098/11 - Jane.. Je ne t'aime plus!

Publié le par JaneDo

 Jane... Je ne t’aime plus! 
Vendredi.8.avril.2011 (98/11)

J’ai réalisé que c’était toujours Thomas qui décidait de nos loisirs, sans même me consulter. C’est pas que ça me gêne à ce stade de notre relation, mais ça risquait de devenir une habitude si je n’y mettais pas le hola, aussi, Thomas risquait de ne pas comprendre si je tardais à le faire. Pourtant, pfff, j’appréciais en ce moment de ma vie, de me laisser entraîner, il se passait trop de contradictions dans ma tête pour avoir envie de mettre le pied au mur.

Pascal avait toujours eu la délicatesse de demander mon avis, et si je semblais hésitante, alors il proposait. J’adorais ça chez Pascal. Toute la journée, je n'ai fait qu'attendre le coup de fils de Pascal, je piaffais d'impatience à l'idée de le voir, mais j'étais aussi hyper nerveuse.

Vers midi, Pascal a enfin appelé pour me dire qu’il arrivait sur Lausanne.

J’ai fait l’erreur d’avoir accepté de voir Pascal dans un lieu public. Hahhh! J’avais envie de le toucher, de l’embrasser. J’suis conne, j’aurai dû aller le retrouver chez lui...

Il m’attendait les mains dans les poches devant le restaurant. Mon cœur battait la chamade de le voir, aussi le petit sourire qu’il m’a lancé dès qu’il m’a vue, me faisait déjà craquer. Il s’est penché pour me faire un bisou sur la joue et j’étais déjà en feu, mais aussi nerveuse comme une puce. Énervant, mais j’étais dans tous mes états. Mon cœur n’arrêtait pas de battre avec frénésies, ma voix tremblait légèrement, ne parlons même pas de mes mains. J’ai dû les cacher sous la table pour qu’il ne s’en aperçoit pas.

J’avais beau essayer d’ingurgiter le maximum d’air pour me détendre, mais niet. Chaque fois que je le voyais, je le trouvais encore plus mignon que la dernière fois, ça me foutait le trac! Il avait vraiment un sourire adorablement sexy, et ses yeux, hafff...!

C’était bizarre d’être là, en plein jour, entouré d’une foule hyper active et d’avoir l’impression de prendre un verre avec un inconnu, malgré tout, sa présence me troublait. Impossible d’avaler quoi que ce soit, ça ne passerait pas.

  • Alors? Tu veux me dire ce qui se passe?
  • Pourquoi est-ce qu’il devrait se passer quelque chose, j’avais peut-être seulement envie de te voir?

Pascal a plongé ses magnifiques yeux verts sur moi, il avait l’air d’essayer de deviner ce qui se passait dans ma petite tête, puis après un petit silence, il m’a demandé pourquoi. Pourquoi je voulais le voir? Mais, parce qu’il me manquait cruellement, parce que je ne savais pas comment lui dire que je l’aimais et que je pense à lui tout le temps, que ça me rendait malade d’être loin de lui.

Comme je ne répondais pas, il m’a demandé si je serais sur le bateau demain. Je savais que ça impliquait que j’accompagnais Thomas, alors j’ai dit que je n’avais encore rien décidé. J’ai voulu savoir si Caro l’avait accompagné, si elle serait là ce week-end. Avec une petite grimace amusée (miam, ça me donnait envie de le croquer), il m’a demandé si je voulais le voir pour lui poser des questions à propos de Caro? Non, elle était à Munich, au boulot.

Caroline avait voulu prendre congé pour rentrer avec lui, mais ce n’était pas possible. Il m’a raconté que ça allait bien avec elle au boulot, elle travaillait bien, qu’elle était très appliquée, Caroline était aussi une sorte de cerbère, elle ne laissait aucune aventurière l’approcher. Ca le faisait rire. J’étais peu bavarde, mon coeur me trahissait en executant toutes sortes de rythmes. J'aime l'entendre rire et j'adorais l'écouter parler, j'aime le son de sa voix... Il faisait très chaud, mais j’avais froid à l’épiderme et en même temps, je me sentais en chaleur. J’avais chaud parce que rien de ce qui sortait de ma bouche n’avait de sens, je n’arrivais pas à lui dire ce que je voulais vraiment lui dire, j’étais nerveuse. Purée, j’étais tétanisée.

  • Tu ne mange pas?

