092/2012 - Patiente et compréhensive
Dimanche, 01 avril 2012 - (092/2012) - L'amour c'est... Etre patiente et compréhensive ^-^
Pascal était rentré après mon départ il avait des trucs à faire. Ils ont mangé ensemble, puis Pascal a déposée Caroline chez elle, pour la reprendre plus tard quant il remontait à Villars. Elle a eu la trouille qu’il la plante là-bas pour revenir tout seul. Mais bon, ça n’aurait servi à rien puisqu’elle savait où nous trouver.
Ils sont arrivé à Villars en milieu d’après-midi, et ont occupés le reste de la journée à visiter quelques chalets proposés à la location.
Ils venaient à peine de s’installer dans ce bistrot quant j’ai appelé. Caro s’était renseigné sur tout ce qu’il a fait de la journée de son côté; s’il avait vu sa femme en rentrant, si elle savait où on était, si elle était fâchée, etc. J’étais soufflée. C’est clair que j’aurai peut-être dû être celle qui lui demande tout ça et je ne le faisais jamais. Je n’aime pas cuisiner les gens, ni mon petit ami, ni mes amis, si ils ont envie de parler, ils le feront sans avoir besoin de leur tirer les vers du nez. Puis, je préfère que ça vienne tout naturellement dans la conversation.
Ils se demandaient si on mangeait dehors ou à l’hôtel, question de savoir si on réserve ou non une table quelque part. J’évitais de m’adresser à Caro ou même de lui parler, je n’en voyais pas l’utilité. Je crois qu’elle s’imaginait que si elle était là, ce n’était que parce que Pascal l’avait voulu et que je n’étais peut-être pas très contente. Donc, pour lui, elle faisait des efforts pour engager la conversation avec moi.
Pour Pascal, ce devait être assez pénible... Je regardais ailleurs quant ils se parlaient, faisant semblant de ne pas m’intéresser à leurs discussions, ne m’adressait qu’à lui. Caro s’en est bien sûr rendu compte et je pense qu’elle lui lançait des regards désespérés, mais je ne pouvais pas le voir vu qu’elle était assise à côté de moi.
Pascal nous faisait face et me tenait la main, une ou 2 fois, il a serré mes doigts, comme pour me signaler qu’elle s’adressait à moi ou que je pouvais lui répondre directement, mais je ne l’ai pas fait. C’était exprès que je l’ignorais. Je n’ai pas trop apprécié qu’il me fasse une remarque en me disant que je pouvais faire un effort, elle se donnait tellement de mal… grrrr.
On est rentré un petit moment à l’hotel pour se changer avant de sortir manger, et j’avoue que j’ai failli lui dire que je préférais rester dedans, qu’on aurait pu se commander à manger. Mais, je suis sûre qu’il ne voulait pas la planter au salon toute seule et qu’il aurait été emprunté, donc j’ai suivi sans faire d’histoires.
Après, Caro voulait sortir, elle avait envi qu’on aille prendre un verre dans un pub et pourquoi pas aller en boîte.
Je crois qu’elle sentait que, de retour à l’hôtel, elle serait confinée seule au salon. Cette fois, je n’avais pas envi de traîner dehors, j’avais envie d’être seule avec Pascal. Après tout, elle savait ce qui l’attendait en venant avec nous, alors tant pis pour sa gueule.
Pascal a dû sentir que j’en avais ma dose, alors il a prétendu vouloir aussi rentrer.
Bon, je ne suis pas aussi mauvaise, me mettant à sa place, j’aurai crevé d’être laissée dans un coin comme un chien, alors on a s’est pris quelques DVDs et on a passé une soirée géniale à regarder des films. J’avoue que j’ai trouvé ça hyper chouette.
C’est clair que j’étais collée à mon chéri, ça faisait aussi partie du plaisir de regarder des films avec lui. Il n’y avait de la place que pour une seule fille dans ses bras, et c’était moi, elle devait se contenter de notre compagnie. Elle savait qu’elle n’avait pas intérêt à essayer de le coller sous peine de se retrouver plantée toute seule au salon. Malgré tout, après la remarque que Pascal m’avait fait, je m’étais mise à lui parler, à faire comme si de rien.
Ça m’enrageait un peu, parce que je suis sûre qu’elle savait que je ne le faisais que parce que Pascal m’avait grondée. Mais, Caro a su rester à sa place et ne pas empiéter sur mon territoire.
On a traîné devant la télé jusqu’aux env. de 2h du matin, je dois avouer qu’on s’est bien amusé. Pascal a été le 1er à commencer à montrer des signes de fatigue, Caro et moi, on aurait pu encore se taper un film, mais quant Pascal a décidé d’aller se coucher, j’ai suivi, et on a laissé Caro devant la télé.
Pascal, quel coquin, il n’était pas si fatigué finalement… Il voulait juste qu’on soit seul…
2h plus tard, Pascal s’est levé pour aller vers Caro au salon, il voulait lui demander de rentrer, il voulait qu’on puisse passer le dimanche tranquille sans l’avoir dans les pattes. Je me souviens avoir pensé: "Bonne chance avec ça!". Je m’attendais à une scène, à la voir sortir toute la litanie des scènes de larmes, de chercher à me mettre au milieu de tout ça, ou encore, s’accrocher à nouveau à lui avec toutes une liste de suppliques, mais non, il n’y a rien eu de tout ça.
Après 1h de discussions que je n’ai pas suivi, parce que Pascal avait pris soin de fermer la porte, il est revenu avec un grand sourire. Caro était partie. Pascal l’avait accompagnée en bas et lui avait offert le taxi.
C’est bête, mais j’ai eu mal au cœur pour elle. J’aurai peut-être dû me montrer curieuse et lui demander comment il avait réussi un tour pareil, mais non, je n’ai rien dit. Je n’ai plus mentionné Caroline, j’étais trop contente de l’avoir pour moi toute seule.
Pascal était tout simplement adorable, chou, attentif. Sachant les scènes que Caroline était capable d’imaginer, j’étais tout simplement « béat » qu’il ait eu envi de passer le reste du week-end rien qu’avec moi, et qu’il ait réussi à la faire partir. Faut croire que je ne suis pas si ennuyeuse finalement!
On a passé une grande partie du dimanche au lit à faire l’amour, une toute petite partie à se nourrir, une autre petite partie à se raconter… C’était vraiment chouette… Dommage que le temps passe trop vite!
En rentrant, on s’est arrêté à Montreux pour manger dans un petit restaurant ultra chic que Pascal connaissait. On arrêtait plus de parler, on avait tellement de choses à se raconter. Et je pouvais enfin parler librement. Puis, je crois que je commençais à avoir un peu le cafard de savoir que dans quelques minutes, il allait rentrer chez lui retrouver sa femme et je serais seule sans lui, que je devrais dormir sans ses bras autour de moi, sans ses bisous. L’imaginant donnant ces bisous qui me manquaient tant à sa femme me plombait complètement le moral.
Pour ne pas sombrer dans la déprime et ne pas gâcher les minutes qu’il nous restait, pour cacher ma peine, j’ai continué à sourire. Je crois que Pascal aussi ressentait la pression, il était beaucoup plus dense et tendre. Puis, quant on a quitté le restaurant et pris le chemin du retour, il m’a demandé si je serais d’accord s’il restait chez moi ce soir, rhhh, bien sûr que j’étais d’accord.
Trop chou, trop trop chou… Comme si j’allais dire non! Et ce n’était pas un poisson d’avril.