102/14 - Garden Party impro! (suite; de minuit à Midi)
Samedi, 12 avril 2014 - 102/14 - Garden Party impro! (suite; de minuit à Midi)
Alors les règles du “Time’s up” (qui veut dire; "le temps est écoulé"); il y a 3 tours et se joue par équipe. Il faut toujours faire attention, des mots utilisés et du résultat, au premier tour, parce que c’est utile pour la suite. Aussi se rappeler du résultat.
D’abord, on donne de petits billets à chaque joueur, qui inscrit le nom du personne connue ou célèbre. Pas d’objets, pas d’animaux. On place ensuite les billets pliés dans une boîte ou une corbeille. On forme les équipes. Une personne de l’équipe tire les billets et se lance pour qu’en 1 MINUTE, son équipe trouve le plus de réponses possible.
A la fin de cette minute, l’équipe garde les billets trouvés, et on passe la main à l’équipe suivante. Qui aura elle aussi 1mn pour trouver le plus de réponses possible. Et ainsi de suite. Chaque fois, c’est au tour d’un autre membre de l’équipe, et à la fin, on compte le nombre de réponses trouvées.
1er tour; l’équipe qui commence tire un billet et doit faire deviner le nom figurant dessus. Alors il peut tout dire, sauf prononcer le nom, bien entendu, utiliser les mots du nom. Exemple; Marilyn Monroe; blonde, actrice, maîtresse de JFK, morte en 1963, etc. Mais tu ne peux dire; nom ressemble à celui du groupe Marilyn Manson! Parce qu’on utilise le nom de Marilyn.
L’équipe qui aura le plus de billets ou fait deviner le plus de billets à son équipe, aura gagné le 1er tour. Tous les billets sont remis en jeu dans la boîte. Et on recommence.
2ème tour; On a que le droit de ne prononcer qu’un seul et unique mot pour faire deviner les noms figurants sur les petits fiches. D’où la raison de bien écouter les explications et les réponses, même quant ce n’est pas notre équipe. Exemple encore avec Marilyn Monroe; blonde! ou JFK! ou 1963! Donc si on a pas suivi le premier tour, on est fichu!
3ème tour; la plus rigolote en fait. D’ailleurs on était poilé de rire; Mimer!
On était par moment tellement mort de rire qu’on arrivait même pas à répondre! Un a dû imiter Batman! Et il faisait celui qui vole, après il a fait celui qui conduit, il sautait partout en bougeant ses bras, à se mettre la tête en bas et les jambes en l’air. Bon, il tombait parce qu’il avait déjà un peu bu.
On était tellement occupé à rire, qu’on a pas trouvé et la minute était terminée… Rien que d’y penser, ça me fait encore rire hihihi. Bien sûr que les équipes qui perdaient devait se taper un verre cul sec, ce qui nous mettait dans un état encore plus euphorique et pas du tout concentré.
Pascal était arrivé entre deux avec sa femme, et je n’ai rien vu. Trop investie dans le jeu. Evidemment, il était sobre et nous… ben pas du tout.
Pascal n’a pas pu jouer avec nous. Il est resté à côté à nous regarder, ce qui me mettait presque en transe. Ce devait sans doute être exprès que je sautais au cou de Steven quant notre équipe faisait un bon score et que je riais à gorge déployé! Je savais qu’il suivait et sans doute regrettait de ne pas pouvoir participer. Sa femme est venue le rejoindre et a dû elle aussi rester à l’écart.
A cause d’eux, on a fait une pause et changer de jeu. Ils avaient un sérieux retard sur nous, question boisson!
A la pause, je suis partie marcher un peu au bord du lac avec Steven. Je sais que c’était pour emmerder Pascal. D’ailleurs, il nous suivait du regard et ça me faisait bouillir de joie. Je faisais semblant de ne pas faire attention à lui. Pascal s’est débrouillé pour s’asseoir près de moi et pour engager la conversation. C’était cool.