Je n’avais pas faim, mais j’adorais le regarder manger. Stupidement, je lui ai demandé si quelque part ce n’était pas déjà prévu depuis longtemps tous ces trucs avec caroline, si son installation à Munich ne faisait pas partie d’un plan qu’ils avaient concocté ensemble depuis belle lurette? D’entendre cette ribambelle de reproches et de doutes sortir de ma propre bouche était consternante. Trop tard pour les retirer. Je suis rendue compte que je ne parlais jamais de moi, je ne racontais rien de ma vie et que s’il avait été comme moi, on n’aurait rien à se dire. En plus de tout ça, chaque truc qu’il me racontait me servait à le contrer, à l’emmerder avec mes incertitudes et mon manque de confiance en moi.

Pascal a paru surpris, puis il m’a demandé d’arrêter de dire des bêtises, il n’avait jamais voulu que Caro le suive à Munich. Ses yeux m’observaient et ça me faisait rougir. Intérieurement, je me répètais qu’il fallait que je me détende, que je le connaissais bien, que je devais trouver quelque chose de plus intéressant à dire, mais ma tête ne me suivait pas.

  • Jane, qu’est-ce qu’il y a? Qu’est-ce qui se passe?
  • Est-ce que je ne te manque pas un peu?
  • Je préfère ne pas y penser. De toute façon, je pense que tu connais la réponse. Je fais tout ce que je peux pour ne pas y penser. Dis Jane... Je suis quoi moi au final?

Hein? Qu’est-ce que ça voulait dire ça? Je n’ai pas su quoi répondre et je ne voulais pas dire que je n’avais pas compris ce qu’il cherchait à me faire dire. Le temps avait passé comme un éclair, il était déjà 15h et Pascal devait y aller.

Pascal devait répéter avec Varios, il remplaçait toujours le guitariste qui s’était blessé au poignet. Prise de cours par le fait qu’il devait partir, j’ai demandé si je pouvais le voir après. Je me serais giflée de honte.

  • Après le concert? Et Thomas?

Blurp!

  • Écoute, tu ne devrais pas mettre ta relation en péril pour quelques minutes volés avec un type marié qui ne pourra jamais t’offrir autre chose! Surtout, qui ne veut pas autre chose!!! J’aime ma vie telle qu’elle est, je ne cherche rien d’autre!

Glups! Ca avait le mérite d'être clair, mais j’ai insisté. Lamentable, mais je l’ai suivi jusqu’à sa voiture pour avoir une réponse. Je lui ai avoué que les semaines étaient interminables à attendre le week-end en espérant le voir. Il n’a pu que me dire qu’il ne savait pas, qu’ils jouaient vers Neuchâtel, il n’avait aucune idée de son planning. J’étais déçue, je suis sûre que ça se voyait.

  • Écoute... Tu sors avec mon meilleur pote, il est un grand frère pour moi... Aller prendre un verre ensemble comme ça, c’est sympa, mais... Ça doit rester ça, c’est tout. Tu dois oublier tout le reste. J’ai chèrement gagner une certaine liberté, et je tiens à la garder. Je ne veux pas d’histoires... Jane... Je t’aime bien, mais je ne t’aime plus... Il faut que j’y aille.

Les larmes avaient giclées dans mes yeux. C’était harsh sa manière de me dire ça. God ça a fait mal...

Je me suis sentie mal, complètement à découvert, comme si j’avais été à poil plantée au milieu de la ville. Pascal avait dit ça sans me regarder, quant il s’est retourné, il a vu les larmes qui ruisselaient sur mon visage. S’il ne m’avait pas demandé de monter pour me raccompagner à ma voiture, je crois que je serais restée plantée là, ou j’aurai essayé de me cacher dans un coin, je n’aurai pas pu marcher avec une tête pareille jusqu’à ma voiture.

On a pas prononcé un mot sur tout le trajet, ni quant j’ai sauté de son 4x4 pour m’enfiler à toute vitesse dans ma voiture. Triste à mourir, le coeur déchiré de douleur, je l’ai regardé partir. J’aurai voulu pouvoir me téléporter chez moi pour laisser libre court à mon chagrin. L’idée de devoir traverser toute la ville avant de me retrouver en territoire connu me désespérait. Mon natel a sonné et c’était lui; Pascal, un fol petit espoir m’a fait répondre.

  • Tu avais promis de toujours être là, de m’attendre... Je ne te l’avais pas demandé, je n’avais pas osé. C’est toi qui me l’a promis, mais tu t’es tout de suite consolée dans les bras de Thom... Je t’avais cru, mais j’avais eu tord. Je ne comprends pas ce que tu attends de moi? Ecoute, j’ai juste appelé parce que je... Je ne voulais pas te faire pleurer... Je voulais juste m’excuser pour ça.

