099/11 - Il ne m'aime plus, mais je m'accroche! (1)

Publié le par JaneDo

Il ne m’aime plus, mais je m’accroche!  (1)
Samedi.9.avril.2011 (99/11)

Après avoir quitté Pascal, quelques mètres plus loin, j’ai demandé au taxi de me déposer et j’ai appelé Caro. Effectivement, elle était bien dans le jardin à espionner Pascal. Elle pensait partir chercher ailleurs parce qu'il n'y avait pas de lumière chez lui. Alors, je lui ai dit que je lui avais parlé, et qu’il m'avait dit qu’il rentrait. Donc, Caro est restée.

Au moins comme ça, je saurai s’il rentrait vraiment ou pas!

Pendant qu’on était en ligne, elle a pu constater que
Pascal était bel et bien rentré chez lui. Elle allait, à son tour rentrer chez elle, mais insidieusement, je lui ai demandé pourquoi elle n’irait pas lui faire une surprise? Après tout, il avait bien été avec l’autre, je ne pensais pas que son arrivée le dérangerait. C’était vache, mais je préférais qu’il soit avec elle, que d’avoir la crainte qu’il aille rejoindre l’autre. Je lui ai dit que j’étais en route pour aller récupérer ma voiture aussi. On s’était mis d’accord sur l’endroit où elle devait mettre la clé.

Surprise, elle m’a demandé si j’étais sûre que ça ne me gênait pas, elle avait entendu des larmes dans ma voix quant on avait parlé plus tôt, et quant elle avait essayé de me rappeler, elle avait pensé que si je n’ai pas répondu, c’était parce que je pleurais sûrement. J’ai avoué que ça m’avait fait un coup, et aussi, que
je préférais qu'il soit avec elle, plutôt qu’avec l’autre!

Toujours aussi impétueuse, ni 1, ni 2, Caro a été se pointer chez lui. Rassurée de le voir la faire entrer, je suis rentrée pour aller m’enterrer chez moi...

Pas de chance,
Thomas m’attendait!

Il était à peine 3h du matin, et Thomas avait l’habitude de traîner jusqu’à 5h du matin, alors je ne m’attendais pas à le trouver devant ma porte! Rien qu’à sa tête, je savais qu’il était en colère. D’ailleurs, il n’a pas attendu que je sois à sa hauteur pour me demander où j’étais. Je lui ai rappelé que j’avais dû aller chercher Caro, sceptique, il m’a dit que j’avais prétendu ne pas être bien et que je voulais rentrer, et voilà que je reste dehors
jusqu’à 4h du matin?

  • T’étais où?
  • J’étais avec Caro voyons!
  • Tu te fou de ma gueule? Puisque tu n’étais pas si fatiguée, ni si mal, pourquoi tu n’es pas revenue?

Pour éviter de réveiller toute la communauté, je l’ai fait entrer. J’ai prétendu qu’on était resté à discuter et je n’ai pas vu le temps passer. Thomas a fait la grimace, il ne me croyait pas. Impossible de le faire changer d’humeur, il continuait à me reposer les mêmes questions quoi que je lui dise:

  • ...Ou étais-tu?
  • ...Jane, ne te fou pas de ma gueule, dis moi où tu étais et avec qui?
  • ...Ne me raconte pas d’histoires.. Tu traînais où?
  • ...Tu étais avec lui n’est-ce pas? Tu étais avec Pascal?

Fatiguée de répondre dans le vide parce que je ne voulais pas le blesser, j’ai fini par dire ce qu’il voulait entendre; Oui, j’étais avec Pascal, voilà.

Flûte, c’était comme si je lui avais donné une baffe, blessé, Thomas a baissé la tête et j’ai eu mal au cœur. J’ai tout de suite enchainé en lui disant que ce n’était pas vrai, que je lui ai dit ça parce que c’était la seule chose qu’il voulait entendre. Incrédule, il m’a jeté un regard triste puis il m’a attrapée pour me serrer contre lui.

