100/15 - Trop misé...

Publié le par JaneDo


Vendredi 10 avril 2015 - 100/15 - Trop misé...

Tout fait pour arriver le vendredi soir, fraîche et dispo, prête à passer un week-end libre de toute contrainte. J’avais fait les courses et rangé tout l’appart. Hier matin, quant l’autre conne s’est levée, elle a joué la malade, trop malade pour rentrer en France. Elle était sensée partir du jeudi 9 au jeudi 23! Non mais, ça m’a fait péter un câble grave!

Je me réjouissais de ne pas l’avoir dans les pattes pendant 15jours, et voilà que l’autre conne vient me dire qu’elle reste parce qu’elle pourrait avoir des entretiens, mais maintenant qu’elle est trop malade pour même prendre le bus. Donc pas d’entretien, et je me la coltine non-stop, 24 sur 24? Ohhhh, je sens que mon « cool » m’a lâché direct.

Je lui ai dis qu’elle devait alors se débrouiller pour aller se balader l’après-midi, parce que moi j’avais besoin de l’espace pour bosser. Elle a dit qu’elle ne pouvait pas, parce qu’elle risquait de s’évanouir dans le bus. Tu parles, la flegmingite aiguë risque de lui poser un problème, si elle ne peut pas rester allongée à me coller au cul toute la journée.

Fait chier, j’avais pensé invité Pascal ici, ben avec l’autre connasse, ça va pas être possible. Encore une fois, je vais devoir aller chez lui. Mais, comme l’autre à tendance à foutre le bordel, je vais devoir faire des allé-retours, je peux pas la laisser seule ici. Elle risque de trouver ça cool et de rester encore ça de plus dans les parages.

J’ai l’intention de lui mener la vie dure, pour la découragée de rester plantée ici durant les week-ends.

J’avais tellement d’espoir et tellement misé sur ce week-end, que quant Pascal m’a dit qu’on ne pouvait pas se voir ce soir, je suis restée sans voix. Après un long silence, j’ai retrouvé ma voix pour lui demander ce qu’il avait. Il avait un dîner pour le boulot.

Alors j’ai proposé qu’on se retrouve plus tard chez lui. Encore plus étrange; prétextant qu’il ne savait pas à quelle heure il rentrerait, il préfère me rappeler demain. Je trouve quand même bizarre tous ces soupers APRES le boulot, POUR le boulot!

Hum, j’ai pensé aller l’attendre, mais il m’avait bien fait comprendre qu’il risquait de faire tard, et peut-être de dormir sur Genève pour ne pas prendre le volant. Donc, si je poireautais en vain, ce sera de ma faute, et je ne pourrait même pas lui en vouloir. Oh la la, sa femme pouvait être à la maison? Euh, ou avec lui? J'aurai dû demander!

Ça m’a sapé le moral. J’ai donc passé la soirée à me faire chier devant la télé et à fumer.

D’habitude, cela aurait un moment de bonheur intense, mais là, des sentiments confus me torturaient. Une lessive me barbouillait l’estomac, et une boule me serrait la gorge. En plus avec l’autre ici, je ne pouvais même pas me promener dans l’appart comme une âme en peine et jouer ma désespérée!

J’avais envie de me plaindre à quelqu’un, alors j’ai essayé d’appeler Dol, mais elle ne répondait pas. C’aurait été aussi pas mal de savoir que quelqu’un allait plus mal que moi! Ciel, je vais vraiment mal! J'avais tellement misé sur ce soir, sur ce week-end, comme si après ce serait; "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants", ou "ils s'en allèrent dans le soleil couchant vers un bonheur sans nuage".

Mouais... j'ai tendance à trop rêver... A imaginer un monde plus merveilleux que la réalité, donc tout le temps déçue!


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