Je n’ai rien dit, forcément, ce n’aurait été qu’une suite de gargouilli, ou pire, j’aurai lamentablement pleuré comme une grosse gourde!

Pascal ne m’aimait plus, il ne m’aimait plus, il...; “Jane, je ne t’aime plus”. Aïe, c’était trop trop douloureux. Comment avait-il pu me dire des mots aussi blessantes!!! Ses mots continuaient à me torturer pendant tout le trajet. Chez moi, les pleurs sont sortis tout seul. Je me suis couchée, j’avais besoin de sormir pour oublier. Je voulais que la douleur au fond de ma poitrine s’évapore, s’en aille, je ne voulais plus penser. Ces mots avaient sonné le glas à toutes mes espérances, je me sentais vidée, fatiguée. J’étais tellement perdue que je me demandais comment j’allais faire pour mettre un pied devant l’autre, sourire, vivre...

Caroline m’avait appelée en fin d’après-midi avant de monter dans son train, elle voulait savoir si je pouvais aller la chercher à la gare. Pfff, pas envie, elle me faisait penser à Pascal, mais j’ai accepté. Rhhh, j’ai regretté immédiatement après. J’avais peur qu’elle me pose des questions, ou qu’elle se mette à me raconter les moments merveilleux qu’elle passait avec... lui. Mais bon, si j’avais refusé, elle se serait posé des questions et se serait certainement doutée de quelque chose. Puis zut, j’aurai pu inventé quelque chose, comme quoi je n’avais pas de voiture ou que j’étais avec Thomas... Pfff.

Comme je m’y attendais, contrairement à moi, Caroline connaissait le planning de Pascal. Elle savait où il jouait, à partir de quelle heure et tout. Elle m’a demandé de l’accompagner au concert, là, j’ai inventé une excuse. Hum, je ne pouvais pas aller me pointer là-bas après ce que Pascal m’avait dit! Et je ne voulais pas qu’elle le sache.

En début de soirée, j’étais avec Thomas, et il a remarqué mes yeux enflés, alors, j’ai mis ça sur le compte de mon rhume des foins et je lui ai dit que je ne me sentais pas très bien. Il savait que je devais aller prendre Caro à la gare plus tard, donc j’en ai profité pour lui dire que je pensais rentrer chez moi après l’avori déposée chez elle.

Tout ce qu’elle voulait, c’était suivre Pascal à son concert. Elle a voulu m’emprunter ma voiture, j’ai refusé parce que je me retrouverais à pieds et coincée. Mais Caro ne se laisse jamais abattre par des technicalités, elle a insisté encore un peu et j’ai fini par céder. Je l’ai donc accompagnée chez elle, elle a déposé ses affaires, s’est changée et a filé. Elle ne pouvait même pas me ramener chez moi, je devais prendre le taxi. Je suis vraiment nunuche moi!

Désespéremment déprimée, à pieds, me sentant plus seule que jamais, mes pas m’ont conduits devant chez Pascal. Il n’y avait personne, alors je pouvais bien en profiter pour respirer sa présence, ça ne faisait de mal à personne. Avec la clé qu’il m’avait donné, je suis entrée et me suis promenée à travers son appart l’âme en peine. J’avais plus mal que les mots ne peuvent le décrire, la souffrance me tordait l’estomac, des images de lui me traversait l’esprit et me faisait sombrer encore plus profondément dans la déprime.

Vers 00h30, Caro m’a appelée pour me dire qu’elle n’avait pas pu voir Pascal, qu’après le concert, il avait disparu presque aussitôt avec le groupe. Avant d’entrer dans la salle, elle avait cherché où Pascal avait parqué sa voiture, alors, ne le voyant pas sortir des coulisses, elle avait été vérifier pour constater qu’il était déjà parti, alors elle avait foncé chez la chanteuse, niet, alors elle a foncé à leur truc de répète, le repère du groupe et grosse baffe, la voiture de Pascal était là-bas. Sa voix tremblait pour me dire qu’il était là-bas avec cette nana, tous les 2, seuls. Elle avait été guigner par la seule fenêtre de la grange. Il y avait comme une sorte de tissus tendu en travers de la fenêtre, mais par une sorte de petite fente, elle pouvait voir Pascal et cette fille sur le canapé en train de s’embrasser.