Mince, j’allais passer à la casserole et je ne me sentais vraiment pas d’humeur!

J’étais désolée de lui avoir fait de la peine, désolée aussi pour moi parce que j’avais mal au cœur, non seulement pour lui, mais aussi à cause de Pascal. S’il apprenait que j’avais effectivement vu Pascal et ce que Pascal m’avait dit, j’aurai l’air de me rabattre sur lui et il ne méritait pas ça, mais je ne pouvais rien dire!

Pascal ne m’aimait plus et ses mots me poursuivaient, me déchiraient le cœur. J’en avais les larmes aux yeux et j’ai essayé d’étouffer mes pleurs. Thomas d’habitude doux et tendre avait été plus brusque et il a dû croire que c’était à cause de ça que je pleurais et il s’est aussitôt retiré. Il regrettait son attitude et il n’avait pas osé me regarder, après des excuses à peine audible, Thomas est rentré.

Samedi, j’avais promis à ma nièce de passer l’après-midi avec elle. Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais j’avais proposé ça comme ça, peut-être parce que la petite était toute seule à la maison puisque ma sœur travaillait, en plus, elle avait une jambe dans le plâtre et ça me faisait mal au cœur de la savoir seule à la maison. Donc, vers 10h, j’ai été acheté du pain et des croissants, j’ai embarqué les mangas qu’elle m’avait prêté et j’ai été déjeuner avec ma puce.

On s’est installé sur le balcon pour lire nos mangas, il faisait beau.

Horreur, malheur, ma frangine m’a appelé en début d’après-midi pour me dire que mon autre sœur se rappliquait avec Dylan. La poisse! C’en était fini de notre tranquillité, et ma pauvre Kachouka n’avait pas spécialement envie d’avoir son cousin dans les pattes. Mais on n’a pas pu y couper!

On s’était préparée pour dire qu’on était sur le point de sortir pour aller lui acheter des livres, étant donné qu’elle ne pouvait pas trop bouger, mais Dylan a voulu venir avec nous. Ma frangine m’a donc planté son fils et elle s’est tirée. Une fois de plus, je me retrouvée à faire du baby-sitting. Mais bon, c’était de ma faute aussi.

Bref, après l’achat des mangas pour mes 2 petits choux, on est rentré. Les enfants ont joués un moment et on a attendu le retour de mes frangines. Mais fallait pas rêver, elles savaient bien que quoi que je puisse avoir à faire ou comme rendez-vous, je ne planterais jamais les enfants tous seuls. Donc, pour finir, j’ai dû les accompagner chez Pierre vers 19h et je pouvais enfin rentrer chez moi.

En fin de matinée, Thomas m’avait envoyé un message pour me dire ce qu’ils faisaient et où je pouvais le rejoindre. Comme il faisait beau et chaud, il passait la journée sur le bateau au milieu du lac.

Son message avait été court, sans plus. Je n’ai rien répondu tout de suite. J’étais dans une boulangerie quant je l’ai reçu, j’ai remis à plus tard, puis j’ai oublié. Quant j’y ai repensé, c’était trop tard, puis je ne savais pas quant j’en aurai fini avec le baby-sitting. Ma sœur avait dit qu’elle rentrerait vers 13h, mais voilà, on ne pouvait pas compter sur elle pour être à l’heure. En fin d’après-midi, je lui ai laissé un message pour dire que je n’avais pas pu me libérer.

Je savais par Caro que Pascal était là aussi, et il avait invité les membres du groupe de musique. Caroline m’a appris qu’ils restaient entre eux, sans se donner la peine de se mêler aux autres. Pascal avait d’ailleurs passé le plus clair de son temps avec eux. Caro avait essayé de s'incruster, mais ils avaient dressé un mûr entre eux et le reste du bateau, elle n’avait pas réussi à s’intégrer. Mais tenace, elle était restée collée à leurs basques.