A sa façon de me regarder, à son expression, j’ai réalisé qu’il essayait de me faire comprendre qu’il pensait à dimanche passé quant il était rentré de Milan pour qu’on puisse passer la journée ensemble. Hum! J’avais oublié moi! J’avais oublié que la dernière fois qu’on s’était vu, on était tout “lovi-dovi”.
C’est clair qu’après cette journée, mon attitude n’était pas cohérente. Je me suis sentie gênée. Mais, je pouvais toujours prétendre que la vodka m’avait obscurci l’esprit!
J’ai remarqué que Steven n’osait plus m’approcher depuis que Pascal était là. De plus, ce qui m’a déplu, c’était de le voir entamer des contacts avec d’autres filles. Le voir rigoler et avoir l’air de s’amuser en leurs compagnies me dérangeait un peu. C’était comme s’il avait tâté le terrain avec moi, boh ça marche pas, à la suivante!
Ah oui, oublié de mentionner qu’Elodie et Maud étaient là aussi. Je ne sais pas qui les avait invité, mais j’ai tout fait pour ne pas avoir à leurs parler ou à devoir interagir avec elles. Pourtant, un moment donné, j’ai été forcée de parler et sourire à Elodie, sinon j’aurai paru vindicative et mal élevée.
J’étais désagréablement surprise de la trouver sympa…
Tout en discutant avec Pascal, j’ai remarqué que Jess, sa femme, ne semblait pas le surveiller, ni le suivre du regard, ni ennuyée de le voir me parler. Bien. Je me suis donc détendue. Mais je n’ai pas apprécié longtemps sa compagnie. Pascal s’est levé pour aller chercher à boire, et a été happé par ses potes au passage. Je me suis retrouvée plantée comme un ”i”, toute seule, au milieu de la pergola.
Thomas était en pleine conversation de son côté, Pascal avec ses potes, et Stevens occupé aussi à rigoler avec une autre bande, Caroline avait la fesse posée au bord d’une des chaises du jardin, à rire avec Pascal et ses potes, Elodie pas loin… Bref, grand et long moment de solitude ultime!
Je me suis repliée dans la maison pour faire semblant d’aller aux toilettes. J’ai attendu assez longtemps pour pouvoir me permettre de ressortir et de chercher à me fondre dans un groupe. La longue marche de la maison m’a donné l’occasion de scanner les groupes et de choisir où aller poser mes fesses. J’avais perdu ma pêche et me sentais à nouveau complètement coincée! Si je riais en écoutant les autres parler, ce n’était que de la frime.
Je ne suivais pas vraiment la conversation et ne faisait que semblant de rire quant les autres riaient. Pascal m'avait oubliée? Je n'arrivais pas à y croire!
Avant que je le réalise, Steven avait disparu, Pascal et sa femme s’apprêtaient à rentrer se coucher. Il était un peu plus de 4h du matin. On était plus qu’une dizaine de pelés à traîner encore dans le jardin. Le comité prenait retraite sur la terrasse de Thomas. Assez fatiguée, je me suis retrouvée à marcher bras dessus, bras dessous en direction de chez Caro.
Vu ce le nombre de verres que j’avais descendues, Caroline m’a proposé de dormir chez elle. C’était plus prudent.
Il faisait un froid de canard, mais on a encore bu un café sur sa terrasse, des couvertures sur les épaules. C’était sympa l’air de rien. Evidemment, on a parlé de Pascal. Elle l’avait trouvé assez distant ce soir. Moi aussi. On a aussi parlé du week-end passé. Je lui ai raconté que Pascal était rentré de Milan et qu’on avait passé le dimanche ensemble. Mais, elle le savait déjà. Je ne lui ai pas demandé comment.
Pascal, et bien entendu Thomas, avaient un match samedi en fin de matinée. Je l’ai appris par Caro. Elle voulait y aller. Moi non. Pas question de jouer la groupie. Je préférais rentrer chez moi et terminer ma nuit. On s’est quitté vers 10h, moi pour rentrer, et elle qui partait scouater les bancs de la salle de sport où se déroulait le match.