Hahhhhhh, ça m’a fait monter la température... Non non non, je veux pas! J’aurai voulu ne rien savoir, j’aurai voulu qu’elle ne me dise rien. Je me suis mise à trembler. J’aurai voulu qu’elle soit la Caro que je connaissais et qu’elle aille les interrompre immédiatement. Mais hélas, même si elle avait commencé à pleurnicher, elle n’osait pas. Je crois qu’elle s’attendait à ce que je fasse quelque chose, que je vienne la rejoindre... Je l’aurai voulu aussi... Je crois que j’étais sur le point de faire une crise cardiaque. J’étais mal.

Si je restais en ligne avec elle, j’allais sûrement me mettre à pleurer. Elle avait dû entendre ma voix trembler. Je lui ai dit que j’allais la rappeler, et j’ai raccroché pour essayer de reprendre mon souffle. J’étais pliée en 2 par la douleur dans ma poitrine.

Et je l’ai fait...

Tant pis. Je lui ai envoyé des messages pour lui dire que j’espérais quand même le voir et que je l’attendrais chez lui... Toutes mes bonnes résolutions, toute ma fierté, toutes mes réflexions sur le fait que je ne voulais pas
m’humilier encore plus, etc à la poubelle, rien n’avait pu m’empêcher d’essayer encore... J’aurai explosé autrement.

Puis j’ai rappelé Caro. Elle était restée l’oeil collé à la petite ouverture, son téléphone à la main sur vibreur.  Elle chuchottait et pourtant je pouvais entendre sa voix tremblotter, même si j’étais dans le même état, et même si je savais que ce n’était pas sein de vouloir savoir, de continuer à rester accrocher à Pascal comme ça, quelque part, ça me faisait quand même du bien que tous les liens ne soient pas rompu.

Caro avait entendu son natel bipper, je lui ai dit que c’était moi, je lui avais envoyé des messages. Elle m’a dit qu’après le 3ème, il avait fini par entendre, puis à la 4ème, il avait fini par se détâcher de sa bouche pour aller prendre son natel. S’il ne l’avait pas fait, elle l’aurait harcelé de coups de fils.

Après avoir lu mes messages, Pascal a dit à cette nana qu’il devait la raccompagner, ses copains l’attendaient et qu’il devait aller les rejoindre. Et ils sont partis avec Caroline à bonne distance, mais sur leurs talons. Elle a été ravie de m’apprendre qu’il n’avait pas traîner chez elle, il l’avait juste déposée et avait filé aussitôt.

Caroline l’avait cru quant il disait devoir rejoindre ses copains et comme elle l’a perdu à un feu rouge, elle a filé au Bleu, persuadée de l’y trouver. Elle a été dans le bar rejoindre les cops, et l’a attendu. Désespérée quelques minutes plus tard, elle a essayé de m’appeler pour me dire qu’elle ne le voyait pas arriver. Comme elle n’arrivait plus à me joindre, elle me l’a dit par messages.

Forcément, il venait de rentrer chez lui! Je ne l’avais pas entendu arriver, il avait parqué ailleurs.

Dépité, il m’a demandé ce que je faisais là, que je ne pouvais pas rester, Thomas risquait de rentrer d’un moment à l’autre, qu’il fallait que je m’en aille. Je ne voulais pas partir, à voir la détresse dans mes yeux, il le savait bien. Il avait l’air nerveux et ne semblait pas savoir quoi faire de moi. Je lui ai dis que je n’avais pas ma voiture de toute façon, je l’avais prêtée à Caro. Pascal s’est vite rendu compte que ça ne servait à rien de me demander de partir, sauf s’il avait l’intention d’être désagréable. Et je ne crois pas qu’il en avait envi. Peut-être que je lui faisais pitié? Afff, ce n’était pas ce que je voulais, je voulais son amour, c’est tout.

On s’est assis sur le canapé près de la fenêtre, et dans le noir, on a discuté en chuchottant. On verrait Thomas arriver au cas où. Pascal a essayé d’être ferme, de me dire que ça n’avait pas de sens de continuer à se faire du mal, que je devais me faire une raison. Je pleurais en silence et il tenait mes doigts gelés dans ses mains chaudes.

Pascal me parlait gentiment, doucement en essayant de me convaincre que la meilleure chose à faire était de nous laisser un peu d’espace, d’éviter de se voir tout le temps, que ça ne faisait que remuer nos sentiments dans le mauvais sens. Un moment donné, il a dit quelque chose comme quoi, il était d’accord que je sois sa maîtresse, mais que c’était peut-être encore trop frais, mais il a aussi insisté sur le fait que j’étais avec Thomas et que c’était délicat pour lui, comme pour moi. Si Thomas venait à apprendre quoi que ce soit, il nous en voudrait à mort, et certainement plus que la 1ère fois.