Chez moi, je me suis effondrée dans mon lit, j’avais besoin d’une bonne sieste, j’étais trop naze. J’avais demandé à Caro de m’appeler vers 22h pour me dire ce qu’ils avaient prévu de faire. Avant ça, ils allaient certainement manger tous ensemble, ensuite prendre un verre au Bleu.

Après mon message, Thomas n’a plus oser m’appeler, il a dû croire que je lui en voulais encore à cause d’hier soir...

Caroline ne m’a pas rappelée, apparemment, ils devaient tous bien s’amuser et tout le monde m’avait oublié. Heureusement, j’avais mis mon réveil à 22h. Ne voyant aucun appel ou message en absence, j’ai attendu tout en me préparant. 23h, toujours rien, alors c’est moi qui l’ait appelée, mais elle ne répondait pas.

J’ai su plus tard, que Pascal et les autres musiciens sont parti de leurs côtés pour aller faire la fête dans la villa, en rase campagne, chez l’un des musiciens. Caroline, sans honte, s’était incrustée et les avait suivi. Elle avait voulu laissé sa voiture parquée en ville et monter avec Pascal, mais Pascal ne semblait pas vouloir d’elle, et a voulu aller la déposer chez elle avant de rejoindre les autres, alors elle a pris sa voiture et les a suivi.

Bordel, elle avait des couilles!!! Quelle courage, moi j’aurai morflé mais je n’aurai pas osé aller m’incruster alors qu’il semblait clair qu’on ne voulait pas de moi. Je devais prendre exemple sur elle, et ne pas laisser de petits détails me couper dans mes élans.

Pourtant, malgré le courage que je voulais me donner, je n’ai pas osé aller là-bas! J’ai attendu en me rongeant les ongles que Caro me donne des nouvelles, je ne savais pas quoi faire!

J’étais rassurée de savoir que Caroline était sur ses talons. Tant qu’elle y sera, je n’avais pas besoin de bouger le petit doigt, et je pourrais garder le peu de dignité qui me restait!

Comme Thomas semblait croire que je lui en voulais, et ne m’avait pas appelé ou laissé de messages, je préférais laisser les choses comme ça, parce que je savais que suivant comment, j’essayerai de voir Pascal malgré toutes les horreurs qu’il m’avait dit. Et tant pis s’il devait me les répéter encore et même m’envoyer balader... Au moins comme ça, à force, je finirais par lâcher prise, même si c’était peut-être trop tard et que j’avais perdu Thomas dans la course!

Mais j’avais tord, mon fragile espoir s’est envolé quant elle m’a appelée peu après minuit pour me dire que Pascal et cette pouffe s’étaient éclipsé de la fête chez Varios. Caroline était complètement affolée, elle avait perdu Pascal sur l’autoroute, il roulait bien trop vite pour qu’elle puisse le suivre. Elle avait l’intention d’aller faire le tour des bars où Pascal aurait pu traîner, ensuite elle pensait aller attendre chez lui. Si elle ne le trouvait nul part, elle aurait voulu que je la seconde et que j’aille faire le guet chez la chanteuse.

J’ai immédiatement sauté dans ma voiture et j’ai filé aussi sec chez la nana.

Je suis arrivée juste à temps pour parquer et attendre près de son immeuble, et juste à temps pour les voir arriver, poser sa voiture à lui. Ils ont mis les affaires de musiques dans la camionnette du groupe et Pascal a pris le volant et ils sont reparti aussitôt. Quant ils mettaient les affaires dans la camionnette, j’avais remarqué que Pascal surveillait les alentours, attentif à chaque voiture qui passait par là. Je pense que Pascal devait se douter que Caroline le suivrait.

Ils ont donc changé de voiture...! D’ailleurs, je crois qu’ils avaient laissé exprès sa voiture sur place et pris le bus du groupe.

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