100/2012 - Mon homme aime cette autre femme aussi...
Lundi, 09 avril 2012 - (100/2012) - Pascal aime Caroline aussi!
Waouh, 1h du mat, après ma sieste, j’ai vu que Pascal m’avait envoyé tout un tas de messages; il voulait que j’aille le retrouver. Les 1ers messages étaient pour me dire qu’il aurait aimé que je sorte avec eux, qu’il aurait aimé me voir, que ma présence lui manquait, que sans le vouloir il cherchait mon sourire dans la foule, ensuite c’était pour me demander de venir le rejoindre, et après la demande, la supplique.
J’ai pensé que c’était trop chou, mais afff, ça m’embêtait vraiment de sortir et en plus si c’était pour le voir avec sa femme, non merci. Alors, je l’ai appelé, et j’ai senti qu’il avait vraiment envi que je sois là-bas, alors j’ai posé ma fatigue, repris mon entrain et j’ai filé le rejoindre.
Iahhhk, heureusement que je n’avais pas pensé plus loin, parce que quant j’ai vu Caro ou les autres filles se coller à lui, lui prendre le bras et tout, j’ai regretté d’y être allé. Je me suis renfermée sur moi-même et je suis restée dans mon coin. L’empêcher que j’étais plus à l’aise et plus proche de Thomas que je ne l’étais de Pascal et ça me faisait mal au cœur. J’enviais Caro de savoir faire sa place malgré la présence de sa femme, moi non.
- Je ne comprends pas pourquoi tu ne viens pas ou ne reste pas vers moi?
- J’ose pas… T’as assez avec toutes celles qui glissent leurs bras sous le tien, te prennent par la taille, etc…
- Hein? Mais c’est en toute amitié, j’aimerai bien que tu en fasses autant! Allé viens…
Rien à faire, je préférais encore bouder passivement dans mon coin.
- Je sais pas si t’as remarqué, mais je suis moins sur la défensive, plus ouvert, parce que j’espère que tu vas venir, donc je n’aurai pas de changement subit dans mon comportement.
- Désolée! J’aimerai bien être comme Caro et te prendre le bras, rigoler avec tes copains, et j’aimerai aussi que tu me chiffonne la tête comme tu le fais avec elle, mais voilà, je n’y arrive pas.
- T’es la seule qui compte, la seule à qui j’ai vraiment envi de barbouiller les cheveux… Je fais tous ces efforts pour ça, et tu es la seule qui ne vient pas!
Inutile de lui rappeler à quel point je peux être coincée! Ça m’a fait mal au cœur de voir de la tristesse dans ses beaux yeux ou encore de le voir m’interroger pour savoir si j’avais honte de lui, s’il faisait trop gamin, si ces amis m’ennuyaient, si je m’ennuyais avec lui, etc. Comment pouvait-il imaginer que je puisse avoir honte de lui???? Jamais au grand jamais! Il croyait que je n’avais pas voulu venir le rejoindre parce que je n’avais pas envi d’être avec lui, regrettait presque d’avoir tant insisté.
Glups, je crois que j’allais devoir faire un gros gros effort, et pourtant, aïe, je ne savais pas comment m’y prendre. Il m’a fallu un moment pour trouver un zest de courage et forcer mes jambes à me porter vers son groupe. En y allant, je sentais mes forces m’abandonner et mes oreilles piquer un fard pas possible.
Entre-temps, Pascal s’était renfermé et ne se laissait plus aussi facilement approcher, il avait même perdu son sourire. Jeeez, j’espère que ce n’était pas de ma faute. En me voyant approcher, son visage s’est éclairé d’un demi-sourire et j’ai presque failli m’étaler de tout mon long. Oups, je n’avais pas vu la petite marche vers le bar, ç’aurait été le bouquet!
Pascal m’a tout de suite tirée vers lui sans me laisser le temps de me creuser la tête pour savoir comment passer à travers la barrière du groupe qui l’entourait. Il m’a laissé son tabouret de bar et s’est placé derrière moi, le menton posé sur mon épaule. Ses bras semblaient me protéger des autres, et malheureusement, mon cœur tapait dans tous les sens en faisant un boucan d’enfer, je suis presque sûre qu’il l’entendait. Chaque fois qu’il parlait, c’était comme si on me fichait le doigt dans une prise, ça me chatouillait l’oreille jusqu’aux pieds. Il était trop près, trop trop près.
Je crois que je devais avoir l’air encore plus constipée que d’habitude. Je me tenais droit comme un « i », et pire, je ne savais pas quoi dire pour participer à la conversation. Mince, quel malaise, j’avais la tête vide et la langue sèche.
Ça a été un peu mieux quant il s’est mis à côté de moi, même s’il m’a passé le bras autour des épaules, comme s’il s’appuyait sur moi. De le sentir si près me troublait à mort, j’avais des vapeurs. Il faisait chaud dans le bar, mais pas au point de me faire transpirer. De temps en temps nos regards se croisaient, les palpitations augmentaient aussitôt; son petit sourire en coin me plaisait trop fort.
