Afff, pourtant, je sais que je serais attentive au comportement de Pascal, à sa manière d'agir avec moi…

Ils n’étaient pas dans la chambre quant je suis arrivée, alors j’ai dû appeler pour savoir où ils étaient. Dommage que je ne pouvais pas leur tomber dessus à l’improviste. Ils étaient dans un bar du coin, alors j’ai été les rejoindre.

Ouf et joie aussi… Il ne s’était rien passé et pour ça je l’adore ça de plus… Je l’aime à mourir!

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