Une fois de plus, il m’a demandé de partir, il ne voulait pas que Thomas me trouve chez lui. Je lui ai dit que je le trouvais pressé de se débarrasser de moi et j’ai demandé s’il était pressé d’aller retrouver quelqu’un. Il m’a assurée qu’il n’avait pas l’intention de ressortir, qu’il était fatigué.

Son natel a sonné et j’ai réalisé à sa manière de parler qu’il devait s’agir de l’autre nana. La jalousie m’a donné une horrible bouffée de chaleur. J’aurai eu envie de lui prendre le téléphone des mains pour lui dire de nous laisser tranquille, comme ça elle aurait su qu’il était venu me rejoindre. Ca m’a rappelé Jess; elle m’avait aussi demandé une fois, de les laisser tranquille!!!

Non, pas ce soir, je pourrais pas.
(...)
On verra demain d’ac? Je dois te laisser, je ne suis pas seul là, ok. Bisous, dors bien.
(...)
Moi aussi... allé, à plus, bisous.

Il a rit, puis il a raccroché. Ce n’était pas souvent que je l’entendais parler en français, j’avais presque oublié son petit accent, c’était trop mignon. En même temps, j’étais verte, mais les larmes avaient cessés.

Je n’ai pas osé lui dire que je savais où il était, et qu’il n’avait pas l’air fatigué. Tout de même quelque part, une petite lueur d'espoir avait recommencé à briller au fond de ma mémoire; il l’avait laissée pour venir me retrouver? Par gentilesse? Pitié? Ou parce qu’il en avait envi? Quand même, il aurait pu ignorer mon appel au secours et rester avec elle, mais non,
il avait accouru dès qu’il a vu mon message. Ca voulait quand même dire quelque chose.

On a encore discuté un moment, toujours le même refrain. Je lui ai dis que j’étais désolée de l’embêter, mais je ne l’étais pas, mais je ne voulais pas rentrer, je voulais rester avec lui, il me manquait tellement. Je voulais dormir dans ses bras, le reste, je ne voulais pas y penser. Pascal m’a dit qu’il fallait bien que l’un des 2 y pense et il a de nouveau insisté pour que je rentre. Si je reste, il se sentirait coupable vis-à-vis de Thomas, et si on faisait une bêtise, on le regretterait tous les 2, alors il fallait que je rentre.

Il ne me restait plus qu’à le supplier, mais je ne voulais pas aller si loin. De plus, j’étais presque sûre qu’il tiendrait sa position et continuerait d’insister pour que je m’en aille. Plus les heures passaient, plus il devenait nerveux, alors j’ai décidé de partir avant qu’il ne soit obligé de me supplier de partir!

Je suis sortie par l’entrée, je ne voulais pas risquer de croiser Caroline dans le jardin...

Pascal m’a accompagnée jusqu’à l’endroit où il avait planqué sa voiture. On faisait attention de ne croiser personne, et surtout pas Thomas. Encore une planque que je n’oublierais pas!

Une fois à sa voiture, il m’a proposé d’aller me déposer chez moi, mais j’ai préféré prendre un taxi. Je lui ai demandé où il allait et il a dit qu’il rentrait, qu’il était crevé.

Je pense que c’était pour être sûr d’être débarrassé de moi qu’il a attendu le taxi avec moi.

Mais ces précieuses petites minutes où il attendu avec moi, je me suis lovée contre lui, et il m’a serré dans ses bras. Je me suis ennivrée de son odeur, de ses bras qui me serrait comme dans un étau, par moment son étreinte se faisait plus forte, ça me rassurait. J’étais triste qu’il n’ait pas voulu que je reste! Il n’y a pas si longtemps, il ne m’aurait jamais laissé partir.

Puis le taxi est arrivé, et le charme a été rompu. Il m’a fait une bise sur la joue et il a regardé la voiture s’éloigner avant de grimper dans sa voiture.


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J
Tu sais, tu as raison, je le sais bien, c'est ce que je devrais faire!Mais encore faut-il dans ces moments là pouvoir raisonner et le faire!!!(bon... j'ai bien fait de m'accrocher!)
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B
Ouïlle! Ben cette fois, on peut dire qu'il a été direct!!! Il ne t'aime plus? Alors tourne la page, détale, prend la fuite...Ne lui montre pas que tu souffres sinon la honteAit un peu de fierté, garde ta dignité...Garde tes distances pendant quelque temps ce serait mieux!!!
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