Dès qu’elle m’a vue, Jess, qui papillonnait à droite et à gauche, est venu revendiquer son homme. Elle lui a passé le bras autour, du coup, il a enlevé son bras qui était autour de mes épaules pour entourer sa taille. A vrai dire, je me suis sentie soulagée, parce que je suis sûre que tout le monde pouvait remarquer mon visage en feu et en nage. La honte. J’avais toujours de subites crises de chaleur quant il était trop près, mon cœur s’emballait toujours et je perdais tous mes moyens. Et ce n’était pas seulement quant on était en publique, c’était parfois même pire quant on était que les 2. En publique, je crois que je me contrôlais mieux. Je me demande s’il s’en rendait compte??? Glups, j’espère que non.
Heureusement, après 1h de torture dans ce bain de foule, Pascal a voulu rentrer, mais on devait ramener sa femme. Caroline a pâlit quant elle a su qu’on partait. J’ai laissé ma rancœur de côté pour aller la saluer. Pascal n’avait pas voulu que je prenne ma voiture, donc j’étais venue en taxi et donc, je faisais partie du voyage pour aller la déposer chez eux, à la maison. Malgré tout ce qu’elle avait dit, Jess a proposé que je reste chez eux, mais Pascal a refusé.
Ça m’a un peu surprise qu’il lui dise que l’on n’allait de toute façon pas chez moi, aucune chance qu’on nous retrouve. Maligne, elle a essayé de savoir oû, mais heureusement là, il ne s’est pas laissé prendre par ses bons conseils de ne pas payer avec sa carte et d’éviter de retirer du cash à proximité. Moi, j’étais silencieuse comme une carpe.
Quant Jess a réalisé qu’elle ne réussirait pas à le faire parler, elle a recommencé à insister pour qu’on reste à la maison, mais Pascal était contre. Tant mieux, je ne voulais pas non plus, même si je prétendais que ça ne me dérangeait pas pour ne pas avoir l’air de la méchante. Caroline avait aussi proposé qu’on reste ensemble, qu’on pouvait dormir chez elle, probablement espérant que je l’inviterais chez moi (parce qu’elle croyait qu’on allait chez moi). Mais, elle pouvait toujours rêver, ce n’est pas parce qu’elle m’avait invitée hier soir que je me sentais obligée d’en faire autant. J’ai fait comme si je ne comprenais pas, c’était mieux que de refuser ouvertement.
Après avoir posé sa voiture dans un parking, on est rentré chez Michael avec sa voiture. Je ne savais pas qu’ils s’étaient arrangés entre eux, mais c’était une idée balaise. Michael rentrerait en taxi, donc personne ne se douterait de notre présence. C’était bien vu, ni vu, ni connu! Je ne m’étais pas rendue compte que ce n’était pas très prudent pour nous d’aller chez Michael en taxi, trop facile pour nous tracer.
Rhhhhah, enfin seuls… enfin tous les 2…
Michael nous avait laissé son appart et ne rentrait pas avant lundi soir. C’était le pied, le rêve, toute une journée de tendresses, d’amour, seule avec l’homme de mes rêves, l’homme que j’aime, je n’aurai pas pu espérer mieux. Je ne voulais pas dormir, j’avais peur qu’en fermant les yeux, que m’endormir me fasse perdre de précieuses heures. Mais, j’ai quand même fini par m’effondrer.
A mon réveil, Pascal dormait encore et j’ai passé des heures à le dévorer des yeux jusqu’à ce qu’il ouvre les yeux. Hahhh! C’était le bonheur d’être dorlotée, couverte de bisous, de pouvoir ingurgiter tous ses sourires, l’entendre rire, le voir manger, écouter les vibrations de sa voix. La journée à passer trop vite et pourtant on n’a pas mis les pieds dehors, on est resté enfermé toute la journée et le soir, on n’avait pas plus envi de se bouger.
Pascal devait rentrer, mais il n’en avait pas envi. Je sais bien que c’était une erreur, mais je n’ai pas insisté, je n’avais pas envie de le voir partir non plus.
Michael est rentré vers 21h et on a mangé ensemble. Ensuite, on a passé une douce soirée ensemble, beaucoup rigolé. J’avais plaisir à les écouter discuter. Je me sentais à ma place, j’étais bien et pas du tout gênée de m’enrouler dans ses bras. Alors, je ne sais pas si c’est Michael qui savait me mettre à mon aise ou si c’était parce que Pascal m’entourait et me traitait comme sa petite femme, comme une petite princesse adorée.
On a dormi chez Michael et mardi matin, Pascal s’est levé tôt pour rentrer se changer et aller au boulot. Michael a été cool de nous déposer devant la voiture à Pascal. Je ne voulais pas l’obliger à me ramener, alors j’ai pris un taxi pour rentrer après 20mn de câlins et de bisous pour se dire au revoir.
Miam, je l’adooooore…
Je ne lui ai pas parlé de sa soirée avec Caroline, je ne lui en voulais pas. Je m’étais faite une raison, j’avais accepté que Pascal aime voir Caroline et ait envi de passer du temps avec elle, je comprenais et je n’en ferais pas une maladie. C’est comme ça, Caroline faisait partie de sa vie, Pascal l’aime elle aussi.
Aujourd'jui c'était l'anniversaire de l'autre Pascal de Santo Domingo : Note